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<title>Association Apport du Temps</title>
<description>recherches pluridisciplinaires, éducation, sciences sociales, ethnologie, anthropologie</description>
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<lastBuildDate>Tue, 05 May 2026 13:56:56 +0200</lastBuildDate>
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<title>Pont Aven/Moélan sur Mer, nostalgie bretonne</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Sizig Loeis ar Garreg)</author>
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<pubDate>Fri, 01 May 2026 20:42:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On dit que les gars de Moélan sur Mer n'ont qu'une oreille de chaque côté... &amp;nbsp;Qui saurait me donner l'explication d'un tel dicton ?? Je me demande si, quelque part dans ce monde, existent des individus qui ont plus de deux oreilles ?? &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques mois je suis plongé dans des recherches diverses et variées concernant mon enfance, ma famille , ma vie buissonnière en Bretagne. Fils d'une lavandière je cherche à reconstituer son parcours de vie depuis sa naissance à Ergué Gabéric, près de Quimper, jusqu'à son arrivée à Pont Aven, dans les années 50... et je mène le même type de collectage sur mon père, quartier-maître chef, né à Kergloanou, un lieu-dit de Moélan sur Mer... Je pense que tous deux se sont rencontrés à Pont Aven... Jamais ils ne m'ont raconté... aucun de mes parents ne se laissait aller à parler ainsi, et surtout pas aux enfants !!... alors je passe beaucoup de temps à travailler sur la composition du roman familial, et je dis bien composition... Composer avec des infos probantes... faire appel à &quot;l'imaginaire&quot; mais justifier chaque élément collecté, plonger dans mes souvenirs d'enfance et en extirper des éléments solidement certifiés pour tenter l'écriture...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sur une page Blog précédente j'ai parlé de mes recherches maritimes et demandé de l'aide... j'ai obtenu quelques résultats qui parfois m'ont fichu le blues... mais autant comblé et rempli de fierté... du Havre à New York mon père, comme de nombreux autres marins, a beaucoup &quot;Bourlingué&quot; sur toutes les mers... et je dois avouer que je suis très impressionné par cette vie de marin...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour le moment j'en sais plus sur le parcours de mon père que sur celui de ma mère. Concernant celle-ci je vais devoir centrer mes recherches sur la région Quimpéroise.. dont Ergué Gabéric, Ergué armel et... ?? &amp;nbsp;Je crois savoir qu'elle a travaillé chez Bolloré... Elle était aussi lavandière, la dernière de Pont Aven, et j'espère parvenir à raconter un jour ce travail aussi très dur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pont Aven, ville de renom, aux quatorze moulins et quinze maisons... semble &quot;oublier&quot; une grande part de son histoire... &amp;nbsp;Gauguin et autres artistes ne &amp;nbsp;s'y retrouveraient vraisemblablement plus aujourd'hui, car même la lumière naturelle a changé.. et cette part d'histoire n'est pas celle concernant le musée consacré à l'école de peinture... elle est celle qui nourrissait le quotidien des Pontavenistes...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Kenavo&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Signé Sizig Loeis ar Garreg.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Vers d'Oreille et Mélodies Itinérantes</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Sizig Loeis ar Garreg)</author>
<pubDate>Fri, 26 Apr 2024 20:41:00 +0200</pubDate>
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<title>Le &quot;Portage de charges céphalique&quot; en Bretagne</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Sizig Loeis ar Garreg)</author>
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<pubDate>Tue, 11 Aug 2020 01:50:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6160783&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/01/1680788335.jpg&quot; alt=&quot;Ramassage des pommes. Musée de Bretagne. 216.jpg&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Portage de charges céphalique&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (1) est un titrage attribué par certains universitaires-chercheurs en biomécanique humaine à la technique de portage et de transport sur la tête de charges diverses. Pratiquée dans toutes les régions du monde cette technique de portage &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;à tête&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; remonte à la nuit des temps. Actuellement, elle est surtout pratiquée en Afrique et dans de nombreux pays d'Orient et d'Asie, mais on en trouve encore aussi quelques traces dans les 35 pays du Continent américain et en Europe, &lt;img id=&quot;media-6160784&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/02/3989885989.png&quot; alt=&quot;Brûleuses de Goémon, Ile-de-Sein. 07.png&quot; width=&quot;279&quot; height=&quot;173&quot; /&gt;entre autres en Espagne, Italie, Grèce, Angleterre et surtout au Portugal. Et en France, au stade actuel de mes recherches, dans les DOM-TOM, les Hautes-Pyrénées, en Corse, au Pays Basque et en Bretagne, mon pays natal. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Les charges étaient ainsi transportées sur la tête dans des paniers divers, des jarres et cruches en terre cuite (buires/buies), parfois en métal (début XIXe siècle), et des baquets/augets (gèbes) en bois. Ces charges étaient de tous types : linge, sel, eau et lait, beurre et œufs, pain, fruits, légumes et fleurs, poissons et coquillages, goémon et pains de soude, pierres et briques, gravats, etc.,. Les fagots de bois et fascines de branchages, les gerbes de céréales diverses ou de roseaux, les bottes de paille et de foin et même d'asperges, les balles et ballots de chanvre, étaient posés directement sur le cuir chevelu ou la coiffure en chignon, généralement sans anneau de portage. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans toutes les régions du monde&amp;nbsp; la coutume domestique -corvées quotidiennes- du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Portage de charges céphalique&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp; pouvait devenir semi-professionnelle voire, rarement, &quot;artisanale-commerçante&quot; à temps complet. Elle était une pratique essentiellement féminine, les hommes portant principalement &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;à l'épaule&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;à dos&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; ou &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;à bout de bras&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, et parfois seulement, notamment pour les paniers de poissons et de gravats, &quot;sur la tête&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Ainsi donc, au fil des années et des périodes historiques, en toutes saisons et par tous les temps, ces femmes pluri-actives allaient et revenaient quitidiennement sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elles suivaient les longs chemins plats ou pentus, tortueux, pierreux, sablonneux, terreux et souvent boueux, marchant pieds nus, en sabots ou chaussures basses, en portant sur leur tête des charges, solides ou liquides, de 5, 30 et parfois même 45 kilos !!&lt;img id=&quot;media-6160786&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/01/02/3321281897.png&quot; alt=&quot;Brûleuses de goémon, île de sein..png&quot; width=&quot;121&quot; height=&quot;191&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Selon l'historien et anthropologue R.Huysecom (2), le sabot, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Boutou Coat&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; pour les Bretons, n'est apparu que vers les XVe et XVI siècles, entre 1480 et 1520, et son emploi populaire n'a pris un réel essor que du temps de la Duchesse Anne de Bretagne, deux fois Reine de France&quot;, surnommée d'après Gilbert Duflos (3), par les impertinents Parisiens : &quot;La Duchesse aux sabots&quot;. L'apparition du sabot n'est en fait que très postérieure à la sandale (solea), au soulier en cuir (subtelaris), au brodequin à guêtres et à la galoche (gallicea) !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6160787&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/01/02/2555357554.jpg&quot; alt=&quot;Environs de Lorient , Vannes (56). Musée Breton. 21.jpg&quot; width=&quot;177&quot; height=&quot;255&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6160788&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/01/548093793.jpg&quot; alt=&quot;Boutok sur la tête. Pêcheuses de Kerhor, retour de pêche à pied des coquillages sur les rivages de la rade de Brest. 09.jpg&quot; width=&quot;288&quot; height=&quot;215&quot; /&gt;&lt;img id=&quot;media-6160790&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/01/2932064983.jpg&quot; alt=&quot;Porteuses d'huitres, Perros-Guirec (22). 146.jpg&quot; width=&quot;231&quot; height=&quot;146&quot; /&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6160791&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/02/3510329227.png&quot; alt=&quot;Pêcheuse de Carantec tenant un panier à la main gauche. 138.png&quot; width=&quot;127&quot; height=&quot;196&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'étude des images collectées fait apparaitre le plus souvent des paires de sabots traditionnels dit &quot;couverts&quot;, sans &quot;bride&quot;, peut-être en peuplier (qui avait la faveur des marins-pêcheurs), ou bien en saule ou en hêtre, certains noircis à la fumée et les plus nombreux en &quot;bois nu&quot;. La &quot;bride&quot; est une pièce de cuir placée au contact du &quot;cou-de-pied&quot;, elle n'apparaît qu'au début du XXe siècle. Plus rarement que les sabots, on découvre aussi des chaussures basses en cuir, couvrantes (dessus-dessous, côtés et talon). Moins confortables et plus chères que les sabots les chaussures compriment le pied, elles pouvaient donc provoquer des échauffements et générer des cors douloureux (œil-de-perdrix), voire favoriser l'apparition de bursites de l'orteil (oignons). Il est assez facile de comprendre la préférence des porteuses pour les sabots ou la marche pieds nus !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Placés en équilibre au sommet du crane des porteuses, les contenants (paniers, gèbes, buies/buires, augets) étaient posés sur un petit coussin en forme d'anneau/couronne. Suivant les sociolectes territoriaux, celui-ci était appelé en Bretagne, &quot;An dorchen&quot; (Relecq-Kerhuon, 29) ; &quot;Torche&quot; (Guérande, 44) ; &quot;Kern&quot; ; parfois lacé sous le menton (jugulaire) et installé au-dessus de la petite coiffe de travail nommé &quot;Koef bléo&quot; (bonnet de cheveux), &quot;Koulouten&quot;, &quot;Chikoloden&quot;, &quot;Capot ribot&quot;, Chubilinen&quot;, elle-même épinglée ou nouée sur les cheveux tournés en chignon; Les mouchoirs ou foulards de cou, assez répandus alors, servaient souvent pour cet usage particulier; Il suffisait de les torsader et de les anneler. Partout ailleurs dans le monde on trouve la même pratique des anneaux de portage céphalique, certains en paille tressée. Dans l'aristocratie européenne existait un couvre-chef féminin en forme d'anneau, typique de la Renaissance italienne, le &quot;Balzo&quot;, dont la traduction &quot;Rebond&quot; illustre parfaitement la fonction technique d'amortisseur pour le portage sur la tête. On imagine mal, évidemment, le port d'un panier ou d'une buire sur les belles coiffes traditionnelles et folkloriques actuelles du pays Bigouden ou du Pays de l'Aven ou je suis né !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Portage de charges céphalique&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, les pots en terre cuite et parfois en tôle, &quot;bues/buires&quot;, &quot;padelles&quot;, &quot;Ribottes&quot;, &quot;Houlons&quot; ou &quot;Jattes&quot; suivant les utilisations, étaient fabriquées et adaptés à chaque usage particulier par les artisans locaux. De même pour les menuiseries des &quot;Augets&quot; ou &quot;Gèbes&quot; des paludières et les vanneries Bretonnes de type &quot;Sklissen&quot; ou &quot;Baskoden&quot; '(4) que l'on trouve en grand nombre sur la côte du Finistère (Le Relecq-Kerhuon, St Pol-de-Léon, île de sein), d'Ille et Vilaine (Cancale), du Morbihan (Lorient, Hennebont, Belle-île-en-mer), de Loire-Atlantique (Guérande, Batz-sur-mer). Dans les Côtes d'Armor mes recherches n'ont pas encore données de résultats probants. A noter que j'ai récemment découvert deux peintures Bretonnes de porteuses de poissons, l'une de l'île de sein, l'autre de Belle-île-en-mer utilisant des paniers longs (1 mètre environ) assez ressemblant au type de vannerie Basque &quot;Santurtzi&quot; (5). Comme protection des écoulements poissonniers, les &quot;Sklissen&quot; ou &quot;Baskoden&quot; étaient parfois posés solidairement dans une forme de &quot;bassine&quot; basse et plate en zinc, ou doublés au fond, par-dessous, d'une toile de chanvre cirée cousue. Les pots en terre cuite, généralement de couleur brun-rouge, signifiant une cuisson traditionnelle suivant la technique dit &quot;du gros sel' ou 'grès au sel&quot;, qui accroît l'imperméabilité, ne comportant ni bec verseur ni anse sommitale non adaptée au portage céphalique, étaient généralement flanqués de deux anses latérales. Les pots étaient habituellement vendus&amp;nbsp; sur les marchés locaux, comme les paniers, mais ils pouvaient aussi être fabriqués à la demande et personnalisés, ce qui vaut, en fait, pour&lt;img id=&quot;media-6160792&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/00/2493555252.jpg&quot; alt=&quot;les femmes et la fleur de sel dans les marais salants. 95,.jpg&quot; width=&quot;217&quot; height=&quot;122&quot; /&gt; toutes les fabrications artisanales.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; A ces époques le premier instrument de travail était le corps, dans toutes les activités celui-ci était constamment sollicité et très souvent contraint de prendre, à partir de la position debout, des postures penchées, &quot;Pliées en deux&quot; ou accroupies pour les ramassages divers, le sarclage, le binages, etc... Et à genoux, notamment au lavoir... Les femmes du monde urbain, rural et maritime de Bretagne et d'ailleurs, pluri-actives, cumulaient ces multiples contraintes quotidiennes et au plan médical, biomécanique et physiologique, les conséquences pouvaient être extrêmement douloureuses. Aux contraintes posturales précédentes s'ajoutaient celles, spécifiques, du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Portage de charges céphalique&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; avec son cortège de pathologies traumatiques de la cheville et du pied, du genou, de la cuisse et de l'os-Coxal-Hanche, du bras et de l'épaule, ses déformations de la colonne vertébrale (Scoliose, Lardose, Cyphose), ses tassements de vertèbres et lésions sévères affectant parfois le rachis thoracique et lombaire et pouvant compromettre le pronostic fonctionnel et parfois vital. Nous ne disposons évidemment pas de témoignages directs !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Comment était-on soigné aux XVIIIe et XIXe siècles ?? La Bretagne était peu médicalisée alors et le monde rural ou maritime se soignait surtout par lui-même, d'une manière non institutionalisée et basée sur une tradition orale et un savoir empirique conforté par l'expérience. Les &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Livrets de santé&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; qui circulaient à l'époque n'atteignaient qu'une infime partie de la population, surtout les nobles, notables, curés et religieux hospitaliers, la plupart des autres étaient analphabètes. On se soignait donc comme les anciens, pragmatiques, le faisaient toujours au cœur des terroirs et &quot;se débrouillaient&quot; pour se soigner et lutter contre la maladie, la souffrance et les douleurs physiques. Le recours quasi systématique aux &quot;rebouteux&quot; et &quot;guérisseurs&quot;, &quot;Louzaouer&quot;, &quot;Gwellaer&quot;, &quot;Yac'heaer&quot;, était le lot commun pour tout le monde. A l'extrême, restait l'imploration des très nombreux saints Bretons aux vertus thaumaturges !! A noter qu'au XIXe siècle la souffrance physique était à l'origine d'un nombre extrêmement important de suicides…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Aujourd'hui, nous ne savons presque rien sur ces &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Porteuses de charges céphaliques&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; dont le labeur acharné avant la mécanisation systématique du monde rural et maritime, faisait partie intégrante de la vie économique locale. Quel que soit le département, la région, le pays européen, cette thématique est très peu et fort mal documentée, voir totalement négligée. Ainsi, par exemple, nous ne savons rien sur l'apprentissage de cette technique particulière qui implique pourtant un véritable &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;savoir-faire corporel&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;. On peu juste supposer qu'il commençait très tôt dans l'enfance… Pour s'en rendre &quot;un peu&quot; plus compte et en comprendre les difficultés, il suffit simplement de tenter soi-même l'expérience à la maison; On raconte que la Reine d'Angleterre, Elisabeth II, s'entrainait autrefois au port de sa couronne d'apparat, qui pèse environ 1 kilo 1/2, en pratiquant régulièrement des exercices avec des sachets de farine !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;img id=&quot;media-6160793&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/02/781444963.jpg&quot; alt=&quot;Vieux Morlaix, lavoir Colobert.. 189.jpg&quot; width=&quot;190&quot; height=&quot;299&quot; /&gt; Au stade actuel de mes recherches, les &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Porteuses de charges céphalique&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; repérées dans l'iconographie restent d'illustres travailleuses inconnues. Aussi, je mène également une prospection généalogique dans l'espoir d'en identifier quelques-unes, cette quête est ardue et la collaboration de généalogistes passionnés, amateurs ou professionnels, me serait bien utile… Sur le site de généalogie Geneanet, auquel j'adhère, j'ai relevé plus de 150 noms de Porteuses et de Porteurs, sans précision concernant le type de portage. Des adéquations nominatives avec mon collectage iconographique, environ 200 images diverses à ce jour, sont potentiellement envisageables, et une investigation auprès d'éventuels descendants des profils généalogiques ainsi relevés pourrait également être productive.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En conclusion de ce nouvel article &quot;maison&quot; j'invite chacune et chacun à la lecture édifiante et magnifique du petit ouvrage &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Esquisses Martiniquaises&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&quot; de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;l'écrivain Irlandais Lafcadio Hearn&lt;/span&gt; (1850-1904) (6). Cet auteur prit la nationalité japonaise sous le nom de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Yakumo Koizum&lt;/span&gt;i. Dans son récit le chapitre &quot;Les Porteuses&quot; constitue un rare écrit sur ces femmes courageuses et magnifiques dont voici, en avant-goût poétique, un trop court extrait : &quot;Lorsqu'elle marchent seules elles sont rarement silencieuses, elles se parlent à elles-mêmes ou aux choses inanimées… aux arbres, aux fleurs, aux hauts nuages, aux pics lointains, aux couleurs changeantes, au soleil couchant&quot;. Souffrir en s'émerveillant encore !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Une autre piste de lecture est la fable de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Jean de la Fontaine&lt;/span&gt;, &quot;Perrette et le pot au lait&quot; (Livre 7, 1678), non pas pour la morale qu'elle illustre, mais plutôt parce que, admise par l'auteur lui-même, elle tient sa source d'inspiration dans le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Panchatantra&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, un ouvrage indien du IIIe siècle avant J-C dont les multiples traductions (arabe, latin, grec, espagnol, français, etc...) et adaptations régionales témoignent modestement de la constance temporelle, de l'ancienneté et de l'universalité du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Portage céphalique&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; En Martinique, Lafcadio Hearn côtoya &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Paul Gauguin&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; qui y séjourna en 1887 et réalisa plusieurs beaux tableaux représentant des &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Porteuses à tête&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; locales. De même, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Emile Bernard&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; réalisa quelques tableaux de ce genre durant sa période égyptienne de 1893 à 1904. Mais ils n'ont, me semble-t-il, jamais exploré ce thème en Bretagne, contrairement à leur camarade de la célèbre école Pontaveniste, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Paul Sérusier&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;. Trois célèbres peintres qui intéressent ici le natif de Pont-Aven que je suis !! De nombreux autres artistes peintres-plasticiens, plus ou moins connus, ont représenté les &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Porteuses de charges céphalique&quot; Bretonnes&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;. pour n'en citer que quelques-uns : Hyppolyte Lalaisse ; Mathurin Meheut ; Jules Breton ; Camille Corot ; Théophile Louis Deyrolle ; Eugène Boudin ; William Bouguereau ; Frédéric Sorieu. Beaucoup d'oeuvres restent vraisemblablement encore à découvrir. Depuis bien avant la &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Cartopolisation&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (Jacques Derrida, 1980), par le regard affûté qu'ils portent et leur (s) approche (s) esthétique (s), les artistes peintres-plasticiens s'inspirent et témoignent du quotidien de leur époque et leurs oeuvres ouvrent donc des possibilités de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;mises en miroir&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; de scènes photographiées plus récentes, et donc un décryptage plus avancé des manières vestimentaires et des pratiques du portage.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;img id=&quot;media-6160794&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/01/2953336072.jpg&quot; alt=&quot;Danse aux pots de fleurs, Guerlesquin, 1935, Coll. B. Lasbleiz. 11.jpg&quot; width=&quot;184&quot; height=&quot;143&quot; /&gt;Après la lecture poétique de Leafcadio Hearn et l'écoute sur YouTube du titre &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Porteuse d'eau&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; d'Anne Sylvestre, je vous propose d'aller danser, lors d'un &quot;Fest Noz&quot; (Fête de nuit), et d'entrer sur un &quot;Pas de Bal&quot; ou de &quot;Passepied&quot; (pour les hommes) dans la &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Dans ar Podou Fleur&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (Danse aux pots de fleurs), signalée en 1831 et 1836, par les collecteurs &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Jacques Boucher de Perthe&lt;/span&gt; (1788-1868), &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;François Marie Guillaume Habasque&lt;/span&gt; (1788-1855) et &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Théodore Hersart de la Villemarqué&lt;/span&gt; (1815-1895), et qui pourrait bien remonter au XVe siècle. Cette danse traditionnelle bretonne, spectaculaire et ludique, que les jeunes filles ouvraient avec des pots de lait ou de fleurs posés sur la tête et, se tenant par la main, allaient en ronde traditionnelle, mille fois applaudies lorsqu'elles &quot;ne faisaient pas de casse&quot; (D'après un texte original de F.M.G Habasque). Selon Mr Pierre Chamoin (&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;dansesbretonnes@gwalarn.org&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;), il s'agit de la quatrième partie d'une suite de la &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Gavotte des montagnes&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, encore pratiquée par les jeunes générations, mais sans les pots sur la tête !! Je dispose de trois rares photos communiquées par l'association &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;u&gt;&quot;Dastum&quot;&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (7) dont l'une prise à Guerlesquin (29) en 1935, qui témoignent clairement d'une pratique ludique récente. Reste à établir le relation historique entre cette pratique ludique et le transport coutumier quotidien de charges sur la tête.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Je me suis pris de passion pour cette recherche et, par cette présentation quelque peu &quot;Synthétique&quot;, le retraité que je suis désormais espère sensibiliser le plus largement possible sur la thématique du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Portage de charges céphalique&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;. Chaque aspect abordé ici mérite un travail foncier, une exploration plus approfondie, et il importe de découvrir encore de nouveaux documents iconographiques et, enfin, des éléments textuels, voire des témoignages vivants via la prospection généalogique. &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pour moi &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;l&lt;/strong&gt;e&lt;/em&gt; &lt;em&gt;&quot;Portage de charges céphalique&quot;&lt;/em&gt; est &quot;d'intérêt Patrimonial Culturel Immatériel&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Avis aux passionnés qui voudront bien consacrer bénévolement un peu de leur temps à cette recherche. Par avance, je leur adresse un grand &quot;Trugarez&quot; (merci)…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Kenavo ar Wech all (au revoir et à bientôt) !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Francis Louis Le Garrec&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(1) Céphalique : relatif à la tête, du bas latin Cephalicus, du grec Kephalikos...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(2) Robert Huysecom, &quot;En passant par l'Ardenne avec mes sabots&quot;, 1982. Musée du sabot de Porcheresse, Daverdisse, Belgique&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(3) Gilbert Duflos, &quot;Esclops et sabots&quot;, première partie, in &quot;pour les amis d'Allègre&quot;, 2014&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(4) Roger Hérisset, &quot;La vannerie en Bretagne&quot;, Presses Universitaires de Rennes, 2014... Voir également &quot;Le Lien Créatif&quot; n° 21, septembre 2017&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(5) Bernard Bertrand, &quot;Les sardineras de santurtzi et leurs ânières à poissons&quot;, in &quot;Le Lien Créatif&quot; n°21, septembre 2017&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(6) Lafcadio Hearn, &quot;Esquisses Martiniquaises&quot;, 1929, Mercure de France, Paris. Ouvrage présenté en ligne par jean marie Tremblay, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi, Canada.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(7) &quot;Dabses du Trégor. les collecteurs du XIXe siècle, 2e partie&quot;, p. 26 à 28, novembre-décembre 200-. revue Bretonne. Dastum, https://dastum.bzh&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les cartes postales présentées ici proviennent de sources diverses : Le &quot;Musée de Bretagne&quot; à Rennes (35) ; &quot;Cartopolis-Le Carton Voyageur&quot; à Baud (56) ; Les Archives Départementales du Morbihan ; les Archives Départementales de Loire-Atlantique ;&quot; Dastum&quot; à Rennes (que je remercie vivement !) ; et Pinterest (consultation libre)...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>A Pont Aven, l'Oseille sauvage et 6 fruits buissonniers...</title>
<link>http://apportdutemps.hautetfort.com/archive/2014/09/27/oseille-et-7-fruits-sauvages-a-pont-aven-5456345.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Sizig Loeis ar Garreg)</author>
<category>Blog</category>
<category>Livre</category>
<category>Loisirs</category>
<category>Science</category>
<category>Web</category>
<pubDate>Tue, 09 Apr 2019 15:20:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Je &amp;nbsp;vais écrire ici un temps que les adolescents ne peuvent pas connaitre aujourd'hui sauf, peut-être, quelques-uns, ceux de la campagne profonde et de la &quot;rase campagne&quot;... Une campagne profonde dans laquelle les chemins de traverse ne sont pas banalisés selon un plan de randonnée et dans laquelle on peut encore évoluer dans un désordre naturel... celui foisonnant des taillis et des buissons épineux, des hautes herbes, des orties &quot;urticantes&quot; et des ronces griffues qui lacèrent la peau... celle des talus éboulés et des pierres levées... la campagne des courses folles à travers les champs et les bois jusqu'à la tombée du jour, et même un peu plus... celle de toutes les conquêtes et des aventures au bout du monde, au bout de soi... au fond de soi... celle de l'émergence des rêves au milieu des fleurs... celle de mon enfance buissonnière et sérendipitiste, pré-beatnick, pré-hippie... celle natale à laquelle je me réfère le plus souvent, à partir de laquelle je lis les ailleurs, tous les ailleurs... celle d'un territoire, au fond d'une vallée, dans laquelle se niche la ville de renom, aux 14 moulins et 15 maisons, célèbre pour ses galettes &quot;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Traou Mad&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&quot;, son Musée Gauguin, sa pléiade d'artistes peintres et ses multiples autres illustres... Ainsi le barde &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Théodore Botrel&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1868-1925), inventeur de la &quot;Fête des fleurs d'ajoncs&quot; première des &quot;manifestations&quot; folkloriques bretonnes en 1905... et le chansonnier &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;Emile Cueff&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (1895-1952), dit &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Kaner Léon&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, ami et interprète de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Th. Botrel&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, natif de Saint-Pol-de-Léon, marié à une Pontaveniste, Janedik, avec laquelle il a chanté un peu partout en Europe et au Canada Français pendant l'entre-deux guerres (14-18/39-45)... Un ménage qui a consacré tous ses instants à la Bretagne et qui mériterait bien que l'on raconte son histoire...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979331&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/01/00/1034928133.jpg&quot; alt=&quot;Adolphe Piriou et sa famille&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais encore aussi &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Adolphe Piriou&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; 1878-1964, originaire de Morlaix, ici en famille sur la photo, violoniste, auteur-c&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;ompositeur de musique classique, que l'on redécouvre aujourd'hui et qui résidait régulièrement dans sa maison parentale &quot;Parc ann Déro&quot;, voisine de celle des Botrel... Plus anciennement encore, pour les &quot;initiés&quot; et les natifs, le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Vicomte Hersart de la Villemarqué&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(1815-1895), &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;d&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;it Kermarker,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; auteur du &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Barzaz Breiz&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;, Chants populaires de la Bretagne&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, première édition en 1839, dédicacé à sa mère initiatrice du collectage oral et des écritures &quot;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;poético-légendaires&quot;, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Marie-Ursule-Claude-Henriette Feydeau de Vaug&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;ien du Plessix-Nizon&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Plessis est une francisation), Comtesse de la Villemarqué (1776-1847)... Ici chaque Breton pourra sourire du rapprochement, plutôt du face-à-face, &quot;Botrel-La Villemarqué&quot; !! Et j'invite chaque Pontaveniste à méditer une telle confrontation devant l'état ruineux du &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Château de Rustéphan&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; (De La Villemarqué) et celui presque luxueux de &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Ker-Botrel&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; (Théodore Botrel) sur la rive gauche de l'Aven... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979329&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/01/00/3454707747.2.jpg&quot; alt=&quot;Xavier Grall&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans les années 70-80, on croisait dans les rues de Pont Aven l'immense poète, écrivain et journaliste &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Xavier Grall&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1930-1981), alias Saint Herbot, auteur, entre autres, de &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Cheval couché&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, publié en 1977, en réponse critique au &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Cheval d'orgueil&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Per Jakez Hélias&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1914-1985), paru en 1975... Encore un face-à-face piquant... Et d'autres encore, de grande notoriété, qui, sur un plan différent de lecture et &quot;d'influence&quot;, ont également contribué à établir ce territoire finistérien côtier comme havre d'artistes... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979498&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/00/723541741.jpg&quot; alt=&quot;Jean Emmanuel Conil, alias Alain Page&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ainsi &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Jean Emmanuel Conil&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;alias Alain Page/Alain Ray&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, scénariste, écrivain et réalisateur auquel on doit les scénarios des films &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La piscine&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; en 1968, et &quot;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Tchao pantin&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;'&quot; en 1&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;982, avec &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Coluche&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;...&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et aussi...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979511&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/02/2707376131.2.jpg&quot; alt=&quot;Benoite Groult&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;B&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;enoîte Groult&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, née en 1920, journaliste, femme de lettres-écrivaine et militante féministe, compagne de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Paul Guimard&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1921-2004), écrivain, journaliste et animateur TV, passionné par la mer... J'ai eu l'honneur de parler avec cette dame que m'avait présenté&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Lysane Garel,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ma voisine antiquaire et souvent mon employeur… Le couple &quot;descendait en ville&quot; faire ses courses, et souvent stationnait &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;chez Nicole Corelleau-Le Floch&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; ou passait saluer &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mme Guillerm&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;... La liste est ainsi très longue des résidents, sédentaires ou saisonniers, qui ont tricoté une partie de leur histoire de vie à Pont Aven, faisant de leur séjour dans la cité, dite des artistes, comme un &quot;rite de passage&quot;... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979513&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/01/3172396327.jpg&quot; alt=&quot;Alfred Jarry&quot; /&gt;Trop jeune pour l'avoir connu, car il ne traînait évidemment pas dans &quot;nos rues et nos campagnes&quot; à mon époque, il me plait de citer, parmi les &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;oubliés du&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Musée Gauguin&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; et autres galeristes &quot;Gauguinisés&quot;, l'immense &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Alfred Jarry&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1873-1907), poète, écrivain, romancier, dramaturge et dessinateur-graveur, auteur en 1888 du magnifique &quot;Père Ubu&quot;, et génial inventeur de la &quot;Pataphysique&quot;, (1) qui séjourna chez &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Marie Jeanne Gloanec&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; au cours de l'été 1894... et composa sur le livre d'or, trois poèmes consacrés à la célébration des tableaux haïtiens de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Paul Gauguin&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; qu'il admirait beaucoup : &quot;L'homme à la hache&quot;, &quot;La Orana Maria&quot;, &quot;La manao tupapau&quot;... Sur la &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Pataphysique&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, à laquelle j'adhère complètement, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Gilles Deleuze&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; a développé l'idée, dans &quot;Critique et clinique&quot; (1993), &quot;L'île déserte et autres textes&quot; (1953, 1974), qu'en la créant &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Alfred Jarry&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;a ouvert la voie à la Phénoménologie !! Et de cet avis, que j'ai découvert très récemment, j'en suis heureux... ca&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;r, entre autres, &quot;Phénoménologie de la perception&quot; de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Maurice Merleau-Ponty&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1945), et &quot;Phénoménologie matérielle&quot; de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Michel Henry&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (1990), sont des ouvrages auxquels je me réfère assez souvent pour décrypter ma vie buissonnière dans l' &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&quot;écologie pataphysicienne Pontaveniste&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, et l'influence de celle-ci sur mes agissements de tous les jours... Plus près de mon temps actuel, dans le fil de mo&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;n adolescence, je dois aussi citer le tonitruant visiteur &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Glenmor,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; de son vrai nom &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Milig Ar Skanv&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1931-1996), poète-chant&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;eur-militant Breton, un habitué des lieux que l'on rencontrait souvent, comme &lt;/span&gt;&lt;strong style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Xavier Grall&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;, parfois ensemble, souvent en compagnie du photographe &lt;/span&gt;&lt;strong style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Michel Thersiquel&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;, originaire de Bannalec mais installé à Pont-Aven (pour lequel j'ai posé de très nombreuses fois !!), chez &quot;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nicole Corelleau-Le Floch&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot; ou chez &quot;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Madame Guillerm&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot; qui nous servait le &lt;/span&gt;&lt;strong style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&quot;Chouchen Lozachmeur&quot; (de Baye !!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;)... A boire chaud ou froid !&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;img id=&quot;media-5979507&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/01/02/3512893296.jpg&quot; alt=&quot;Michel Thersiquel&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979325&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/01/2608370659.jpg&quot; alt=&quot;Glenmor&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979485&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/01/00/2793707973.jpg&quot; alt=&quot;Léo Ferré et Glenmor&quot; /&gt;Aussi &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Léo Ferré&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (1916-1993) qui, lors de ses tournées chansonnières régionales, profitait souvent, et discrètement, d'une &quot;relâche&quot; pour y passer boire un &quot;godet&quot;... J'ai encore en mémoire &quot;au fond du gosier&quot; certaines des &quot;largesses bistrotières&quot; de ces loustics là, tout comme quelques-uns de mes amis d'alors s'en souviennent aussi, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;J&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;ean François Cutulic &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(Guitariste), &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Gérard Naour&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, dit &quot;Gégé Trompette&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Jean Burel&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (magnifique cuisinier, désormais conservateur artisanal de poissons, Ets. &quot;Océane&quot;, à Concarneau), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Philippe Doré&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(Comédien, prof. de Théatre), &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Jean-jacques Le Grill , dit &quot;Dadi&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (Guitariste), &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Michel Colin&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (électricien)...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979366&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/01/3183586261.jpg&quot; alt=&quot;Jean Burel&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Jean Burel&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; devant l'une de ses boutiques... Fidèle ami d'enfance, natif de Pont Aven...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979547&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/01/3046607709.2.jpg&quot; alt=&quot;Philippe Doré&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Philippe Doré&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, comédien et Professeur de Théatre...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979542&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/01/40961359.jpg&quot; alt=&quot;Sur le balcon, votre serviteur au centre, J.J Le Grill à droite, J.J Colin à gauche&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sur le balcon ci-dessus, votre serviteur au centre, à droite &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Jean Jacques Le Grill, dit &quot;Dadi&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, avec sa guitare et, à gauche &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Jean Jacques Colin&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, dessinateur de B.D, frère du très regretté Michel Colin...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-5979320&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/01/01/2413720683.jpg&quot; alt=&quot;Chriastiane Rochefort&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je me souviens encore, avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Philippe Doré&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, avoir croisé sur le pont, un jour d'été des années 70-80, la très féministe &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Christiane Rochefort&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1917-1998)) dans une belle décapotable &quot;américaine&quot; blanche !! Elle résidait alors à Concarneau... son ouvrage &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;C'est bizarre l'écriture&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;. date de cette période... et peut-être avait-elle déjà commencé la rédaction foisonnante de l'immense &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Archaos ou le jardin étincelant&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, bouquin magnifique, publié en 1973, qui a particulièrement imprégné ma façon d'appréhender la vie (2)...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979540&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/01/1675844122.jpg&quot; alt=&quot;André Even&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et comment ne pas citer quelque-uns de ceux qui partageaient une part de notre quotidien d'adolescent un peu &quot;secoués&quot;, à savoir &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;André Even, surnommé &quot;Dédé la Braguette&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (1918-1987),&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lange&amp;nbsp;&amp;nbsp;Yves&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (1926-2001), et son éternel chapeau texan (voir l'autoportrait ci-dessous), &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Guy Hénard&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (décédé &quot;pauvre comme Job&quot;, après un passage à la Maison d'Arrêt de Bois d'Arcy)... &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Marcel Gonzales&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1928-2001), ci-dessous en 1970 (Je ne suis par sûr que le présent accolement aurait fait plaisir à l'un et à l'autre !!)... tous artistes peintres qui tentaient &quot;l'accomplissement du désir de reconnaissance&quot; !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979550&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/01/2559736286.jpg&quot; alt=&quot;Yves Lange&quot; /&gt;&lt;img id=&quot;media-5979549&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/00/242276908.jpg&quot; alt=&quot;Marcel Gonzales&quot; /&gt;Mais encore, un ami sincère, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Georges Oriot&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(1928-2004), un céramiste magnifique, de tout premier plan, mais tellement méconnu... très injustement oublié, et c'est peu dire, du &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Musée Gauguin&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette &quot;partie de campagne&quot; bretonne, profonde et spirituelle, &quot;avait&quot;, ainsi, un parfum spécial, comme un &quot;je ne sais quoi et presque rien&quot; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;V. Jankélévitch&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) d'une émanation, d'une transpiration, légèrement libertaire... celle d'une composition identitaire territoriale humaine, toujours particulière, dominée par les activités meunières et usinières (conserveries de légumes et de poissons), le commerce maritime (ostréicole, sablier, cabotage...), l'artisanat (tournerie sur bois, saboterie, etc...), l'agriculture et la culture vivrière, le tout arrosé de &quot;productions picturales&quot;, de disputes poétiques existentielles et de chamailleries philosophico-artistiques adjuvées de &quot;négoce effréné&quot;, sur un sol Breton Finistérien &quot;palimpseste&quot; qui, selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Jean Marc Bresse&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (3), est &quot;porteur de toute une superposition de passés... une construction historique&quot;... Et pour &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Silvio Guindani&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (4), une identité territoriale qui &quot;résulte du profit culturel de la collectivité (et) reflète aussi une série d'autres paramètres en constante interaction qui se conditionnent naturellement... par exemple, la nature et le paysage, ainsi que le patrimoine bâti...&quot;... Et sur ce sol là, celui sur lequel je suis né, est venue se poser et croître, une multitude étrange... et dans cette composition humaine là se sont diffusées, comme les rumeurs, des cogitations complexes &quot;d'ailleurs et d'autrements&quot;, de tumultueuses pensées immodérées d'artistes provocateurs, anars-libertaires, révocateurs, innovateurs... Une analyse approfondie de cet &quot;ambiancement&quot; localisé ferait apparaître quelques incongruités dans le comportement individuel et collectif actuel, ou du moins celui des années 50 à 80, des &quot;Pontavenistes natifs&quot;, une acquisition inconsciente, ou, plutôt, une &quot;imprégnation&quot;, au sens de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Konrad Lorenz&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1903-1989)... trans-générationnelle, et originale... Et comme nul enfant ne peut échapper à la pression de son environnement je considère ici bien fondé, pour ce qui me concerne, de référer à ce que &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lev Vygotski&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (1896-1934) nomme la &quot;Zone Proximale de Développement&quot;...&amp;nbsp; Tout comme nos anciens, celui que je suis, avec mes amis d'enfance et mes copains d'école, sommes donc &quot;signés&quot; et avons &quot;signé&quot; Pont-Aven, ville de renom aux 14 moulins et 15 maisons, commune non commune du Finistère... Sur les rives de l'Aven, dans cet &quot;écrin de verdure&quot; chanté par &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;T&lt;/em&gt;&lt;em&gt;h. Botrel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; et peint de tant de manières différentes par la &quot;multitude artistique&quot;, dans cette lumière/luminosité particulière, exprimée par &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Paul Gauguin,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; qui enveloppe et &quot;impressionne&quot; le tout et révèle au fil des jours et des saisons les chanteaux colorés, multicolores, toujours différents, de l'environnement, chaque natif est ainsi imprégné &quot;à vie&quot;... Une imprégnation polycentrique !! &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;Mais Pont Aven ne se réduit pas à&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Gauguin et Gauguin &lt;/em&gt;n'est pas Pont Aven&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, loin de là !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Il y a quelques mois, en mai 2018, je suis retourné à Pont Aven, et j'ai été vraiment très peiné, entre autres, de ne plus y trouver sa luminosité particulière... Quelque chose d'essentiel avait disparu, quelque chose de la nature... quelque chose pourtant encore &quot;en vie&quot; dans ma mémoire perceptive, celle développée dans mon enfance... Et dans la rue, les personnes croisées étaient des &quot;hors mouture locale&quot; (!!), un très grand nombre de non-sédentaires, beaucoup de saisonniers de tous types, principalement axés sur le commerce touristique et la marchandisation de l'art... Il ne s'agit pas ici de nationalisme, de régionalisme ou de localisme primaire, rejetant ce qui est autre, différent, ni d'un passéisme&amp;nbsp;maladif. Rien de tout cela, malgré une certaine forme de nostalgie.&amp;nbsp; Mon chagrin était, et encore aujourd'hui, autrement motivé, avec un peu-beaucoup de romantisme à la clé, et quelques larmes versées... Durant ces tristes jours de mai il m'a fallu admettre le passage du temps, de mon temps passé en d'autres lieux, et tenter d'accepter les multiples changements dans l'ordre paysager de mon enfance à Pont Aven, et notamment dans celui du patrimoine bâti avec ses diverses incidences malheureuses sur celui de la nature... De mon point de vue les décideurs, aménageurs, urbanistes et ruralistes, n'ont pas &quot;réfléchi&quot; la luminosité particulière saisie par l'illustre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Gauguin&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, ses condisciples et ses prédécesseurs, et ont négligé complètement de garantir la mémoire des lieux, l'âme du site... La multiplication des constructions sur les coteaux de l'Aven et les éclaircies forestières et arbustives conséquentes, étendues par quelques tempêtes, a dé-composé cette luminosité naturelle particulière. Faute de la préservation du cadre de verdure elle est devenue blanche... Une lumineuse blancheur vide, malade, réverbérée par la cimenterie des façades et autres ouvrages bétonnés... Une lumière &quot;touristique&quot;, lissée, banalisée, qui n'inspire pas, ou plus, et qui &quot;baigne&quot; sans histoire les bateaux et les promeneurs... Et si l'on considère les analyses de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc Besse&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (3), il apparaît bien que depuis une quarantaine d'années, voire plus longtemps encore, les décideurs et les prétendus développeurs de l'économie et de la vie locale, pas forcément des natifs, ont assez nettement négligé la dimension &quot;&lt;em&gt;affectante&lt;/em&gt;&quot;, &quot;i&lt;em&gt;mprégnante&lt;/em&gt;&quot;, de la &quot;&lt;em&gt;construction historique&lt;/em&gt;&quot; et de la &quot;&lt;em&gt;superposition de passés&lt;/em&gt;&quot; divers, cette &quot;&lt;em&gt;série de paramètres en interaction qui se conditionnent naturellement&lt;/em&gt;&quot;... Tout ce qui &quot;faisait&quot; qu'être de Pont Aven c'était être un peu particulier, dans une mouvance Bretonne traditionaliste... Et je ne suis pas convaincu que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Gauguin&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et ses condisciples auraient accepté de s'installer et de vivre dans une commune dont la lumière a été baissée, artificialisée par des logisticiens de l'expansion &quot;économico-touristique&quot;...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Ces jours de mai à Pont Aven j'ai cherché mes anciens chemins dans la campagne et sur les rives de l'Aven... J'ai &lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;beaucoup marché, et souvent, devant les clôturages des nouvelles propriétés privées, il m'a fallu revenir sur mes pas... Et sur le bitume fondant des nouveaux tracés mes pieds ont regretté la pierraille des chemins creux... Et les derniers de ces chemins pierreux d'alors étaient devenus comme des cendrées aux bordures dégagées... aucune foulure à craindre, aucune griffure non plus... Au pied des balisages réglementaires d'une guidance formatée, quasiment où que j'aille dans la campagne de mon enfance, au fil des paysages et de mes refuges d'autrefois, je me suis senti gommé, effacé... Et, de fait, mon histoire, comme celle d'autres Pontavenistes, a ainsi été dé-naturée, et les contenus de mes apprentissages et de mon vécu en ce lieu là, niés... Dans ce cadre globalement aseptisé et banalisé ma mémoire extéroceptive-proprioceptive (somesthésique) est presque restée sans écho... Presque, parce que, tout de même, à certains moments et endroits, j'ai ressenti quelques picotements nostalgiques et encore versé quelques larmes... ce qui, d'un certain point de vue, est assez heureux. Ainsi, à &quot;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Rozambidou&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&quot; et du côté de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Keramperchec&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, puis à l'entré de &quot;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;bois de Kerviguelen&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&quot; sur la rive droite de l'Aven, sur la &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;passerelle&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; et la &quot;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;cale Sinquin&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&quot; ou l'on pêchait les mulets au &quot;grappin&quot; et, sur l'autre rive, près de la &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&quot;Roche Forme&quot; ou &quot;Sabot de Gargantua&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, j'ai retrouvé quelques vestiges de &quot;ma&quot; nature sauvage...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979445&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/02/2216224455.jpg&quot; alt=&quot;Oseille Sauvage&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En ce temps là, sur les bords de presque tous les chemins, on trouvait encore de l'&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Oseille&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, une plante Herbacée Dicotylédone de la famille des Polygonacées dans laquelle on trouve aussi la Rhubarbe et le Sarazin... J'adorais en manger... son acidité me faisait grimacer mais je me gavais de feuilles et adorais sucer sa tige et ses nervures... Lorsque je courais les champs et les bois, quand je faisais &quot;l'école des buissons&quot;, pour assouvir mes petites faims et mes petites soifs, je prélevais les plus tendres feuilles sur les tiges fleuries, ou, bien avant la formation de la hampe florale, ou &quot;montaison&quot;, et le fleurissement, que &quot;j'embouchais&quot; par poignées... Il m'est arrivé quelquefois de confondre l'Oseille avec une autre plante, urticante et traîtresse, qui mettait ma bouche en feu... Les tiges les plus vieilles sont ligneuses, pauvres en sève, et donc ne sont pas &quot;bonnes&quot;... Il y a au moins trois sortes d'Oseille : 1) Rumex Acetosa. L, ou Oseille commune, ou Oseille des près, ou Surette, qui pousse au ras du sol et dont les feuilles un peu arrondies, comme celles des épinards, montent jusqu'à environ 15 centimètres. Elle a une tige généralement dressée qui se ramifie en son sommet. Comme tous les Rumex les feuilles de sa base sont vert foncé, disposées en rosette. Sa floraison est entre mai et août, ses petites fleurs sont rougeâtres... 2) Rumex Obtusifolius. L, ou Rumex à feuilles obtuses, qui peut atteindre 50 à 120 centimètres de haut, avec des inflorescences de couleur vert pâle à rouge vif... 3) Rumex Crispus. L, ou Rumex Crépu, qui peut atteindre 50 à 150 centimètres... Le plus souvent on les trouve toutes sur les talus lorsque la terre est acide et riche en nitrates... Toutes ces Oseilles sont rafraîchissantes et apéritives... Elles contiennent de la vitamine C, environ 125mg pour 100 gr, de la vitamine E. Les oligoéléments font aussi la richesse de ses feuilles, notamment le fer, environ 3mg pour 100gr, le magnésium, le cuivre et le zinc... On y trouve aussi, en quantité assez importante, de puissants anti-oxydants tels que les caroténoïdes. Mais elles contiennent également de l'acide oxalique qui peut former avec le calcium des sels insolubles, non assimilables par la muqueuse intestinale... Selon les anciens, lorsque l'on était piqué par un insecte ou des orties, pour arrêter la démangeaison il suffisait de frotter une feuille sur la peau !! On l'utilisait aussi, et encore aujourd'hui, pour faire des soupes, garnir les salades, et dans les omelettes... On peut aussi la manger cuite, à la romaine... Au plan &quot;Agricole&quot; le développement des Rumex est fortement inhibé par les cultures de seigle, d'avoine, de luzerne, de trèfle ou de crucifères...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; L'usage alimentaire de l'&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Oseille&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est attesté par de nombreux et divers écrits... Elle faisait, et fait toujours partie, de la cuisine traditionnelle Egyptienne mais, selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Plaute&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, elle n'était pas très aimée des Romains... Selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Jacques Heurgon&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, (5) &quot;Lapathum, c'est-à-dire la &quot;Patience ou l'Oseille&quot;, aurait fait son apparition entre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Caton&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui l'ignore, et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Laelius&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; qui, végétarien par Pythagorisme, en faisait l'éloge dans les vers de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lucilius&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1235M)&quot;... Lapathum viendrait du grec Amollir, évacuer... Lapathum sauvage ou Oxalide, autrement Lapathum Cantherinum ou Rumex... Le célèbre médecin, pharmacologue et botaniste grec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Pedanius Dioscoride&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né vers 40 Ap. J-C-dcd vers 90 Ap. J-C), médecin, pharmacologue et botaniste grec, dans son Traité &quot;De Materia Médica&quot;, rédigé vers 60 Ap. J-C, range l'Oxalis, ou Oxalida, appelé par quelques personnes Anaxarida, avec ses Lapathon... Oxalis, vient d'un mot grec qui signifie Acide... L'Acide particulier que l'Oseille contient est nommé Acide Oxalique, ou Oxalate de Potasse... qui conduit au sel d'Omseille réalisé surtout avec l'Oxalide Oseille, ou &quot;Pain à coucou&quot;, ou Oseille à 3 feuilles, ou &quot;Oseille de bûcheron&quot;, ou Alleluia, etc... Selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Pline l'Ancien (6), ou Gaius Plinius Secundus&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né vers 23 Ap. J-C-dcd en 79 Ap. J-C), écrivain naturaliste romain, &quot;il y a un Lapathum sauvage que quelques auteurs grecs appellent Oxalis et les latins Rumex... Son goût approche celui du Lapathum cultivé... Toutes ces espèces ont une vertu singulière contre les piqûres des scorpions, il suffit d'en porter sur soi pour être à l'abri de ces accidents !!... La décoction de leur racine dans du vinaigre soulage le mal de dents, si l'on s'en lave la bouche... Prise en potion, elle est bonne pour la jaunisse... La graine guérit les maux d'estomac les plus opiniâtres... Quand au Lapathum cultivé, on l'applique sur le front pour les fluxions des yeux. Sa racine guérit les darles (e) et la lèpre... Bouillie dans du vin elle est bonne pour les &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;écrouelles (a), les parotides (b), et la gravelle (c)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;... Prise dans du vin, comme boisson, elle guérit le flux de ventre, la dysenterie et la ténesme (d) prise de la meme manière, ou appliquée à l'extérieur, elle dissipe les obstructions de la rate... Selon les &quot;Mémoires de la Société de Médecine&quot; de 1779 (7), &amp;nbsp;&quot;l&lt;em&gt;es sucs de beaucoup de végétaux sont d'excellents anti-septiques : l'Oseille, l'épinard, la carotte, le panais, les raves, les radis, oignons, etc... doivent beaucoup dans leur régime (celui des soldats)&lt;/em&gt;&quot;. Dans son ouvrage &quot;Pseudolus&quot;, publié vers 810-825, le poète comique latin &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Plaute, ou Maccius Plautus&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;, ou encore &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Maccus Plautus&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (né vers 254-dcd vers 184 Av J-C), rapporte avec humour un diner romain : &quot;&lt;em&gt;Moi je ne vous assaisonne pas un diner comme les autres cuisiniers qui vous servent tout un pré en assaisonnements de leurs plats ; qui prennent leurs convives pour des boeufs et leur présentent des herbes, herbes qu'ils accommodent avec d'autres herbes. Ils y mettent de la coriandre, du fenouil, de l'ail, du persil ; ils y ajoutent de l'Oseille, du chou, de la poirée et des blettes ; ils y délayent une livre entière de &quot;Suc de Silphium&quot; (f) ; on pile de la moutarde, affreuse drogue qui ne se laisse pas piler sans faire pleurer les yeux des marmitons. Quand ces gens là font cuire les harpies capables de vous dévorer les entrailles des convives tout vivants. Et puis qu'on s'étonne que la vie soit si courte quand les gens se collent dans le ventre des herbes de cette nature qui font frémir facilement à les nommer : Jugez quand on les mange !! des herbes que les bêtes ne mangent pas, on les fait manger aux hommes !!&lt;/em&gt;&quot;... Les &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Harpies&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, issues de la mythologie grecque et romaine, sont des divinités de la dévastation et de la vengeance divine, plus rapides que le vent, invulnérables, caquetantes, qui dévorent tout, ne laissant que leurs excréments... ou &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Harpyres&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, filles de&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt; Thaumas&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et de l'Océanide &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Electre&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;... elles sont généralement trois : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Aello&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (bourrasque), qui est parfois nommée &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Nicothée&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (pieds agiles) ; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Ocypètes&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (volte-face) ; et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Podarge&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (pieds-légers), qui est parfois nommée &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Céléno&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (obscures)... Le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Caius Laëlius&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; cité ici par &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;J. Heurgon&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (5), est soit A) &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Caius Laelius&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né vers 235- dcd vers 170 Av. J-C), Consul Romain... Ami de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Scipion l'Africain, ou Publius Cornelius Scipio Africanus Major&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, général et homme d'état romain (né en 235-dcd en 183 Av. J-C), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Caius&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt; Laëlius&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; fut l'informateur de l'historien Grec &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Polybe&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (né vers 185-dcd vers 126 Av. J-C), pour les campagnes militaires &quot;deliuses Scipions&quot;. Soit B) l'autre, son fils &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;Caius Laelius Sapiens&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (né vers 185-dcd vers 115 Av. J-C), qui fut aussi Consul, orateur, ami de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Polybe&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, du poête comique latin d'origine berbère &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Terence&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (né vers 190-dcd vers 159 Av. J-C), ou &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Publius Terentius Afer&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, et de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Scipion Emilien, aussi dit &quot;Le second Africain&quot; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(né vers 185-dcd en 129 Av. J-C), petit-fils adoptif de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Scipion Africanus Major&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;... &amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Caius Laetius&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, est, dans le dialogue de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cicéron&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &quot;De Amicitia&quot;, un des interlocuteurs de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Scipion Emilien&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;... &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;S&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;cipion Africanus Major&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; avait autour de lui le &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cercle des Scipions&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; qui comprenait, entre autres et outre lui-mëme, son petit-fils adoptif, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Caius Laelius Sapiens&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lucius Furtus Philus&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Publius Terentius Afer&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, C&lt;strong&gt;&lt;em&gt;aius Lucilius&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, etc...&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Caton L'Ancien&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né en 234 Av. J-C-dcd en 149 Av. J-C), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;ou&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Marcus Porcius Cato Major, ou Caton le Censeur (Cato Censorius)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, a réalisé un célèbre Traité agricole &quot;De Agricultura&quot;, ou De Agri Cultura, ou De Rustica, écrit en latin vers 160 Av. J-C... Ainsi donc, selon ma lecture et suivant &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Jacques Heurgon&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, l'Oseille serait apparue dans l'alimentation romaine entre l'An 234 Av. J-C (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Caton l'ancien&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) et l'An 115 Av. J-C (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Caius Laelius Sapiens&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;)...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Dans l'extrait &quot;Histoire Naturelle&quot;, rapporté ci-dessus, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;P&lt;em&gt;&lt;strong&gt;l&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;ine l'Ancien&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; parle des traitements guérisseurs phytothérapiques de : &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;a&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;) l'Ecrouelle ; b) la Parotide ; c) la Gravelle ; d) la Tenesme ; e) les Darles, où , sans doute, Dartres, ou dartes.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;.. Autant de problématiques médicales inconnues de moi... Intrigué j'ai mené quelques recherches dont je livre ici une part des résultats... Idem pour le &quot;Suc de Siphium&quot; (f) cité par l'écrivain et auteur comique &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;P&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;laute, ou Titus Maccius Plautus&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(né vers 254 Av. J-C-dcd en 184 Av. J-C), dans &quot;Pseudolus&quot;... Ce &quot;Suc de Silphium&quot; aussi appelé, selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Su&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;zanne Amigues&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, page 191 (8), &quot;&lt;em&gt;Suc de Cyrénaïque&quot; (de la ville Cyrène) est une plante du type de la Fécule commune, autrement dit une ombellifère, dont toutes les parties renfermaient un suc fortement aromatique qui se coagulait en une &amp;nbsp;masse résineuse, après incision de la racine ou de la tige...&lt;/em&gt;&quot;. La ville de Cyrène a été fondée en Libye par les Grecs, en 631 Av. J-C selon certains auteurs et en 631 par d'autres, dans la Vallée du Djebel Akhbar. Sa principale exportation à travers son histoire était le Silphium, ou Silphion... Cette plante, que l'on trouvait et commerçait donc en Libye, avait, d'après &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suzanne Amigues&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (8), page 204 &quot;&lt;em&gt;une racine volumineuse et grosse, longue d'une coudée (44 cm) ou un peu plus... environ 30 centimètres de haut... une gomme-résine translucide... qui se coagule à l'air et au soleil et s'altère vite à l'état brut... exceptée son écorce noire, qu'on enlève, la racine est comestible... elle se mange coupée en tranches fraîches et confite au vinaigre&lt;/em&gt;&quot;.. Selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Théophraste&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né vers 371 Av. J-C- dcd vers 288 Av. J-C), philosophe de la Grèce Antique, botaniste, naturaliste, alchimiste et polygraphe (9), étudié par &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Suzanne Amigues&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (8), page 205, le Silphium &quot;&lt;em&gt;est une espèce à tige annuelle comme la fécule, autrement dit à racines vivaces et parties aériennes annuelles. Au printemps les feuilles poussent de la racine... Les moutons sont friands de ce fourrage riche en principes aromatiques qui se communiquent à leur chair et ont une action dépurative généralement salutaire au bétail... La tige se mange bouillie ou en purée... elle est aussi dépurative... La feuille est d'une couleur jaune d'or&lt;/em&gt;&quot;, et page 206, toujours selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Théophraste&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (9), &quot;&lt;em&gt;la feuille de Silphium a un goût agréable et de même son fruit, quand il est tendre, à cause de l'eau qu'ils renferment, car le principe âcre s'y trouve dans une juste mesure, tempéré par l'élément aqueux, et il produit une certaine saveur, mais en cours de dissécation, l'âcreté s'accentue encore d'avantage..&lt;/em&gt;. puis page 222, &quot;&lt;em&gt;Le Silphium s'accomode de tout sol maigre et sec, en l'occurrence, des rocailles calcaires et des sables maritimes... ou sur des sols diétritiques acides&lt;/em&gt;&quot;... &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;Suzanne Amigues&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (8) signale aussi la ressemblance du l'Arroche potagère avec le &quot;Suc de Silphium&quot;... En conclusion de son &quot;Etat de la question&quot; elle présente la plante &quot;Margotia Gummifera comme l'espèce actuelle la plus proche du Silphium cité par &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Plaute&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, mais non qu'elle est le Silphium&quot; p. 225... L'&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;écrouelle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; a) citée par &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Pline l'Ancien&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, est le nom désuet d'une maladie d'origine tuberculeuse provoquant des fistules purulentes localisées sur les ganglions lymphatiques du cou... La &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Parotide&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;b) est une tumeur, une inflammation/infection des glandes salivaires connues comme étant les glandes parotides... situées derrière la tranche montante de la mandibule (maxillaire inférieur), sous l'oreille... La &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Gravelle&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; c) est le nom donné à de petits corps granuleux semblables à du sable ou à du gravier qu'on trouve réunis au fond du vase dans lequel l'urine de certaines personnes s'est refroidit. Maladie qui consiste en des urines chargées de cette gravelle devenue assez grosse pour causer des douleurs vives à mesure qu'elle va des reins à la vessie... Dans un second sens c'est un des noms de la petite tumeur des paupières plus communément appelé Grêle ou Chalazion... Et dans un troisième sens c'est le nom donné à la lie de vin desséché... La &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tenesme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; d) est une tension douloureuse au niveau de l'anus ou du col de la vessie avant ou après l'évacuation du rectum ou de la vessie... avec sensation de brûlure et envie d'aller à la selle ou d'uriner... On retrouve ce symptôme dans les inflammations du rectum ou de la vessie, d'origine infectieuse, parasitaire ou tumorale... Concernant les &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Darles, où Dartres, ou Dartes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; e), au pluriel, sont des maladies généralement chroniques de la peau... dont l'une &amp;nbsp;est 'en forme de croûte, qui rend la peau galeuse et farineuse, une maladie &quot;du cuir&quot;... Par ailleurs, c'est aussi un terme utilisé pour une &amp;nbsp;&quot;maladie&quot; qui démange et ulcère, et apparaît à l'encolure des chevaux...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Curieusement jamais ma mène ne cuisinait l'&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Oseille&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, pas même en salade... Je m'en &quot;gavais&quot; donc uniquement lors de mes &quot;sorties&quot; dans la campagne, et uniquement l'Oseille dite sauvage, ce n'est que bien plus tard que j'ai découvert et goûté l'oseille cultivée que j'ai trouvé un peu fade... Ces cueillettes au fil de mes activités enrichissaient &amp;nbsp;mon quotidien alimentaire, pratiquement toute l'année il en était ainsi... Au coeur de l'hiver mon père rapportait à la maison divers fruits et légumes que ses employeurs paysans-cultivateurs lui offraient (voir mes publications précédentes pour plus d'informations sur sa carrière professionnelle)... Nous parvenions ainsi à compléter et équilibrer nos menus familiaux... Mais souvent nous n'avions pas grand chose à nous mettre sous la dent, et c'est peu dire... Mes cueillettes étaient sauvages, je ne &quot;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;grapillais&lt;/span&gt;&quot; pas, ni ne &quot;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;glanais&lt;/span&gt; et je ne &quot;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;ratelais&lt;/span&gt;&quot; pas non plus... Ces trois pratiques étaient réglementées, et le sont encore... Ainsi un Edit Royal du 02 novembre 1554 stipule que le &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Glanage&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; est autorisé aux pauvres, aux malheureux, aux gens défavorisés, aux personnes âgées, aux estropiés et aux petits enfants... Ce texte est toujours en vigueur, mais on se réfère plutôt à l'Art. 520 du Code Civil et à l'Art. R 26 du Code Pénal pour établir le cadre juridique. On distingue &amp;nbsp;le &quot;Glanage&quot;, qui est un &quot;Droit d'usage&quot; sur la production agricole et qui consiste à ramasser ce qui reste au sol après la récolte, du &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Grapillage&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, qui consiste à cueillir ce qui reste sur les arbres ou dans les vignes, après la récolte ou les ceps après la cueillette... Et le &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Ratelage&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, qui consiste à utiliser un instrument est considéré comme une récolte, est donc interdit... Le &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Glanage&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; doit se dérouler après le lever du soleil et avant son coucher, donc durant la journée, sauf Arrêté Municipal contraire (Art. 19 de la Loi du 09 juillet 1888). Il s'exerce sur le terrain d'autrui, exclusivement avec la main, sans l'aide d'un instrument-outil, en application de l'Edit Royal toujours en vigueur... Mais il est interdit sur un terrain clôturé. Dans les faits, il est préférable de demander systématiquement la permission de &quot;Glaner&quot; aux propriétaires... Selon un Arrêt du 21 juin 2007 de la Cour d'Appel de Montpellier., le &quot;Glanage est étroitement lié aux coutumes locales et n'est admis que dans ce cadre-là, ce qui donc qualifie et recadre le Droit d'Usage... Le &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Grapillage&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, lui aussi, est donc licite, dans les mêmes conditions, mais on l'assimile fréquemment au Maraudage, donc au vol... Il importe de considérer que les récoltes &quot;sur pied&quot; sont des Biens Immobiliers, et les fruits tombés et restes de la récolte sont donc des Meubles... Sur cette thématique j'invite les lecteurs de ce blog à &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;voir le film&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&quot;Les glaneurs et la glaneuse&quot;, d'Agnès Varda, en 1999, Prix documentaire 2001&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;... Sur les bords des chemins mes cueillettes d'Oseille sauvage étaient apparemment bien en dehors du cadre de ces réglementations... et je crois cela aussi pour les 6 fruits sauvages &amp;nbsp;qui suivent...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-5978584&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/01/02/1713936856.jpg&quot; alt=&quot;Les Polosses&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;premier de ces 6 fruits sauvages de mon enfance, et pour lequel j'ai une particulière &quot;tendresse du ventre&quot;, est la &quot;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Polosse&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, ainsi appelée par mon père, donc dans le Finistère... mais aussi en Artois... ou &quot;Bolosse&quot; en Normandie et &quot;Belosse&quot; en Savoie... et selon certaines sources &quot;Bulos&quot; en Irlandais et &quot;Bwalas&quot; en Galois... Au fil de mes recherches j'ai également trouvé &amp;nbsp;: Pelossier, Epinette Belossay, Créquier, Fourdinier, Fourdaine, et j'en passe quelques autres... Selon le dialectologue, médiéviste et historien de la langue française &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Jacques Chauran&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(1924-2009), &quot;&lt;em&gt;partant de &quot;Prunelle et Beloce&quot;, on trouve aussi en Thiérache, &quot;Baloce&quot; (10), qui indique en général, des prunes. On y distingue les &quot;Baloces à cochons&quot;, des petites prunes qui poussent au bord du chemin... La Thierache est une région naturelle qui regroupe des régions de France et de Belgique où l'on trouve des traits paysagers et architecturaux similaires : présence de bocage, de l'herbage, de terrains vallonnés, un habitat dispersé, des maisons individuelles construites en terre ou en briques, des toitures en ardoises, etc... Située au Nord-Est du département de l'Aisne, la Thiérache déborde sur le département du Nord des Ardennes et des &amp;nbsp;provinces Belges de Namur et du Hainaut. Elle correspond globalement aux contreforts occidentaux du Massif Ardennais (Nord-pas-de-Calais, Picardie, Champagne, Hainaut, Namur)...&lt;/em&gt;&quot; Quel que soit la région ce fruit est une petite prune verte virant au bleuâtre, puis au noir-bleuté quand elle est très mûre... de la famille des Rosaceae... fruit de l'Epine noire ou Prunellier sauvage &quot;Prunus Spinosa&quot;... de 0,50 cm à 3 mètres de haut avec des rameaux très épineux et une écorce brune, foncée, noirâtre, assez brillante. Il porte des petites feuilles caduques, ovales, finement dentées et ses fleurs blanches, mellifères, apparaissent en mars-avril-mai. Elles sont pour la plupart solitaires (parfois 2-4) portées par un pédoncule de 3-6 mm... Ses drupes, à un seul noyau presque lisse, appelées prunelles, font 6 à 15 mm maxi de diamètre, moins qu'un pois-chiche, sont astringentes et très âpres mais riches en tanin, en vitamine C et en acides organiques... Les racines, les feuilles, les fleurs et les fruits servaient autrefois, et peut-être même encore maintenant, à confectionner des infusions, des décoctions et autres breuvages médicinaux, diurétiques, laxatifs, et toniques. On prête aussi au Prunus Spinosa des vertus antispasmodiques... Ces fruits sauvages servaient également, et toujours en 2014, pour la fabrication d'une liqueur réputée - le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Patxaran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;-, et l'élaboration de l'eau-de-vie... Le Patxaran, ou Parachan, est une liqueur Basque fabriquée à partir de la macération dans de l'alcool anisé des prunelles sauvages, &quot;mes&quot; fameuses polosses finistériennes... Selon certains le nom Basque Patxaran, populairement employé en Navarre depuis la fin du XIXème siècle, est composé de Paitar, ou Pattar, liqueur et Aran, prunellier... Il est devenu, en Castillan, la marque labellisée &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Pacharan Navarro&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;... Mais il est dit également que le Patxaran remontrait au Moyen-âge, époque où les moines de l'Abbaye de San Salvadore de Leyre, fondée au début du XIème siècle près du lac de Yesa en Navarre, appelés au chevet du Roi de Navarre en la ville d'Olite, auraient offert au souverain un breuvage d'une couleur rouge sombre dont les vertus magiques auraient fait leur réputation dans la guérison des maux du système digestif... Aujourd'hui la labellisation indique que le Patxaran doit être rouge ou rosé intense... On raconte encore qu'il fut servi au mariage de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Gonofre de Navarra&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1394-1428), fils naturel du &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Roi Charles III de Navarre, dit&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Charles III le Noble&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1361-1425), avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Teresa De Arellano&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;en 1415... &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Gonofre de Navarra&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &quot;fruit&quot; de la liaison extra-conjugale du souverain avec &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Maria Miguel de Esparza&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (née en 1370)... Et encore, on sait que la &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Reine Blanche 1ère de Navarre&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1386-1441) prit du Patxaran pour ses propriétés médicinales quand elle fut malade au Monastère de Santa Maria de Nieva en 1441... Au Pays Basque et La Rioja, ou il est surtout consommé, chaque famille possède &quot;sa&quot; recette de Patxaran. Voici deux d'entre-elles : a) 1 litre d'alcool anisé (48°) plus autant d'eau ; 300 grammes de sucre en poudre ou, directement, 1 bidon de 3 litres de sirop anisé à 24° ; 250 gr. de prunelles ; 1 gousse de vanille ; 1 bâton de cannelle ; 5 grains de café ; cueillir les prunelles après les premières gelées. Astuce, on peut aussi les faire geler au congélateur, puis les dégeler en les mettant à sécher au soleil ou en les passant légèrement au four ; casser ou fendre tous les noyaux ; placer l'ensemble des ingrédients dans un grand récipient bouché (jerrican, par ex...) ; mettre le récipient au soleil, à macérer pendant 2 à 3 mois. Les noyaux prennent alors un goût d'amande et celui âpre de la pulpe s'élimine ; passer au tamis, puis patienter encore 2 mois avant la mise en bouteille... Ce Patxaran a un degré d'alcool situé entre 25° et 30°... Et voici la seconde recette b) : 350 gr. de prunelles ; 3 litres d'alcool anisé (24% Vol.) ; 1 bâton de cannelle ; 5 grains de café ; 3 fleurs de camomille ; et, enfin, un bon verre d'eau de vie... La cueillette des drupes de &quot;Prunus Spinosa&quot; après les premières gelées réduit l'astringence... Depuis les années 1997 on a commencé la culture domestiquée de Prunus Spinosa dans la géographie Navarraise, selon certains auteurs on le trouvait à l'état sauvage dans toute l'Europe... Si certains utilisaient aussi son bois pour fabriquer des cannes, moi j'en faisais des épées et des poignards, ou des fourches pour mes &quot;lance-pierres&quot; !! A Pont Aven j'en trouvais sur le talus gauche du chemin douanier surplombant la rivière, à l'entrée du &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;bois de Kerviguelen&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, sur la rive droite, et aussi près de la &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Roche forme&quot;, ou &quot;Sabot de Gargantua&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, non loin de la &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Passerelle&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, sur la rive gauche de l'Aven... Et encore à &quot;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Kerscaff&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&quot;, non loin du moulin à marée du &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Hénant&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; (commune de Névez)... et aussi sur un talus du &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Champ Ligeour&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, au-dessus de &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Rozambidou&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;... En fait, tous ces &amp;nbsp;&quot;Polossiers&quot;, que d'autres nomment aussi &quot;Epinettes sauvages&quot;, étaient bien implantés sur des talus de propriétés privées ou municipales, mais jamais je n'ai eu le moindre problème. Cette tolérance était au-delà du &quot;Droit d'usage&quot;, et nous n'étions vraiment pas très nombreux à cueillir et à consommer ainsi les &quot;Polosses&quot;... Je ne cite ici que les lieux les plus habituels de mes pérégrinations buissonnières et de mes cueillettes, il y en avait un peu partout, le Prunus Spinosa étant une espèce assez envahissante des friches et de certaines pâtures. De plus, du fait de ses épines, jusqu'à 2 centimètres, et de sa tendance à drageonner, le Prunus Spinoza était beaucoup utilisé pour former des haies infranchissables par le bétail... J'aimais tellement croquer ces &quot;Polosses&quot; qui me faisaient grimacer que je les mangeais aussi bien vertes que très mûres... Je restais parfois longtemps dans ces taillis pour me gaver, puis je me remplissais les poches et continuais mon chemin en &quot;picorant&quot; et en crachant les noyaux à distance, façon &quot;semailles olympiennes&quot;... Dans de nombreuses régions de France on fabrique aussi du &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Vin d'épines&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, une production essentiellement artisanale, locale et familiale, malgré quelques tentatives d'industrialisation systématique... J'étais loin de me douter de toutes les qualités du Prunus Spinosa et des &quot;Polosses&quot;, de Pont Aven ou d'ailleurs, lorsque je m'en gavais, et cela valait sans doute pour d'autres... Et des épines qui me déchiraient la peau et les vêtements j'ignorais totalement que l'on puisse fabriquer de la liqueur !! En Vendée et dans le Poitou cette liqueur est appelée &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Trouspinette&quot; ou &quot;Troussepinette&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, ce qui démontre aussi, bien sûr, l'implantation &amp;nbsp;relativement ancienne du Prunus Spinosa dans ces deux zones géographiques.. Voici l'une des recettes du &quot;Vin d'épines&quot; Vendée/Poitou : Cueillir une poignée d'épines tendres de Prunus Spinosa sur les jeunes pousses de l'année ; couper des morceaux de 10 mm maxi dans les bouts de ces tige tendres ; après lavage à l'eau claire, mettre l'ensemble à macérer dans un mélange de vin et d'eau-de-vie pendant 2 à 3 semaines, voire 4 ; filtrer cette macération ; ajouter du sucre, bien mélanger ; mettre en bouteilles et bouchonner ; réserver à l'ombre dans un endroit sec ; retourner régulièrement les bouteilles pour faciliter la dissolution du sucre... La liqueur en bouteilles bouchonnées se conserve parfaitement. Pour la macération certains utilisent du vin rosé... et parfois du vin blanc... et même du Cognac !! Selon les familles les mélanges varient, toutes n'en font pas... Les quantités d'ingrédients varient également : 1 belle poignée d'épines cueillies de préférence en mai, soit 180 à 200 grammes, voire 800 grammes !! ; 4 à 5 litres de vin &amp;nbsp;rouge assez corsé, minimum 12° en ordinaire &amp;nbsp;(ou rosé, ou vin blanc) ; 1 litre d'eau-de-vie à 40° (ou Cognac) ; 500 à 700 grammes de sucre... Le titrage de cette &quot;Troussepinette&quot; est de 17° Vol., minimum... On la sert, de préférence dans des verres &quot;Tulipe&quot;, fraîche en été, entre &amp;nbsp;5°C à 6°C, en apéritif ou en vin de dessert... aussi en hiver, en vin chaud avec du pain... A consommer avec modération..&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979503&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/01/4062817268.jpg&quot; alt=&quot;PRUNUS cESARUS&quot; /&gt;&lt;img id=&quot;media-5979505&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/00/2144849063.jpg&quot; alt=&quot;Prunus Avium&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le second des 6 fruits sauvages &amp;nbsp;est une&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;C&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;erise&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;... Une petite cerise, presque sans goût, peu charnue, rouge-jaune clair, plutôt rouge clair quand elle est mûre... et que je grignotais en juin-juillet-août. Peut-être une variété entre Prunus Cerasus, le griottier, produisant des drupes acides, et Prunus Avium, ou cerisier des bois, ou encore &quot;Guignier sauvage&quot;, le merisier donnant des cerises douces... Quand je dis presque sans goût c'est bien parce que ces cerises là étaient assez sèches, ne produisaient que très peu de jus, avec une pulpe peu épaisse qui couvrait tout juste chaque noyau unique de chaque drupe... une cerise &quot;chiche&quot; qui ne donnait rien de son histoire et ne cherchait pas à plaire aux palais et aux papilles... pas même à nourrir. Ces cerises là n'intéressaient peut-être les oiseaux que pour les noyaux... et quelques grands-mères qui les utilisaient pour &quot;épaissir&quot; leurs liqueurs... et moi, pour mes grignotements &quot;coupe-faim&quot; particuliers, presque psychologiques, mais il fallait que j'en ingurgite une très grande quantité car elles étaient bien moins nourrissantes que les Polosses... Le Prunus Cerasus est un petit arbre, dépassant rarement les 8 mètres de haut, qui drageonne facilement. A l'état sauvage c'est un arbrisseau formant des buissons dans les haies, les lisières des bois clairs et sur les talus. Ses branches, plus faibles que celles du merisier, sont étalées ou pendantes... Le Prunus Avium, ou merisier, ou Cerisier des oiseaux, est un arbre présent en Europe dès l'époque du &amp;nbsp;néolithique et, provenant des rivages de la Mer Caspienne, cette espèce s'est répandue. Seul arbre de sa famille à ne pas être cultivé il s'est adapté naturellement... On le trouve également en Afrique du Nord... Prunus Cerasus et Prunus Avium sont du genre des Rosaceae, comme Prunus Spinosa... Prunus Avium, &amp;nbsp;le merisier, peut monter jusqu'à 15 ou 35 mètres et se développer tout seul dans les friches, c''est un arbre vigoureux à port légèrement pyramidal, avec un tronc étroit et une écorce rugueuse et brillante... Il peut vivre une centaine d'années... Au XVIème siècle, une Ordonnance Royale met fin à sa prolifération en France, une préférence étant alors accordée à l'extension du chêne... Ses fleurs sont petites et blanches, la floraison va de mai à juillet et son feuillage est caduc. Ses fruits, ou drupes, les merises, sont pendues au bout d'un long pédoncule, la queue de merise/cerise. Celle-ci a des propriétés diurétiques... Aucun des &amp;nbsp;deux cerisiers dans lesquels je grimpais ne correspond strictement, bien que de la même famille, aux descriptions &quot;botanistiques&quot; rigoureuses des Prunus Avium et Prunus Cesarus... Mes cerisiers sauvages étaient beaucoup plus rachitiques, beaucoup moins productifs, moins &quot;nourriciers... une &quot;cousinade&quot; de rejetons sur un pauvre sol caillouteux régulièrement arrosé d'eau saumâtre, notamment les deux près de la &quot;Roche Forme&quot;... Certains auteurs, botanistes, &amp;nbsp;considèrent le merisier comme le compartiment sauvage de Prunus Avium, à partir duquel &amp;nbsp;a été &amp;nbsp;développé un compartiment cultivé de cerisiers doux sélectionnés pour leurs plus gros fruits... La culture du merisier pour ses fruits remonterait au IVème siècle avant notre ère, d'après les traces archéologiques trouvés en Asie Mineure (Caucase, Anatolie). Les premières cultures seraient grecques puis romaines... Selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Pline l'Ancien&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, toujours lui, c'est le général romain &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Lucius Licinius Luculus&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né en 115 Av. J-C-dcd vers 57 Av. J-C) qui, lors de sa campagne militaire de 71 Av. J-C contre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Mithridate VI Eupator, ou Mithriade le Grand&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né vers 132 Av. J-C-dcd en 63 Av. J-C), Roi du Pont, sur la côte sud de la Mer Noire, aurait découvert et apprécié les cerises de la Ville de Cearus (actuellement la ville turque de Giresun) et les aurait ramené à Rome en 68 avant notre ère... Le médecin Grec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Dioscoride Pedanius d'Anazarbe&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né vers 40 Ap. J-C-dcd vers 90 Ap. J-C) mentionne dans son &quot;De Matéria Médicas&quot; des Kerasia qui, consommées fraîches, sont bonnes pour l'intestin... Le Kerasia est le fruit du merisier ou le merisier lui-même... Pour &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;V. A Evreinoff&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (11) &quot;&lt;em&gt;il n'y a pas de doute que l'homme primitif récoltait dans les bois ses fruits sauvages... il est de même probable que l'homme de cette époque reculée multipliait les meilleures formes du merisier sauvage qu'il rencontrait&lt;/em&gt;&quot;... Les premières indications sur le merisier nous sont données par &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Théophraste&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; au IV siècle Avant J-C... Le médecin &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Diphilius Siphimus&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (IIIème siècle Av. J-C) mentionne que Keraisa (nom qu'il donne au merisier) est riche en jus et utilisé avec succès contre les maladies infectieuses... ce même auteur mentionne deux variétés en culture : &quot;Merise rouge&quot; et &quot;Merise de Milet&quot;... &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dioscoride&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; parle même de cette espèce en termes élogieux... &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Pline l'Ancien&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; décrit déjà 10 variétés de cerisier et de merisier&quot;... &quot;Mes&quot; deux arbres étaient plantés rive gauche de l'Aven, sur le talus à quelques mètres de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&quot;La Roche Forme&quot; ou &quot;Soulier de Gargantua&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;... et à leurs pieds, entre eux, il y avait &quot;Mes&quot; Prunus Spinosa !! Je pouvais donc varier, relativement, à cet endroit là, mes &quot;menus&quot; fruitiers... En vérité, dans la campagne Pontaveniste, j'avais accès à d'autres cerisiers plus chargés de fruits charnus, cultivés, mais j'aimais ces deux cerisiers sauvages là... j'adorais y grimper mais pas seulement pour &quot;grignoter&quot;... J'avais mes petites habitudes et c'était un super poste d'observation au pied de la &quot;Montagne Sainte Marguerite&quot;, avec vue panoramique sur le port... Une étape saisonnière dans mon cheminement de découverte du monde... &quot;L'analyse génétique et morphologique des noyaux de Prunus retrouvés dans l'eau lors des fouilles du Site Romain Vicus Tasgetium, à Eschenz, près du Lac de Constance en Suisse (de - 100 à + 3) ont permis d'établir que sur les 3500 noyaux de Prunus, 90% venaient de cerises de P. Avium/Cerasus et le reste était constitué de prunelles P. Spinosa, de Prunéoliers P. Insititia et de prunes P. Domestica&quot; (12).... Il me plait de penser &amp;nbsp;l'émergence du &quot;Moi&quot;, mon &quot;Moi&quot;, par une part de Prunus de l'inconscient collectif, tel que celui-ci est appréhendé par &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Carl Gustav Jung&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1875-1961) !!... Et, pour clore ce paragraphe sur la cerise, alors que je réside actuellement à Strasbourg, je me dois de citer le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Kirsch&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, une eau-de-vie très appréciée dans l'Est, obtenue par une double distillation de jus fermentés de cerises. Le Mot Kirsch vient de L'Allemand Kirsche, cerise... Une navigation sur le web vous en dira plus...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-5979135&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/00/3923473304.jpg&quot; alt=&quot;La Roche-Forme ou le Soulier de Gargantua&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La &quot;Roche Forme&quot;, ou le &quot;Soulier de Gargantua&quot;,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; une forme de sabot retourné... J'en parlerais sûrement encore dans mes prochaines publications sur ce blog... Comme de nombreux copains d'enfance j'a passé de longs moments assis sur sa semelle... Une légende raconte que si la côte Bretonne est si découpée, &quot;fractalisée&quot;, c'est à cause de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Gargantua&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;... Lorsque le géant se disputait avec sa femme et tapait du pied à Pont Aven pour lui tenir tête, un morceau se détachait de la côte. C'est pourquoi le littoral de la Bretagne est si découpé, et la raison de la formation des nombreux îlots et îles... Cette légende dit aussi que, depuis le &quot;Bois d'amour&quot; jusqu'à la &quot;Passerelle&quot;, zone peuplée de Korrigans, les nombreux rochers qui parsèment l'Aven sont, en fait,, les graviers qui sortaient du soulier de Gargantua lorsque celui-ci se déchaussait... Et, par ailleurs, d'après &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Jacques de Vitry&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1160 ou 1170-dcd en 1240), &quot;&lt;em&gt;On appelait le &quot;Bain de pied de Gargantua&quot; un trou arrondi, profond d'un mètre et large d'autant, que l'on remarquait sur un gros bloc avant la construction du nouveau quai&quot;... de Pont Aven&lt;/em&gt;. De nombreuses histoires sont racontées sur ce sabot !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979560&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/01/00/3795798591.jpg&quot; alt=&quot;Mures sauvages&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le troisième des 6 fruits sauvages de mon enfance est la&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;M&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;ûre&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, mûron (rubus nigrum) ou mûre sauvage, fruit de la Ronce, ou Rubus Fruticosus (Linné, 1753), de la famille des Rosacées... Ronce des bois, Ronce des haies, mais également appelée &quot;Murier du renard&quot;, &quot;Murier sauvage&quot;... L'espèce est originaire du continent formé par l'Europe et l'Asie, c'est-à-dire l'Eurasie... En fait, on trouve la ronce vivace à épines un peu partout, dans tous les pays et toutes les régions, elle s'installe sans difficulté sur tous les terrains et ses capacités à marcotter favorisent son développement avec une redoutable efficacité... L'étymologie du latin Fruticosus, donnée par des auteurs anciens, est : plein de rejetons, ou plein de buissons, ou plein d'arbrisseaux, ou ombragé... ce qui semble bien signifier l'aptitude envahissante de cette plante... Rubus Fruticosus, qui a des fleurs blanches, est d'abord le signe du monde sauvage... C'est un arbrisseau nitrophile, vivace par ses tiges souterraines qui produisent chaque année de nouvelles tiges aériennes sarmenteuses qui peuvent dépasser les 4 mètres d'envergure, mais ne fructifient que la seconde année... La flroraison est au printemps et les fruits, qui murissent en Aoüt/Septembre, prennent successivement la couleur verte, puis rouge et enfin bleu noir ou noir violacé... Son feuillage est caduc... J'ai croqué d'innombrables mûres noires, j'aimais presque autant les rouges, plus acides, mais je me nourrissais aussi avec les vertes... A Pont Aven, comme ailleurs, il n'était guère difficile de trouver des ronciers, ou ronceraies (1ère apparition de ce mot en 1771)... et j'avais quelques &quot;coins&quot; favoris où trouver des mûres, ainsi, encore, le &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;champ Ligeour&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; et les terrains près de &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Kerscaff&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, mais aussi les alentours du &quot;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;château de Rustéphan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&quot;, les chemins du &quot;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Bourgneuf&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&quot;, du &quot;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;Guérig&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, de &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;K&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;éramperchec&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, et quelques autres sites de cueillettes estivales qui &quot;parsemaient&quot; mes pérégrinations buissonnières... Je n'ai jamais rapporté de mûres à la maison, je me &quot;gavais&quot; sur place !! Ma mère ne fabriquait jamais de confitures... Le mot Ronce est tiré du latin Rumicem, -is, accusatif de Rumex, épine, il est attesté au IXème siècle au sens de Ronce chez &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Marcellus Empiricus, &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;surnommé L'Empirique ou Marcellus de Bordeaux (né vers le milieu du IVème siècle)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, qui était un aristocrate, haut fonctionnaire impérial et Philiatre (amateur éclairé de médecine) et auteur d'un Traité médical &quot;De Médicamentis&quot;, en 36 chapitres, sans doute rédigé au début du Vème siècle, postérieurement à 408, date de l'avènement de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Théodose II&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né en 401-dcd en 450), Empereur Romain d'Orient... La naissance et la mort de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Marcellus&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, d'origine gauloise, sont difficiles à situer, aussi les chercheurs doivent-ils procéder par recoupements, et certains pensent qu'en 388 il était ami avec &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Lucain, ou Flavius Rufinus&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (335-395), Préfet du Prétoire d'Orient sous &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Théodose II&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;... Son Traité &quot;médical&quot; a été beaucoup critiqué, et selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Antoine Thomas&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, si &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Marcellus Empiricus&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, qui fut Maître des Offices à la Cour de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Théodose II&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, &quot;&lt;em&gt;n'a pas fait faire de progrès à la médecine, la Botanique lui doit, en revanche, une particulière connaissance&lt;/em&gt;&quot;... Et selon l'expression des Professeurs-docteurs &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Maurice jacques Bariety&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Charles Coury&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Marcellus Empiricus&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; a &quot;&lt;em&gt;fait connaitre aux Médecins Romains de la Décadence les ressources de la Flore gauloise&lt;/em&gt;&quot;... Un Poême de 78 vers termine &quot;De Medicamentis&quot;... En 1770, selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Carl Von Linné&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(1707-1778), Rumex à d'abord désigné une sorte d'arme de jet... et une sorte d'Oseille, ou de Patience, ainsi nommée à cause de la forme de la feuille en fer de lance... Le mot mûre vient de l'ancien français Meure, issu du Bas-Latin Mora, pluriel devenu féminin, du substantif neutre Morum, désignant le fruit du mûrier, la mûre sauvage...&amp;nbsp; Traditionnellement, depuis &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Dioscoride, Claudius Galenus dit Galien&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né vers 129 et dcd vers 200 ou 216), médecin grec de l'Antiquité, et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Pline l'Ancien&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, on utilisait des décoctions des tiges, des broyats de feuilles, ou le jus de fruits, contre les ulcérations buccales (Herpes, Angines), pour arrêter le flux des ventres ou soigner les morsures d'un serpent nommé &quot;Prester&quot;... Selon le poête &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Stoîcien Marcus Annaeus Lucanus, dit Lucain&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né en 39-dcd en 65), le serpent Prester est un &quot;serpent de feu&quot;... &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Lucain,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; dans son ouvrage &quot;Pharsale&quot;, semble faire référence au Dragon mythologique... mais aussi aux douleurs insupportables du venin brûlant, la chaleur incendiaire d'une morsure de serpent venimeux !! Ce qui ne le caractérise guère !! Les feuilles de ronces, desséchées, sont astringentes et toniques, légèrement antibactériennes et s'emploient en gargarisme sous forme d'infusion de 2 grammes par litre d'eau... La mûre sauvage est moins riche en vitamines A, B, C, et E que la mûre cultivée, mais possède 3 fois plus de fibres... La ronce sauvage, comme la cultivée, est une excellente source d'antioxydants, elle contient aussi des minéraux, dont le potassium, le phosphore et le Magnésium, et des Oligo-éléments tels le cuivre, le zinc et le manganèse... Les fruits verts, si âpres au goût et que j'aime pourtant toujours autant, ont aussi et encore, la réputation d'être astringents et donc constipants... Il est dit aussi que les décoctions de ronce sont plus riches en principes actifs que les tisanes... Un &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Vin de mûres&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, artisanal et familial, est fabriqué dans de nombreuses régions, je ne dispose pas, pour le moment, de recette à présenter ici... Une autre boisson alcoolisée, plus connue, la &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Crème de mûre&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, dont la base est une variante du &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Kir,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; circule sur le net... Le Kir est une spécialité de Bourgogne, un apéritif baptisé à son nom par l'homme politique Français, prêtre séculier et chanoine &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;Félix Adrien Kir&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (1876-1968) de Dijon, de 1945 à sa mort... A son époque le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Kir&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; était composé d'une crème de cassis à 20° avec 2/3 de Bourgogne aligoté, aujourd'hui c'est 1/5 de crème de cassis de Dijon à 20°, allongé de 4/5 de Bourgogne aligoté. Il existe même un &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Kir Breton (crème de cassis + cidre) et un Kir Celte (crème de cassis + muscadet ou Chouchen !)&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;!!... L'écorce de la ronce peut être utilisée, taillée en lames ou en lanières, pour la vannerie... J'ai souvent eu l'occasion de subir la griffure profonde des ronces lors de mes cueillettes et de mes chutes dans les ronciers ou lorsque je travaillais, enfant ou adolescent, au débroussaillage des talus et des jardins... Lorsque je faisais équipe avec mon père dans les fermes des environs j'ai assez souvent utilisé, selon les contextes, une technique de laçage et de nouage des fagots de ronces avec de telles lanières d'écorces grossièrement &quot;épinées&quot;... Ces fagots servaient à la formation des litières pour les bestiaux... une technique paternelle de fagotage notamment employée, lorsque l'on manquait de fil de fer, pour les fagots de lande destinés aux parcs à moules et à huîtres... Les tiges les plus anciennes et les plus grosses du roncier servent également en ébénisterie de luxe, on dit que lorsqu'on les tranche elles parfument... Je viens aussi de découvrir que les Grecs appelaient la ronce, plutôt ses fruits, &quot;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le sang des Titans&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&quot;, les enfants d'&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Ouranos et de Gaïa&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, parce qu'ils étaient censés provenir du sang répandu par ceux-ci au cours de la lutte qu'ils durent soutenir contre les Dieux... et selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Ovide, ou Publius Ovidus Naso&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (43 Av. J-C- dcd en 17 ou 18 Ap. J-C), les mûres auraient rougi à la suite du suicide des deux amants Pyrame et Thisbé, qui &amp;nbsp;se rencontraient souvent sous ses rameaux... On soutient, encore aujourd'hui, que pour ne pas subir ce sort tragique, deux amoureux ne doivent pas se fixer rendez-vous sous un mûrier... Et sur cette belle légende il m'est impossible de résister ici au plaisir d'écrire cet extrait de la traduction du texte d'Ovide &quot;Métamorphoses&quot; par G. T Villenave... (13), c'est Thisbé qui clame : &quot;&quot;&lt;em&gt;Ô, parents trop malheureux ! Vous, mon père, et Vous qui fûtes le sien, écoutez cette dernière prière ! Ne refusez pas un même tombeau à ceux qu'un même amour, un même trépas a voulu réunir ! Et toi, arbre fatal, qui de ton ombre couvres le corps de Pyrame, et vas bientôt couvrir le mien, conserve l'empreinte de notre sang. Porte désormais des fruits symboles de douleur et de larmes, sanglant témoignage du double sacrifice de deux amants !&lt;/em&gt;... Je note dans une autre traduction du même texte, celle de Louis Puget (14), ce qui me semble être le mûrissement du rouge au noir : &quot;&lt;em&gt;le fruit de l'arbre, arrivé à sa maturité, prend une couleur sombre, et leurs cendres (de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pyrame et Thisbé&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;) reposent dans la même urne&lt;/em&gt;&quot;... Dans la tradition latine le terme Pyraméa Arbor - Arbre de Pyrame - était aussi parfois employé pour désigner le mûrier... De nombreuses légendes et histoires magiques et religieuses circulent sur Rubus Fructicosus, la ronce, en voici quelques-unes, courtes amorces, tirées au hazard... Ainsi, selon Pline l'ancien, la récolte des rameaux, bourgeons ou fruits du mûrier, à usage magique devait, de préférence, se dérouler les nuits de pleine lune... Et, plus près de nous, en Angleterre, on raconte que l'on ne doit pas cueillir ses fruits après la date des Old Michaelmas (11 octobre) car c'est alors que Satan fut banni du Ciel et précépité dans un Roncier : il en maudit les fruits et on dit même qu'il cracha dessus !!... On dit aussi que l'arbuste présenté au Monastère Sainte Catherine du Sinaï comme le Buisson Ardent par &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;J&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;onathan, Prince du Royaume d'Israel, fils de Saûl&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;t&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt; de l'Evangile&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, est une Ronce Commune... On parle également beaucoup du mûrier dans la Bible (1er et second livre de Samuel de l'ancien testament)... Et sur un tel Buisson ne peut voleter qu'un joli papillon, &quot;L'Argus vert&quot;, ou &quot;L'Argus de la ronce&quot;, ou &quot;Thecla de la ronce&quot;, le Callophrys Rubi Linnaeus (1758)... Mâle et femelle sont identiques, le dessous de leurs ailes est vert et le dessus brun-grisâtre... On le voit &quot;papillonner&quot; de mars à juin, parfois en juillet et août, plus rarement semble-t'il... C'est un papillon diurne, ou Rhopalocere, dit papillon de jour, avec deux antennes dont les extrémités sont comme des petites massues (Rhopalo, en grec, massue). Il se pose donc les ailes fermées et la couleur verte de celles-ci ne provient pas de pigments mais est due à la réflexion de la lumière par les écailles... Ce papillon Callophrys Rubi.L est sur la Liste Rouge Européenne de l'&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;UICN&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (2010) et sur la Liste Rouge des Rhopalocères de France Métropolitaine (2012), ce qui signifie qu'il est en forte régression et donc en danger de disparition !! La raison peut être imputée à la prolifération des pesticides-insecticides-herbicides mais aussi aux techniques mécaniques de débroussaillage extrême et de fauchage systématique des ronciers et autres habitats habituels de ce papillon, et autres faunistiques... J'invite le lecteur à considérer aussi ici mes trois premiers paragraphes, particulièrement sur l'aseptisation de l'environnement pour favoriser, essentiellement, l'expansion &quot;économico-touristique&quot;... Le touriste ne devant pas risquer les griffures... quelles qu'elles soient !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979446&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/02/3552976787.JPG&quot; alt=&quot;Là, au pied de cet Immeuble, il y avait deux figuiers sauvages&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;img id=&quot;media-5979137&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/02/2298949942.jpg&quot; alt=&quot;La Figue&quot; /&gt;La &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;F&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;igue sauvage&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt; est le quatrième 6 fruits &quot;sauvages&quot; de mon enfance&lt;/span&gt; &amp;nbsp;Pontaveniste... &amp;nbsp;En vérité je n'ai jamais &lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;vraiment mangé de figues sauvages à Pont Aven, chacun comprendra pourquoi ensuite, mais je tiens simplement à rapporter ici qu'il y avait aussi de tels figuiers sauvages dans le Finistère, sur les rives de l'Aven. Sur les hauteurs environnantes quelques figuiers &quot;domestiqués&quot; étaient plantés dans quelques propriétés privées, et certains avaient une assez grosse production, jamais je n'y suis allé &quot;chaparder&quot;, et pourtant cela ne m'aurait pas été très difficile, et aurait parfois bien assouvi ma faim et celle de mes proches... Sur les rives de l'Aven j'ai le souvenir de 2 beaux arbres penchés sur l'eau, avec d'assez grandes feuilles (15 à 20 cm) toujours vertes, pas très haut, environ 3 à 4 mètres, au port étalé en voûte... L'un près du Pont, au centre ville, en amont, sur la rive gauche, près d'un petit lavoir, en face de l'ancien moulin Limbourg, un peu en amont de la &quot;Chapelle&quot; (qui en réalité était le wc public municipal). Désormais ce site est &quot;surplombé&quot; par une nouvelle passerelle en métal, que je déplore... L'autre, encore sur la rive gauche, vers le quai, non loin de la &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;cale Sinquin&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, à une centaine de mètres de la &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Passerelle&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; en ciment rustique, au pied du pignon d'un immeuble bourgeois, en bas d'un petit escalier en pierres, accroché aux rochers d'un chaos de grosses pierres formant lavoir... Il y avait quelques autres figuiers sauvages plantés plus en amont, mais je ne fréquentais que très peu ces autres lieux là, ils n'éta&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;ient pas sur les circuits de mes &quot;terrains de jeux-buissonniers&quot; habituels et préférés... J'ai goûté de nombreuses fois les fruits toujours verts de ces deux arbres mythiques, ils étaient absolument immangeables !! Sous ces arbres, souvent le sol était tapissé de fruits tombés, et une myriade de moucherons noirs voletaient alentours... Mais l'été, sur le bord de l'eau, sous l'ombrage de ces figuiers sauvages il faisait bon et frais... En fait, le figuier sauvage &amp;nbsp;ne donne pas de fruits comestibles, il est appelé &quot;&lt;/span&gt;&lt;strong style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Capri-Figuier&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;, ou Capri-Ficus... Le nom générique Ficus est le nom latin du figuier, il est peut-être dérivé du Grec Syké d'origine Phénicienne, et Carica l'adjectif spécifique qui signifie originaire de la Carie, ancienne province d'Asie Mineure d'où, selon certains botanistes, le figuier est censé provenir, soit le Figuier Carica. L, de la famille des Moracées, aussi appelé &quot;Arbre à Cariques&quot;... L'existence du figuier en France au Quaternaire est prouvée par des empreintes de feuilles et de fruits frais découverts dans le Bassin Parisien... Le figuier commun à fruits comestibles, Ficus Carica, existe au moins depuis 4000 Av. J-C (les dernières découvertes archéologiques remontent plus loin encore) puisque, à cette époque, sa culture était déjà pratiquée au Moyen Orient, et ce sont les Phéniciens qui le firent connaitre en Méditerranée. Les Carthaginois, puis les Grecs étendirent sa culture et les Romains la propagèrent dans tout le Bassin Méditerranéen en généralisant sa plantation... Vers 100 Av. J-C, Pline l'Ancien évoquait déjà la culture de 29 variétés de figues différentes... Aujourd'hui on compte près de 700 variétés de figuiers... Si la figue était à la base du régime des athlètes en période olympique, elles étaient aussi un aliment de base pour toutes les populations, dans tous les milieux... Selon le Poète latin &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Horace, ou Quintus Horatius Flacus&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né en 65 Av. J-C-dcd en 8 Ap. J-C), le figuier à donné son nom au foie, Ficatum, depuis qu'un éleveur nommé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Agricus&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; engraissa ses oies avec des figues pour obtenir un foie gras au goût particulièrement apprécié des nobles romains... En France, la figue connut un réel succès à partir du règne de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Louis XIV, le Roi Soleil&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1638-1715), et ce jusqu'à la fin du XIXème siècle. &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le jardinier du Roi, Jean Baptiste de La Quintinie&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (1626-1688), lecteur de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Pline l'Ancien&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lucius Junius Moderatus Columelle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (né sous le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;règne d'Auguste et de Tibère&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;), l'auteur de &quot;De Re Rustica&quot; vers 60-65 Av. J-C, et &quot;De Arboribus&quot;, fervent défenseur du figuier, en fit des plantations au Potager du Roi à Versailles, taillées en espalier contre des murs ensoleillés... Ensuite, puisque trop fragile pour être transportée, la figue a été produite au sortir de Paris, dans la commune d'Argenteuil. On y trouvait quelques 50 hectares de figuiers plantés sur des coteaux exposés plein sud. Et cette plantation &quot;banlieusarde&quot; donna son nom à de nombreuses nouvelles variétés comme la &quot;&lt;/span&gt;&lt;strong style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Rouge de Montreuil&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;, mieux connue sous le nom de &quot;Dauphine&quot;... Le figuier à longtemps gardé son secret jusqu'à sa découverte par les Egyptiens. Il était effectivement déjà aussi cultivé au temps de l'Egypte Pharaonique, et considéré comme un don des Dieux pour sa prodigalité. Les Egyptiens avaient en effet compris l'association de l'arbre et du Blastophage !!... Les figuiers mâles, dits aussi &quot;Figuiers de bouc&quot;, ou Capri-Ficus, ne produisent que des Figues-Fleurs qui ne parviennent jamais à maturité... L'absence de fleurs apparentes chez le figuier est une particularité qui avait déjà été observée par le philosophe, logicien et scientifique Grec A&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;ristote Le Stagirite&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; (né vers 384 Av. J-C-dcd en 322 Av. J-C) et &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Théophraste&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;dans le Livre V de son ouvrage sur l'histoire des plantes déjà cité ici plus haut... Les fleurs de figuiers, des centaines, invisibles à l'oeil nu car minuscules, et dont la floraison à lieu au printemps, sont &quot;apétales&quot;, unisexuées... Elles sont enfermées, regroupées, dans un réceptacle floral creux et piriforme appelé Sycone ouvert à son extrémité par un petit orifice nommé &quot;Oeil&quot; ou Ostiole... Ce Sycone est donc, en fait, le réceptacle des fleurs dont la maturation, avec ou sans fécondation, donne une figue-fleurs... c'est la Parthénocarpie, du Grec Parthénos, vierge, et Karpos, fruit. Cette figue-fleurs est donc évidemment dépourvue de graines puisqu'elle n'a pas été pollinisée... Les vrais fruits sont les innombrables petits grains qui parsèment la chair de la figue, ce que les Botanistes appellent les akènes... Le figuier est considéré comme espèce dioique, c'est-à-dire que les pieds mâles et femelles sont séparés... et la pollinisation est obligatoirement entomophile car seul un insecte peut se déplacer du figuier mâle vers le figuier femelle... Et le mystère de cette pollinisation est le Blastophage, ou Blastophaga Psenes, un insecte totalement dépendant du figuier sauvage, ou Capri-Figuier, dans lequel il s'abrite durant l'hiver... En fait, les figuiers mâles, ou Capri-Ficus, ou Capri-Figuiers, portent en hiver des figues vertes à l'apparence desséchées, ce sont ces dernières qui abritent les larves de ces Blastophages (ponte d'automne) qui donnent naissance vers la mi-mai (printemps) à une première génération d'insectes... C'est un moucheron noir qui évolue et se reproduit dans les 3 générations florales annuelles, 3 sortes de figues-fleurs : 1) Les figues qui se développent au printemps (mi-mai/juin), et produisent des fleurs mâles et des fleurs femelles avec un &quot;style&quot; court. Le Blastophage a) va pondre et se couvrir de pollen ; 2) Les figues d'été (juillet/août.), qui possèdent des fleurs femelles à &quot;Style&quot; long seront fécondées par le pollen apporté par le Blastophage a) qui cherchera en vain à les parasiter. En juillet une nouvelle génération d'insectes b) voit le jour... ; 3) Les figues d'automne, qui possèdent un &quot;Style&quot; court permettent un parasitisme par l'insecte b)... Une nouvelle génération de Blastophages sera ainsi disponible pour le printemps suivant, et ainsi de suite, chaque année... Il est à noter que les Blastophages femelles sont ailées alors que les mâles non... Le Blastophage est donc indispensable à la reproduction sexuée et ne se développe pas dans les régions froides, comme, par exemple, dans le Nord de la France. Seules les fleurs provenant du Capri-Figuier sont productrices de pollen, donc utiles pour les figuiers du voisinage si ces derniers ont besoin d'être pollinisés. Attiré par le parfum des fleurs femelles le Blastophage sort de l'Ostiole, ou &quot;Oeil&quot; du Sycone du Capri-Figuier, et s'envole, en transportant sur son dos le pollen des fleurs pour aller féconder les fleurs femelles du figuier voisin, en &quot;culture&quot;... La fécondation printanière des fleurs des figuiers femelles donnera, au mois d'août et de septembre, des figues qui pourront être dégustées... Le figuier fructifie dès sa 4ème année et donne, selon les variétés 1, 2 ou 3 générations par an. Il atteint sa pleine maturité à 12 ans et cette fructification peut durer 12 années... La &quot;peau&quot; de la figue, en murissant, prend une couleur verte, puis vert-jaunâtre ou violette, parfois très sombre, pratiquement noire... Le Capri-Figuier vit plus longtemps que le figuier cultivé car la &amp;nbsp;production fruitière de ce dernier l'épuise... La figue est désormais considérée comme le plus &amp;nbsp;ancien fruit domestiqué depuis la découverte, en 2006, dans la Vallée du Jourdain en Palestine, de 9 figues Parthénocarpiques, c'est-à-dire ne produisant pas de graines, et dont la culture nécessite l'intervention de l'homme pour la mise en culture, par le bouturage. Ces figues seraient vieilles de 9400 à 9200 Av. J-C - soit un écart de 5400 ans avec celles du Moyen-Orient, citées ici plus haut - et donc de la même époque que la culture du riz en Asie, mais 1000 ans plus tôt avant celle du blé, de l'orge et des légumineuses. C'est donc peu dire lorsqu'on raconte que le figuier symbolise la volonté de survivre !! La figue fraîche ou sèche est très digeste et à une très grande valeur nutritive, surtout à l'état sec... Elle contient beaucoup de sucre, des protéines, des lipides, du potassium, du phosphore, du calcium, des Oligoéléments, des vitamines telles la vitamine A, B et beaucoup de vitamine C à l'état frais, et des fibres... Parmi les Oligoéléments on retrouve du fer, du zinc, du manganèse, du fluor et du sélénium... De ce fruit très riche un proverbe dit que &quot; &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour qu'une figue soit bonne, elle doit porter un habit de pauvre (pellicule grisâtre et frippée), un oeil d'ivrogne (mouillée, avec une gouttelette perlant à l'Ostiole) et un cou de dévote (retombant, par rapport au pédoncule&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;)&quot;... Le figuier est aussi l'&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;A&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;b&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;re de Dyonisos&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Dieu de la fécondité dans la Mythologie Grecque et à Rome il est dédié au&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Dieu Mars&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979562&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/01/01/3359466080.jpg&quot; alt=&quot;La Nèfle&quot; /&gt;&lt;img id=&quot;media-5979563&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/02/537454832.jpg&quot; alt=&quot;La nèfle&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le cinquième des 6 fruits sauvages de mon enfance est la&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;N&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;èfle&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;... Ce nom semble provenir de l'ancien Français Mesle, &lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;comme on le dit aussi dans le Bocage Vendéen, lui-même sans doute dérivé, comme Mèle, du latin Mespilum, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;un mot emprunté au Grec Mespilon... qui serait formé des mots Grecs Mesos, milieu, et Pilos, balle, en référence à &lt;/span&gt;a forme hémisphérique de ce fruit d'hiver... De Mêle on fait également Meilleraie, un lieu planté de Mêliers... On retrouve ces mots, Mesle et Mêle, dans le &quot;Dictionnaire Angevin et François&quot; de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Gab&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;riel Joseph Du Pineau&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; Ga, publié en 1746-1748, et dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Cormeau&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; qui précise que le mot Melier (nèflier) figure chez le poête &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ronsard &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(1924-1585). Selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;C&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;ormeau&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; cet arbuste &quot;&lt;em&gt;est considéré dans les mauges et dans tout l'ouest comme une essence sacrée, ayant pouvoir de donner ou d'éloigner les sort&lt;/em&gt;s&quot;... D'après &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pierre-Louis Augereau&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1962-) &quot;l&lt;em&gt;es sorciers l'utilisaient pour fabriquer leur baguette magiques et les paysans en accrochaient ne branche dans leur étable pour protéger leur bétail du mauvais sort&lt;/em&gt;&quot; (15)... J'aimais beaucoup ce fruit charnu là, et je trouvais assez facilement des Néfliers Communs -Mespilus Germanicus, de la famille des Rosacées- dans tous les &quot;coins&quot; de la campagne Pontaveniste... encore à &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Keramperchec&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, à &quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Kergam&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&quot;, &quot;k&lt;strong&gt;&lt;em&gt;erviguélen&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, aux alentours du &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bourgneuf&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, du &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Guérig&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, et toujours et encore sur le talus du &quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;champ Ligeour&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&quot;, mais également sur les chemins vers le &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Moulin à marée du&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Hénan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; et &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kerdruc&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, et ailleurs encore.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979573&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/01/2084988604.jpg&quot; alt=&quot;Moulin à marée du Hénan&quot; /&gt;Le néflier aime les terrains siliceux, la terre grasse et sablonneuse. Il supporte les terrains acides mais redoute les sols calcaires. Il résiste aux grands froids et on peut le trouver jusqu'à 800 à 900 mètres d'altitude, mais aussi au bord des ruisseaux. Il aime l'air tempéré... Le plus souvent je consommais la nèfle n'importe quand, qu'elle soit mûre ou non, c'était mon truc à moi... En fait je ne l'aimais pas lorsqu'elle était complètement &quot;Blet&quot;... Avant le &quot;Blettissement&quot; sa chair est très acide, assez dure, j'appréciais cette acidité... Je cueillais la nèfle et, sans épluchage, je la grignotais ou l'embouchais entièrement. Je suçotais lentement et longuement ses noyaux, je les avalais souvent... mais aussi je m'amusais à les cracher au loin, vers une cible réelle ou imaginaire... La nèfle est donc un fruit charnu, en forme de toupie déprimée au sommet, et surmontée des cinq dents persistantes du calice, le reste de 5 sépales, comme une petite couronne d'un fruit roi... Au centre de la partie déprimée, ou coupe, on peut voir les restes des étamines et des 5 styles de l'ovaire... C'est une fausse drupe, en fait un Piridion de 3 à 4 centimètres de diamètre... Sa chair entoure 5 noyaux qui contiennent de l'Acide Cyahydrique, ou Acide Prussique, des noyaux assez durs et étanches pour ne représenter aucun risque d'empoisonnement... Je témoigne que ces noyaux étaient durs, car après les avoir avalés, souvent en grand nombre, je les retrouvais dans mes selles, entiers et intacts, le lendemain. Jamais je n'ai été malade et jamais je n'ai eu le moindre malaise... Selon &lt;em&gt;&lt;strong&gt;François Couplan&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (16) cet &quot;Acide Cyahydrique&quot; est très toxique en grande quantité, il produit des troubles respiratoires et nerveux pouvant entraîner la mort, spécialement chez les enfants les plus sensibles&quot;. Mais notre &quot;&lt;em&gt;corps peut cependant l'éliminer facilement s'il n'est présent qu'en petite quantité, et peut d'ailleurs avoir dans ce cas une action bénéfique sur l'organisme, puisqu'il se montre antispasmodique, sédatif et favorable à la respiration et à la digestion&lt;/em&gt;&quot;... Plus la nèfle se rapproche du complet mûrissement, ou blettissement, plus elle a un goût légèrement vineux, un peu comme celui d'une pomme pourrie, et elle passe de la couleur brune à maturité à la couleur marron foncé... Le néflier est un &amp;nbsp;bel arbre à feuilles caduques, avec de jolies fleurs blanches assez semblables à celles du poirier. Il peut atteindre 3 à 4 mètres de haut, son bois est dur, à grain fin. Le néflier pousse de manière spontanée dans les forêts et les haies du sud-ouest de l'Europe. On le dit, selon les sources, soit originaire de Chine, soit du Nord de la Perse ou des Balkans, du Caucase et de l'Arménie, et il aurait été introduit en Europe au IIème siècle Av. J-C... où sa consommation est attestée depuis l'Antiquité jusqu'au moyen-âge. La nèfle est un fruit caractérisé par une forte teneur en vitamines, notamment A, en minéraux, en tanin, en acide citrique et en acide tartrique... Elle contient également du Potassium et du magnésium... Selon les croyances et les pratiques populaires elle peut également être utilisée pour lutter contre les troubles intestinaux, pour apaiser les douleurs diverses et calmer la nervosité, mais aussi contre la diarrhée si on la consomme crue et de préférence lorsque la chair est bien &quot;blette&quot;... On peut aussi l'accommoder en sirop ou en compote... Et voici une recette qui, dit-on, permet de lutter efficacement contre la goutte : on baigne longuement les graines, ou noyaux, de la nèfle dans du vin blanc, on les laisse mariner ainsi pendant quelques jours, puis on les croque régulièrement... Et encore, pour soigner les maux de gorge, lutter contre les aphtes et pour laver les plaies, il suffit de réaliser une décoction à base de feuilles de néflier... En menant mes recherches pour étoffer encore cet article j'ai trouvé un beau texte du &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Docteur Henri Leclerc&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1870-1955), &quot;La nèfle dans la thérapeutique d'Antan&quot; (17) que je conseille fortement... dans lequel il décrit, page 338, ce fruit comme &quot;&lt;em&gt;verdâtre et globuleux dans sa jeunesse, (il) prend, en mûrissant, la teinte bistrée, la consistance molle et fluctuante, d'un inquiétant aposthume ; pour comble d'ironie, il porte un diadème formé par les dents persistantes du calice et rappelant assez le bonnet à pointes dont, au Moyen âge, on ceignait le Front des Fols&lt;/em&gt;&quot;... Et il indique, p.339, que &quot;&lt;em&gt;la pulpe boueuse de la nèfle inspire à l'élégant poète &lt;strong&gt;Anglais Abraham Cowley &lt;/strong&gt;(1618-1667) ce vers d'une énergie toute Virgilienne dans sa concision : &quot;Mespilus et Fructum patern ambitiosa coronat&quot;, l'orgueilleux néflier veut que son fruit plein de pourriture porte une couronne...&lt;/em&gt;&quot;. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Henri Leclerc&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; cite aussi, p.342, une communication faite à l'Académie de médecine, en juin 1939, par le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Professeur R. Sartory&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et ses collaborateurs, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;MM Weil et Aziz&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, sur la &quot;&lt;em&gt;composition chimique des fruits du néflier, travail basé sur de larges et minutieuses recherches, et dont il faut conclure qu'une heureuse association de matières pectiques, gommeuses, sucrées et tanniques fait de la nèfle un régulateur des fonctions intestinales, action qui ne peut être obtenue par l'emploi d'un quelconque de ses constituants, puisque le tanin à lui seul ne peut être que constituant&lt;/em&gt;&quot;... Le monde médical, toujours selon &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Henri Leclerc&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, p.339, &amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;dès la plus haute Antiquité, lui attribua de nombreuses vertus... Instruits par &lt;strong&gt;Hippocrate&lt;/strong&gt; &amp;nbsp;(né vers 460 Av. J-C-dcd vers 370 Av. J-C) qui en prônait l'usage chez les Febricitants lorsqu'ils ont le ventre échauffé et des selles brûlantes, les médecins Grecs et Romains l'utilisaient dans tous les cas où il est indiqué de modérer les sécrétions intestinales et, avec &lt;strong&gt;Dioscoride&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Actuarius&lt;/strong&gt;, la considéraient comme un puissant astringent&lt;/em&gt;&quot;. Au Moyen-âge la nèfle jouit d'une grande réputation et deux auteurs monastiques, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Saint Albert Le grand&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (entre 1193 et 1206-dcd 1280) et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sainte Hildegarde&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1098-1779), lui furent, précise &lt;strong&gt;&lt;em&gt;H. Leclerc&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; p.339, &quot;&lt;em&gt;ainsi qu'à l'arbre qui la porte, particulièrement favorables. &lt;strong&gt;Albert Le Grand&lt;/strong&gt; vantait le bois du néflier comme un remède chaud et sec, capable de fortifier l'estomac... et aux malades atteints de fièvres quotidiennes, tierces ou quartes, Sainte Hildegarde prescrivait du vin chaud dans lequel avaient macéré la racine et les feuilles ; quant à la nèfle, elle estimait salutaire d'en manger tant et plus, qu'on fut malade ou bien portant, car elle faisait croître les chairs et purgeait le sang&lt;/em&gt;&quot;... &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Actuarius, ou Johanness Acturius, ou Jean Zacharias, Jean, fis de Zacharias&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est sans doute né au XIVème siècle Av. J-C, et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Konstantinos C. Gritzalis, Marianna Kara Manou&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;George Androutsos&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;donnent sa naissance en 1275 et sa mort en 1328... C'est un médecin Byzantin auteur de plusieurs ouvrages dont &quot;De Urinis&quot; (trd. Sur les urines), et &amp;nbsp;&quot;Sur le fonctionnement et les maladies de l'esprit psychique et le régime à lui prescrire&quot;, dont le second livre traite de diététique et d'hygiène, et encore &quot;Methodus medendi&quot; (trd. Méthode thérapeutique)... Le titre d'origine romaine Actuarius qui désignait sous l'Empire Romain un &quot;secrétaire&quot;, un &quot;comptable&quot; ou un &quot;intendant&quot;, fût porté à Byzance, à partir du XIIème siècle environ, par des médecins attachés à la Cour Impériale... Comme je l'ai indiqué plus haut l'article du &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Docteur H. Leclerc&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est riche d'informations sur l'histoire et les usages de la nèfle et de son porteur, je réitère donc mon invitation à le lire... Mais je ne résiste pas au plaisir de le citer à nouveau en rapportant encore l'anecdote qui suit, et chacun qui connait mes origines comprendra facilement pourquoi... &lt;strong&gt;&lt;em&gt;H. Leclerc&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; rapporte donc, p.342, la &quot;&lt;em&gt;remarquable étude de &lt;strong&gt;M. Mercier, médecin de l'Hôpital de Lorient&lt;/strong&gt; qui, atteint lui-même d'une entérite et ayant constaté l'amélioration qu'il devait à la consommation de nèfles, publia en 1907, un article dans lequel il indiquait le moyen d'en préparer une conserve, joignant l'utile à l'agréable&lt;/em&gt;&quot;... J'espère parvenir un jour à trouver cet ouvrage. et l'acquérir... A la même page il mentionne aussi un usage qu'il a lui-même conseillé de faire, pour traiter la diarrhée infantile, d'un &amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;sirop préparé avec des nèfles encore vertes et des feuilles fraîches de Pimprenelle&quot;... &lt;/em&gt;Sirop dont son élève &lt;strong&gt;&lt;em&gt;François Decaux&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, de la commune de Vittel, &quot;&lt;em&gt;à reproduit la formule dans un article très documenté qu'il a consacré aux fruits astringents&lt;/em&gt;&quot;. Un article encore à découvrir... Dans certaines régions les nèfles, après la récolte, c'est-à-dire après les premières gelées, sont disposées sur un lit de paille pendant une quinzaine de jours. Il se produit alors un ramollissement, une fermentation naturelle, c'est le &quot;Blettissement&quot;. &amp;nbsp;Le fruit est sucré mais ne contient pas de saccharose, seulement un mélange de glucose et du levutose (sucre inverti) et un peu d'alcool. On peut en faire des compotes et des confitures... Je n'ai pas le souvenir de telles pratiques dans la région de Pont Aven et jamais je n'en ai entendu parler dans ma famille... &amp;nbsp;On dit aussi qu'il est possible de bien les conserver sur des claies une bonne partie de l'année...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-5978647&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/00/1132456317.3.jpg&quot; alt=&quot;Poirillon de Pyrus Pyraster&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le si&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;xième des 6 fruits sauvages de mon enfance est une petite&lt;/span&gt; &lt;em style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;P&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;oire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;, ou poirillon, ou poirion.&amp;nbsp; Poirier, du bas-latin Picarius, qui vient de Pirus, Pirum, Poire... On la trouve dans quasiment toutes les régions de France. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Deux poiriers difficiles à distinguer sont concernés ici, le Pyrus Pyraster et le Pyrus Communis. L, sous-espèce&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5978648&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/02/3702256218.2.jpg&quot; alt=&quot;Poirillons de Pyrus Pyraster&quot; /&gt;&lt;img id=&quot;media-5978649&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/02/3395284914.2.jpg&quot; alt=&quot;Fleurs de Pyrus Pyraster&quot; /&gt;(subsp.) Pyraster... L'origine de ces fruitiers , de la famille des Rosacées, varie selon les documents consultés, il est ainsi dit que le Pyrus Pyraster était connu des populations européennes préhistoriques, venant d'Asie Mineure il aurait traversé le Détroit des Dardanelles (le poirier est nommé &quot;Darda&quot; en Albanais), puis serait passé dans les Balkans et ensuite dans le Péloponèse. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Théophraste&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (371 av J.C-288 av J.C) l'appelait &quot;Apion&quot;... Le Pyrus Pyraster transite ensuite dans l'Empire Romain, où, au IIème Siècle avant J.C, M&lt;strong&gt;&lt;em&gt;arcus Porcius Cato, dit Caton l'Ancien ou Caton le Censeur&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (234 av J.C-139 av J.C) mentionne 6 sortes de poires et deux siècles plus tard &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pline l'Ancien&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (23 ap J.C-79) en dénombre plus d'une trentaine... Les petites poires du Pyrus Pyraster ne sont pas très bonnes, elles ont un goût très âcre, astringentes, et sont très dures à croquer, il est mieux d'attendre qu'elles soient bien mûres, vers septembre-octobre, ou bien &quot;Blet&quot;, un peu avant le début du pourrissement et encore farineuses. Je les aimais ainsi... Leur grosseur est inférieure à une balle de Ping-Pong, tout juste 3 à 4 centimètres de diamètre... Selon, je les mangeais directement sur place ou, bien plus rarement, je les cueillais et les mettais à mûrir dans quelques cageots stockés au grenier. Ma mère ne les utilisait jamais, même pas pour en confiture et non plus, comme au Moyen-âge, cuites dans du vin... ou à l'hypocras, une boisson à base de vin, sucrée au miel et aromatisée dont on attribue l'invention au médecin grec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Hippocrate&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (né vers 460 av J.C et dcd en 377 av J.C)... Selon l'école de&amp;nbsp; médecine de Salerne &quot;&lt;em&gt;La poire ne vaut rien sans vin. Si vous les mangez en compote, c'est un excellent antidote, mais la poire crue est un poison&lt;/em&gt;&quot; !... A Pont Aven ces poiriers sauvages étaient sur le &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;c&lt;/em&gt;&lt;em&gt;oteau de Rozambidou&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, les deux encore dans le &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;champ Ligeour&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, le Pyrus Pyraster en &quot;haie de terre agricole&quot;, au coeur d'un muret en pierres sèches, et le &quot;Pyrus Communis.L, subsp. Pyraster en pleine terre au fond du champ... Assez curieusement mon préféré était le Pyrus Pyraster !!... Ce poirier sauvage est généralement considéré à l'origine de toutes les autres variétés fruitières de poires et, selon divers spécialistes, c'est un très bon &quot;Porte-Greffe&quot;... On le trouve sur les friches, dans les haies, dans des sols riches, calcaires, profonds, aérés et frais... Il porte des feuilles caduques rondes-ovales, plutôt glabres sur les deux faces, assez &quot;racornies&quot;... Ses fleurs sont blanches et hermaphrodites, la floraison est précoce, en avril-mai. Les tiges d'attache des poirillons sont plutôt longues, les rameaux sont courts et parsemés d'épines. Celui du &quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;c&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;hamp Ligeour&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; avait une taille d'au maximum trois mètres... L'autre poirier, Pyrus Communis. L. subs. Pyraster, était de plus grande taille, une dizaine mètres peut-être, et ses rameaux, plus verticaux, étaient moins épineux. C'était un bel arbre, isolé, assez majestueux et il est difficile de penser aujourd'hui qu'il provenait peut-être de l'autre spécimen... Dans la nature &quot;sauvage&quot; les hybridations de ces poiriers sont nombreuses. Certains autrefois cultivés, puis abandonnés, retrouvent leur nature originelle et épineuse... Je ne le &quot;fréquentais&quot; pas beaucoup, alors qu'il produisait le même genre de fruits avec lesquels on peut fabriquer le &quot;Poiré&quot;... Le bois de ces poiriers sauvages est généralement utilisé en &quot;tranchages&quot; pour les besoins de la marqueterie, de la lutherie, de l'ébénisterie et pour la gravure. Leur longévité est importante, il peuvent vivre de 200 à 300 ans. Mais ces poiriers sont désormais considérés en voie de disparition et différentes mesures pour leur protection commencent à être imposées à travers l'Europe...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5979574&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/00/3623221523.jpg&quot; alt=&quot;port de Kerdruc&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Port de Kedruc Nevez-Pont Aven... Vue de l'Aven...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;A noter que tous les fruits sauvages cités ici, et qui attisaient mon appétit d'adolescent buissonnier, étaient armés contre les êtres humains et les animaux &quot;prédateurs&quot;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Les diverses photos que je présente ici le sont dans le respect du concept d' &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Utilisation équitable&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; et selon un &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Usage Loyal&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; tel qu'il est définit par le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Code Américain sur le Droit d'Auteur au Titre 17, Chapitre 1, Section 107&lt;/span&gt;...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Francis Louis Le Garrec&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Sizig Loeis Ar Garreg&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Kenavo.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Petite&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&quot;Gauguin et l'école de Pont Aven&quot;, catalogue de l'exposition du 13/01 au O05/03/1989 à la BNF, Ed. Bibliothèque Nationale, Paris.... Voir http://gallica.bnf.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(1) Sur la &quot;Pataphysique&quot;, voir &quot;Geste et opinions du Docteur Faustroll, Pataphysicien&quot;, A. Jarry, 1987&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(2) Sur Christiane Rochefort voir la très intéressante thèse de Shereen Kakisch, &quot;Le personnage-enfant à la recherche de l'Utopie féminine&quot;, Programme de Maîtrise en études littéraires pour l'obtention du grade de Maître Es Arts (M.A), faculté de lettres, Université de Laval, Québec, 2007...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(3) &quot;Le paysage, entre le politique et le vernaculaire. Réflexions à partir de John Brincker Jackson&quot;, Jean Marc Besse, en ligne sur http://www.arches.ro/revue/no06/no06art02.htm&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(4) Silvio Guidani. Chargé d'enseignement. Institut Européen/Université de Genève.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(5) Jacques Heurgon, P. 32, in &quot;L'alimentation et la cuisine à Rome&quot;, de jacques André, in &quot;Journal des savants&quot;, année 1963, Vol.&quot;1, n° 1, pp. 31-37&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(6) &quot;Histoire naturelle&quot;, ou &quot;Naturalis Historia&quot;, Pline, Livre XX, Tome treizième. Traduction par M. Ajasson de Grandsagne, Edité par CLF Panckoucke, 1829, 1833... Consultable sur http://gallica.bnf.fr/ark/1248/bpt6K580.. C'est une oeuvre en prose de 37 livres, publiée vers 77 Av. J-C, du vivant de son ami l'Empereur Vespasien.... Le 24 août 79 Ap. J-C, l'année de sa mort, il adopte son neveu qui prit le nom de Caius Plinius Caecillus Secundus, dit Pline le Jeune... &quot;Histoire naturelle&quot; de Pline l'Ancien est un collectage du savoir de son époque sur des sujets variés comme les sciences naturelles, l'astronomie, l'anthropologie, la psychologie ou la métallurgie..&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(7) &quot;Mémoires de la Société de Médecine&quot;, p. 215, année 1779, Tome dixième, Seconde partie. Publication par l'école de médecine, Ed. Didot Le Jeune, imprimeur, Paris&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(8) &quot;Le Silphium. Etat de la question&quot;, Suzanne Amigues, in &quot;Journal des savants&quot;, n° 2, année 2004, vol. 2, pp. 191-226... &amp;nbsp;Je signale un autre ouvrage &amp;nbsp;de Suzanne Amigues, spécialiste incontestée de la botanique Grecque : &quot;Théophraste. Recherche sur les plantes. A l'origine de la botanique&quot;, par Suzanne Amigues, Ed Belin, 2010, Paris&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(9) Les publications de Théophastre sont nombreuses, &amp;nbsp;celles concernées sont : &quot;Histoire des plantes&quot;, un Atlas de Botanique composé de 9 livres, écrit au cours du IVème siècle et IIIème siècle Av. J-C et paru sur plusieurs années à partir de &amp;nbsp;314 Av. J-C... et &quot;Causes des plantes&quot;, ccomposé de 8 livres réalisés au cours du IIIème siècle...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(10) &quot;Revue internationale d'Onomastique&quot;, Jacques Chauran, Vol. 29, p. 156, Ed. d'Artrey, 1977... J. Chauran a été le Président de la Sté Française d'Onomastique et a dirigé la Revue de Linguistique Française &quot;Le Français moderne&quot;...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(12) &quot;Histoire et amélioration de 50 plantes cultivées&quot;, Claire Doré, Fabrice Varogaux, INRA/QUAE, 2006&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voir aussi &quot;Génétic relationships between diploid and allotetraploid cherry spieces&quot;, in &quot;Heredity&quot;, &amp;nbsp;Vol. 93, M. Tavaud, A. Zanetto, J-L. David, F. Laigret et E. Dirlewander 2004&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(11) &quot;Contribution à l'étude des ancêtres des cerisiers du monde&quot;, V. A. Evreinoff, p. 420, in &quot;Journal d'agriculture tropicale et de Botanique appliquée&quot;, année 1956, Vol. 3, n°3-7-8.......... Voir sur www.Persee.fr&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voir aussi Jacques &amp;nbsp;de Vitry, &quot;exempla&quot;, Ed. Crane, p. 89... et &quot;Le folklore de la mère&quot;, Paul Sébillot, 1997, p. 96&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voir aussi &quot;Une nouvelle édition de Marcellus de Bordeaux&quot;, Antoine Thomas, in &quot;Journal des savants&quot;, année 1920, Vol. 18, n°1, pp.15-21&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voir aussi &quot;Histoire de la médecine&quot;, J. Bariety et C. Coury, 1964, Fayard, Paris&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voir aussi &quot;Maerits/marcellus/medecine.htm....... &quot;De la médecine. Poême&quot;. Traduction par M. Louis Baudet, Professeur, sur http://remacle.org/bloodwolf/erudits/marcellus/medecine.htm.fr&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voir le très bel article sur la ronce du Doct Jean-Yves Cordier sur http://www.lavieb-aile.com/article-tristan-et-la-ronce-la-blanche-fleur-et-le-fruit-rouge-de-la-passion-1218516...... J-T Cordier cite aussi sur cette thématique Kim E. Hummer, http://www.ars-usda.gov/SP2UserFiles/person/2674/hummer%20rubus%pharmacology.pdf.... dont les textes sont en Anglais.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(13) &quot;Métamorphoses&quot;, Ovide, Livre 4, V. 55-166.... Traduction G. T Villenave...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(14) Louis Puget, Th. Guiard, Chevriau et Fouquier, 1876, un peu différente de celle de G. Villenave...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(15) &quot;le régal végétal : les plantes sauvages comestibles&quot;, François Couplan, 2009, Ed. Sang de la terre, Paris&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(16) &quot;Les secrets des noms de communes et leiux-dits du Maine et loir&quot;, Pierre Louis Augureau, 2004, Ed. Coudray-Macouard.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(17) &quot;La nèfle dans la thérapeutique d'Antan&quot;, Docteur Henri Leclerc, pp.337-342, in &quot;Revue d'histoire de la pharmacie&quot;, année 1952, Vo. 40, n°133&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voir aussi &quot;Petites histoires de Bretagne et d'ailleurs&quot;, par Emmanuel Holder...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Les pinces à linge en bois de ma mère lavandière à Pont Aven</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Sizig Loeis ar Garreg)</author>
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<pubDate>Wed, 10 Jan 2018 00:52:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5978471&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/00/01/891451739.jpg&quot; alt=&quot;Pince à linge en bois&quot; /&gt;&lt;img id=&quot;media-5978474&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://apportdutemps.hautetfort.com/media/02/00/2306899067.jpg&quot; alt=&quot;Pinces à linge en bois qu'utilisait ma mère&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Qui&lt;/span&gt; a inventé la pince à linge en bois&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ??&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;A ce jour je ne crois pas que quelqu'un soit en mesure de répondre avec certitude à cette question... Le plus souvent, sur les réseaux sociaux, est cité le nom de Jérémie-Victor Opdebec... un illustre, réel ou imaginé, chanté sur la musique de la symphonie n°5 de Beethoven par les &quot;paroliers&quot; Pierre Dac et Francis Blanche en 1949. Une chanson &quot;loufoque&quot;, un tube de l'époque, &quot;La pince à linge&quot;, que l'on trouve sur leur album 33 tours &quot;Loufoqueries&quot;... &amp;nbsp;Elle sera reprise en 1955 par &quot;Les quatres barbus&quot;, un quatuor, que l'on dit anarchiste et proche de Jacques Prévert, formé en 1938 par Jacques Tisch (basse), Marcel Quinton (baryton), Pierre Janet (ténor) et un contre-ténor tenu successivement par Raymond Leibowitch, André Schlesser, Jean Marie Perisson, Michel Hamel, et enfin, de 1949 à 1969 (dissolution), Georges Thibaut... Ainsi, selon Pierre Dac et Francis Blanche, ce monsieur Opdebec serait, en 1887, l'inventeur de la pince à linge !!... ça sent l'humour grinçant... D'autres sources, semblant plus &quot;sages&quot;, citent le suédois B.O.G Anderson, qui aurait perfectionné un modèle suisse afin qu'il ne pince pas les doigts, mais ne donnent aucune information sur le modèle suisse en question !... On nomme également l'américain David M. Smith, de Springfield, dans le Vermont, il aurait inventé le bel objet qui pince le linge en 1853 !!... Mais aussi, Solon E. Moore (??) en 1887, ou encore la manufacture américaine Brown, et même les Quakers !!! Bref, ce n'est pas clair du tout, pas concordant, et, en tous cas, pas convaincant... &amp;nbsp;Et, en conclusion partielle de mes recherches sur le sujet, je crois fondé de considérer la pince à linge en bois comme un &quot;croisement de savoirs-faire artisanaux&quot; et d'innovations... une &quot;invention collective&quot; !! &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; La pince à linge en bois de hètre (ou de bouleau !) est l'un des outils indispensables de la lavandière, au même titre que la brosse à chiendent, le savon de Marseille, le bleu Guimet, la lessiveuse, la caisse à laver... Un petit ensemble trois pièces : deux bûchettes de bois taillé et un ressort spiralé... à ne pas confondre avec son ancêtre, l'épingle à linge d'un seul tenant, fendue (encôchée) jusqu'au niveau des noeuds du bois et baguèe pour le &amp;nbsp;serrage... Je n'ai jamais vu ma mère utiliser cette dernière... On disposait d'un stock d'une centaine de pinces que l'on achetait par lot de 24 chez Marie Pichou, l'épicière de notre quartier, rue des meunières à Pont Aven Elles étaient vendues &quot;pincées&quot; sur une bande de carton souple... Au &quot;fil&quot; de l'usage et du temps les branches de certaines pouvaient casser et le ressort se &quot;distendre&quot;, il fallait alors les remplacer ou les réparer... Nous disposions d'une petite réserve de &quot;pièces détachées&quot; (ressorts et branches) dans laquelle on puisait pour tenter le &quot;re-montage&quot; d'un &quot;vieux&quot; ressort sur de nouvelles branches ou inversement. J'ai le souvenir de mes épiques batailles pour placer les branches de la pince entre les courtes &quot;épaules&quot; du ressort... le truc est de commencer par monter le ressort sur l'une des branches puis de glisser, par son côté émincé et depuis l'arrière (côté machoires), la seconde branche sous l' &quot;épaule&quot; restée libre du ressort, le plus difficile étant le levage de cette &quot;épaule&quot; libre !! Pour aviver encore ma mémoire j'ai acheté chez &quot;Mr Bricolage&quot;, il y a une semaine, un lot de pinces à linge en bois... made in PRC (République Populaire de Chine)... la présentation est la même que dans les années 60-70, mais celles d'alors étaient légèrement plus grandes... Et je n'ai évidemment pas manqué de les démonter et de les tester !! Le démontage est facile !! Je vous livre ici les caractéristiques de la pince traditionnelle que ma mère utilisait, j'en possède encore une usagée, une &quot;ancienne&quot; de 48 ans, un peu noircie... Longueur : 80mm ; Largeur arrière (côté machoires) : 10mm ; Largeur avant (côté pinces) : 15mm ; Largeur du chant : 10mm ; Ecartement extrème extérieur des machoires : 35mm ; Ecartement extrème intérieur des machoires : 20mm... En fait l'écartement intérieur est mesuré depuis les points de contact des machoires... Dans la partie centrale, entre les branches, un petit &quot;ressort de torsion cylindrique hélicoîdal&quot; de 3 grammes, hauteur 10 à 12 mm, selon la technique de formage (mécanique ou manuelle), 6 spires tréfilées enroulées dans le sens des aiguilles d'une montre, en acier au carbone (faible résistance à la corrosion), avec 2 branches de 22mm de long dont les extrémités sont appuyées, en épaulement rentrant, et agissent en sens opposé (elles s'écartent). Pour un tel ressort de torsion, dont le rôle est d'opposer un couple, de générer un &quot;effet tournant&quot; et de maintenir une pression de &quot;courte distance&quot;, le fil d'acier, diamètre 1,2mm, se déforme et travaille en flexion... Et si l'on considère que c'est bien l'invention, ou plutôt la mise au point située, de ce petit objet métallique qui permet la création de la pince à linge en bois, du moins qui lui permet d'accéder au statut de pince, encore faut-il parvenir à déterminer la date de cette mise au point du ressort puis celle de sa combinaison particulière avec les éléments en bois !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Pour moi, pince et épingle à linge en bois racontent aussi une certaine verticalisation de l'habitat et une réduction de l'espace &quot;à vivre&quot;... &amp;nbsp;Dans les appartements empilés de la ville le séchage du linge implique un sèchoir filaire de fenêtre ou celui d'un étendoir &quot;parapluie&quot; de salle d'eau et, pour les locataires &quot;chanceux&quot;, une corde à linge tendue sur le balcon ou la terrasse... Autrefois, lors de la grande lessive mensuelle, pour sècher et blanchir le linge (draps, torchons, chemiserie, etc) on l'étendait au soleil, de préférence sur l'herbe verte... les &quot;couleurs&quot; étaient généralement pinçées ou épinglées sur des cordes &quot;à linge&quot; tendues entre des perches ancrées... des méthodes qui ne s'excluaient pas... Aujourd'hui la campagne est &quot;multipliée&quot;, l'étendue est morcelée, clôturée, murée... les étendages (ou pendages !) sont installés dans &amp;nbsp; &amp;nbsp; les jardins privatifs des maisons de campagne ou des résidences secondaires... des jardins qui, progressivement, sont réduits jusqu'à la simple terrasse maçonnée... et l'étendage, alors, parfois, est monté sous les toits, dans un grenier... Mais, désormais, la lessive à une nouvelle périodicité, elle est quasi quotidienne, et donc plus petite, moins volumineuse... chacun, replié, retiré chez soi, est attaché à sa machine à laver... et le séchoir à tambour efface l'exposition au soleil et au souffle du vent... les autres vont à la laverie de quartier ou au pressing du coin de la rue... La réduction opère à deux niveaux !! &amp;nbsp;Dans l'espace réduit on n'étend plus, on suspend à l'aide de pinces.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Au lavoir public Limbourg, à Pont Aven, il n'y avait pas de corde à linge... aussi, comme je l'ai déjà écrit dans une publication précédente (&quot;Au Bleu Guimet ma mère lavandière à Pont Aven azurait le linge&quot;), ma mère disposait des tréteaux en bois que mon père ou moi lui avions fabriqué, elle pouvait donc y poser à égoutter les plus lourdes pièces de linge : draps, couvertures, couettes, etc... Pour &quot;mettre à sècher&quot; le linge elle devait le transporter &amp;nbsp;mouillé, mais égoutté, &amp;nbsp;jusqu'à la courette de notre logement (je décrirais ce taudis du 14 rue des meunières, années 60-80, dans une prochaine note), soit environ 300 mètres de roulage avec une brouette ou de portage avec des bassines et des paniers. Dans cette courette, de 2 mètres maximum de large, nous avions installé une corde à linge, ou plutôt une drisse (terme de marine), de diamètre 4, d'environ 8 à 9 mètres, nouée à chaque bout sur un piton à crochet scellé dans la maçonnerie. Sur une telle longueur la charge du linge mouillé est très importante, aussi, comme soutien, pour éviter la casse, deux perches en bois de houx de 2,30m de long, fourchues &quot;en bout&quot;, placées à 2 mètres l'une de l'autre, étaient nouées à la corde à linge, entre les &quot;cornes&quot; des fourches. La taille de ma mère, bras tendus, soit environ 2 mètres, servait de calibrage pour le placement en hauteur des fixations et donc de la corde tendue, elle devait parvenir à y placer, perches baissées, une couverture mouillée, l'étendre et la pincer... Et j'affirme que ce n'était pas un exercice facile ! Le pendage commençait toujours par les pièces les plus grandes, et donc les plus lourdes, les draps et couvertures étaient placés à &quot;cheval&quot; sur la corde puis étendus, 4 à 5 pinces suffisaient alors pour les tenir... les chemises et les vestes étaient pincées par le col, les pantalons et les caleçons longs par le bas des jambes... Les pièces les plus petites étaient &quot;casées&quot; en dernier. Chaque lavandière avait ses petites astuces de pendage, ainsi pour le pinçage des chaussettes, des slips et des culottes.... des variantes techniques spécifiques mais aussi signifiantes... une certaine pudeur déontologique obligeant un pendage &quot;discret&quot; qui continuait à fonctionner jusque derrière les murs aveugles de notre courette... un code lavandier de civilité !! &amp;nbsp;Lorsque ma mère mettait son linge à sècher elle portait à son cou une drisse de 0,60m, diamètre 4, fermée en boucle, qui formait ainsi un collier de 80 à 90 pinces à linge à portée immédiate de ses mains, elle pouvait alors suspendre &quot;en continu&quot;. Souvent j'étais le fier porteur de ce collier ! A proximité il y avait toujours un stock de pinces dans l'un des paniers en noisetier fabriqués durant l'automne et l'hiver par mon père. Il était très rare que des épingles soient laissées sur la corde après le ramassage du linge sec... Le pendage terminé ma mère redressait les perches, le linge pouvait alors &quot;battre au vent&quot;... les perches suivaient le mouvement de balancement... Ci-dessus j'ai écrit que je possèdais encore l'une de ces pinces &quot;familiales&quot; un peu noircie, une noirceur de presque 5O ans ! En fait toutes ces pinces à linge en bois non traité noircissent, il s'agit d'un effet de l'humidité sur le bois qui favorise l'installation d'une sorte de lichen... et qui peut aussi verdir, ou même être de couleur orangée suivant les zones géographiques... Pour détruire ces micro-champignons et éviter qu'elles marquent le linge, ma mère les trempait régulièrement dans un bain d'eau tiède javellisée... Elle s'appliquait aussi à les &quot;faire tourner&quot;...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;J'ai le souvenir de mes jeux d'enfant avec ces pinces à linge en bois... Avec 3 pinces je créais des chevaux : 1 pour le corps, 1 pour la tête, et 2 pour les jambes... je les faisais galoper dans la forêt de Brocéliande, ils devenaient les fiers destriers des chevaliers de la Table ronde !! Des tours, des maisons, des ponts en épingles et toutes sortes de combinaisons &quot;éphémères&quot; réalisées sur la toile cirée de l'unique table de notre logement... Je me souviens aussi de la fabrication collée de dessous de pots et de plats, c'était plus rare et toujours avec des épingles à linge réformées, il était hors de question d'utiliser des neuves pour un tel usage !! Aujourd'hui on trouve sur le marché une multitude de telles créations ludiques et décoratives... De l'éphémère devenu &amp;nbsp;économiquement durable !! Dans cette &quot;débauche&quot; créative &amp;nbsp;il semble que les ressorts ne soient pas considérés... et pourtant !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Si l'on considère que l'arc est &quot;constitué essentiellement d'une pièce courbe flexible formant ressort, alors ce matériel peut être considéré comme inventé depuis plus de 10.000 ans&quot; (http://www.meca.insa-toulouse.fr/paredes/ressorts/)... Et de cet &quot;arc-ressort&quot; de chasse ou de guerre au ressort &quot;domestique&quot; à torsion cylindrique hélicoïdal de la pince à linge il y a un long cheminement inventif et de perfectionnements divers... Ainsi, selon Bruno Belhoste : &quot;l'origine de l'artillerie de jet remonte, semble-t'il, au début du IVème siècle avant JC... &quot;. A cette époque &quot;Denys l'Ancien&quot; (431 av. JC - 367 av. JC), &amp;nbsp;tyran de Syracuse, rassemble un groupe remarquable de techniciens (Technitai, en grec), maîtres charpentiers et architectes de tout le monde grec, mais aussi de possessions Catharginoises, qui lui construisent de nombreuses machines de siège... L'artillerie de jet se perfectionne pendant la période Hellenistique, puis sous l'Empire Romain... Les premières machines de jet sont des arbalètes en matériau composites (Gastraphetès)... Puis viennent les lanceurs à torsion d'une efficacité redoutable, inventés (selon E.W Marsden) par les ingénieurs de Philippe de Macédoine (382 av. JC - 336 av. JC), qui lancent des flèches (Oxyboloi) ou des pierres (Petroboloi), ils utilisent comme moteurs deux ressorts à torsion, constitués chacun de faisceaux de cables montés sur un cadre de bois. La disposition des cadres, et leur inclinaison par rapport au fût de la machine de plus en plus perfectionnés, déterminent des types d'engins aux performances spécifiques, catapultes, scorpions, ballisstes au I siècle avant JC... Sous le régime de Trajan des machines de jet à un seul ressort, les onagres, complètent le parc d'artillerie des armées romaines&quot;... Et B. Belhoste ajoute encore que &quot;dès le IVème siècle avant JC... en Egypte, à l'initiative des Ptolémées (La dynastie pharaonique, issue du général Ptolémée Sôter, qui règna sur l'Egypte de 323 av. JC à 30 av. JC peut être comptée comme la XXXIIème Dynastie), (les) ingénieurs sont parvenus à formuler les proportions optimales à respecter, dans les lanceurs à torsions, entre le diamètre des ressorts et les caractéristiques des projectiles, la longueur des flèches ou le poids des boulets. Ces résultats, diffusés sous forme tabulée, seront utilisés couramment par les constructeurs d'engins jusqu'à la fin de l'Antiquité&quot;. Ainsi donc le principe de ces inventions a été répandu tous azimuts par les armées, les ingénieurs et les architectes. Ce qui conforte mon avis que, s'il ne semble pas sérieusement possible de déterminer la date précise de création de la pince à linge on peut lui attribuer/accorder une certaine charge universelle, l'épingle est devenue pince par le croisement des savoirs... et son ressort en est le coeur héritier de l'arc millénaire...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je n'ai pas prospecté pour établir le nombre précis de fabriques de pinces à linge qui existaient ou existent encore en France, je me contenterais ici de citer celles d'Aspet, Milhas et Soueich, des villages du Piémont central Pyrénéen. La commune d'Aspet est un chef lieu de canton de l'arrondissement de Saint-Gaudens, dans la zone géographique dite du Comminges, au sud de la Haute-Garonne. Dans ces fabriques le bois de hètre était traditionnellement transformé en panneaux puis &quot;réduit&quot; en bûchettes qui étaient ensuite étuvées avant d'être rabotées et formées. Les ouvrières de ces usines glissaient les 2 branches (bûchettes façonnées) entre les &quot;épaules&quot; du ressort à l'aide d'un écarteur mécanique commandé &quot;au pied&quot;. Ces ressorts étaient fabriqués artisanalement sur place... &amp;nbsp;Je n'en sais pas plus, et c'est bien dommage, il me semble qu'un travail de collectage ethno-historique serait intéressant à mener sur cette fabrication régionale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Ce soir de décembre 2013 j'ai fabriqué un collier de pinces en bois, et je l'ai suspendu sous une tablette de ma bibliothèque...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Kenavo&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Francis Louis Le Garrec&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Sizig Loeiz Ar Garreg&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Petite bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Voyage en pince à linge&quot;, Florence Rapinat-Gamard, exposition à Paris en octobre 2007&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Pince à linge&quot;, Corinne Simon, 1990, à Moucherd, Jura&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;http://mitcal.com/doc/springs/help/frspringstxt.htm&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;http://broderiedemats.blogspot.fr/2012/11/constructions-en-pinces-linge.htm&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;www.lavoirsdefrance.com... http://france.lavoirs.free.fr/region/tarn-et-garonne&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;www.unicaen.fr... Sources anciennes Multimédia&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'invite mes lecteurs à découvrir Helen Paterson Allingham (1848-1926), artiste peintre anglaise de l'époque victorienne... notamment les tableaux &quot;Drying clothes&quot; et &quot;The clothes line&quot;...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et aussi, les sculptures de Claaes Oldenburg ; &quot;Clothespin&quot;, 1976, Philadelp&quot;hie, Penssylvanie ; et de Meehmet Ali Uysal, &quot;Skin&quot;, 2008, Nicey-sur-Aire, Meuse et &quot;Skin II&quot;, 2010, Chaudfontaine, Belgique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;La figure de l'architecte-ingénieur Antiaque&quot;, Bruno Belhoste, pp 6-9... http://www.inrp.fr&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Essai sur la science et l'art de l'ingénieur aux premiers siècls de l'Empire Romain&quot;, Germain de Montauzun, 1908, Paris&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Vitruve et la nomenclature des machines de jet romaines&quot;, Philippe Fleury, revue des études latines, tome LIX, 1981&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Greek and roman artillery. Historial développement&quot;, E.W Marsden, 1969, Clarendon Press, Oxford&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Greek and roman artillery. Technical treatises&quot;, E.W Marsden, 1971, Clarendon Press, Oxford&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>La caisse à laver de ma mère lavandière à Pont Aven</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Sizig Loeis ar Garreg)</author>
<category>Blog</category>
<category>Livre</category>
<category>Loisirs</category>
<category>Science</category>
<category>Voyage</category>
<category>Web</category>
<pubDate>Mon, 19 Jan 2015 14:04:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Au fil de mes pérégrinations sur les réseaux sociaux et de mes lectures diverses j'ai appris que cette caisse à laver en bois dans laquelle ma mère lavandière s'agenouillait était aussi appelée, dans d'autres régions de France ; Carrosse ; Baquet ; Triolo ; Agenouilloir... A Pont Aven je n'ai jamais entendu nommer cet indispensable &quot;matériel&quot; ainsi, on disait simplement &quot;la caisse&quot;... Triolo me plait bien, l'humour grinçant porté par Carrosse aussi... mais Agenouilloir me convient mieux compte tenu de sa charge sémantique &quot;multidirectionnelle&quot;... servir dans et par la contrainte (vivre/survivre et subvenir aux besoins, être &quot;l'obligé&quot; d'autrui), en terre légendaire Celtique, religieuse (catholique) Bretonne... Hygiénisme et religiosité... Colonisation, christianisation, socialisation et surf-riding sur la mer celtique des croyances légendaires... Pour signifier mieux cette approche de ce que j'ose appeler ici &quot;la symbolique de la Caisse à laver-Agenouilloir&quot; j'écrirais dans quelques temps une petite note sur le monde mythique des lavandières... Je puiserais alors, entre autres, dans les collectages et publications de Georges Sand, Paul Sébillot, Stéphanie Bayle, Françoise Le Roux, Christian Guyonvarc'h, Emile Souvestre, Jean Cuisenier, Guy Betchel, Carlo Ginzburg, et aussi, forcément, le vicomte Hersart de la Villemarqué (&quot;Barzaz Breiz&quot;). En attendant, pour mettre l'eau (de mer/mère) à la bouche du lecteur, notez que selon une tradition &quot;croyante&quot; Bretonne ; &quot;Qen na zui kristen salver, rede goêlc'hi hou licer, didan an earc'h ag an aêr&quot;, &quot;jusqu'à ce que vienne un chrétien sauveur, il nous faut blanchir notre linceul, sous la neige et le vent&quot;... Et ma mère lavandière à Pont Aven a beaucoup blanchi le sien pour blanchir les toiles et tissus des autres... et comme sauveur c'est l'Ankou (oberour ar vro, ouvrier de la mort) qui est trop tôt venu la chercher, vaincue par la tuberculose (la noirceur)... Historiquement la lavandière est devenue la blanchisseuse, et aujourd'hui la blanchisserie est le lieu du feu de la chimie, celui du nettoyage à sec au Pressing du coin de la rue...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;On peut désormais trouver des exemplaires de caisses à laver dans de nombreux écomusées français, mais j'aime préférer celle qu'utilisait ma mère ! Rien d'étonnant... et, humblement, je vais expliquer pourquoi ci-dessous.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Des années 50 aux années 70 ma mère n'a utilisé que 4 ou 5 caisses à laver, et les &amp;nbsp;2 dernières ont été &quot;fabriquées&quot; par moi, selon un modèle réalisé par mon marin de père. Si donc on considère cette période de 25 années &amp;nbsp;la &quot;carrière&quot; d'une caisse à laver pouvait durer de 5 à 6,25 ans,, &amp;nbsp;environ... ce qui, compte tenu de l'usage, est une belle &quot;vie&quot; pour un matériel en bois de récupération... et encore, le changement de caisse à laver, sa réforme, n'était pas nécessairement dû au fait de l'usure, de la dégradation, de la casse... Je me souviens que celles que j'ai fabriqué l'ont été pour améliorer le &quot;confort&quot; en situation de travail de ma mère... Améliorations réalisées selon ses indications et d'après les observations de mon père ou les miennes, en principal celles concernant : A) le confort d'agenouillement ; B) la protection contre les projections d'eau et l'étanchéiité ; C) la prise d'appui des mains et la pose de travail des avants bras. Et aussi, complémentairement : la réduction (abattage) des angles aigus sortants, la résistance aux chocs et le poids. Ainsi, le descriptif qui suit révèle non seulement la charge de travail que nécessitait la fabrication de cette caisse mais aussi, autant, un art de vivre, une histoire de vie. Pour moi c'était bien plus qu'un simple assemblage de vieilles pièces de bois... Elle était l'expression matérialisée d'une collaboration familiale attentive, une présentation d'un &quot;soi&quot; familial symbiotique fort capabe au fil d'une simple vie de labeur et de misère, de barrer toutes les agressions. La première &amp;nbsp;&quot;sortie&quot; de la nouvelle caisse à laver était un évènement largement commenté au lavoir, une analyse critique, in situ, entre femmes de métier, admiratives, &quot;louangeuses&quot;, jalouses et parfois aussi très &quot;fielleuses&quot;... La caisse à laver était en quelque sorte la vitrine d'un savoir-faire familia et, surtout, elle disait quelque chose des hommes de la maison ! Mon père et moi le savions bien, alors on soignait le mieux possible la construction... Et plus encore, au-delà de notre habileté technique, on s'appliquait pour que ma mère puisse être fière au milieu des autres... La fierté des &quot;petits riens&quot;, celle qui nait des petits gestes domestiques quotidiens... une fierté &quot;de niche&quot; que les sociologues ont beaucoup de mal à appréhender... La fierté occasionnelle du pauvre, une fierté situationniste !! Je ne possède aucune photo de la caisse à laver de ma mère et celles que j'ai vu dans les Ecomusées, des &quot;cousines&quot; régionales, diffèrent en quelques points. &amp;nbsp;Le principe de montage est le même partout, et les différences sont plutôt dans les finitions et les dimensionnements. La caisse à laver, objet de la représentation familiale, était aussi &quot;ergonomiquement personnalisée&quot;, adaptée à la morphologie de la lavandière... elle disait donc aussi quelque chose du physique de la personne... Tout celà était assez facile à constater par une observation postée attentive... Chaque caisse était donc facilement identifiable, et pourtant je me souviens avoir &quot;signé&quot; celle de ma mère avec un poinçon rougit au feu !! Mais il ne s'agissait là, vraisemblablement, que de l'expression de ma part de &quot;frime&quot; adolescente, en rapport Piagétien/Vygostkien avec ma quête de &quot;Moi&quot; et mon besoin de reconnaissance !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je présente ci-dessous un descriptif de fabrication de la caisse à laver, il résulte de la plongée dans la marée de mes souvenirs d'enfance. En fait je ne crois plus que le mot souvenir convienne tant ces faits là sont ancrés vivants en moi, &quot;au fond de mon äme, au bord de mes lèvres et aux bouts de mes doigts&quot;... Si aujourd'hui on ne rencontre plus aucune lavandière professionnelle, on croise toujours des pauvres dans les rues des villes et sur les chemins de campagne, et ceux-là doivent aussi se débrouiller pour vivre un peu plus, et un peu mieux... le système vivrier du monde de la misère... Ainsi chaque bidonville, chaque camp de Roms, chaque cabane &quot;bricolée&quot; dans les &amp;nbsp;jardins familiaux, me rappelle un peu, beaucoup, presque passionnément, l'univers Pont Aveniste dans lequel j'ai été élevé, initié, éduqué... et humilié... &quot;Au bord de mes lèvres il n'y a pas que des mots fleuris, des mots gentils, il y aussi de la rage et de la colère, un cri inachevé&quot;... Et peut-être aussi un peu de vomissure !! Mais c'est par là que je suis devenu... par l'écorchure et le tourment... Et le Pont-Aveniste empathique que je suis se retrouve alors dans l'impressionnante oeuvre de l'artiste peintre Edvard Munch (1863-1944). et particulièrement dans ses tableaux de la série &quot;La frise de la vie&quot;, entre autres : &quot;Désespoir&quot; (1892 et 1894) ; &quot;Anxiété&quot; (1894) ; &amp;nbsp;et le célèbrissime &quot;Cri&quot; de 1893 et 1895 (il en a peint 5 versions). Munch avait l'habitude de légender chacune de ses oeuvres en gravant sur chaque cadre en bois un poème, je m'autorise ici a extirper de celui écrit en lettres rouges pour la version 1895 du &quot;Cri&quot; la phrase suivante : &quot;Et j'ai entendu un cri infini déchirer la nature&quot;... Et aussi, extraite ailleurs de la prose lyrique Munchéenne, cette autre phrase : &quot;Et j'ai senti la nature traversée par un long cri infini&quot;... entendre et sentir... Tous ces extraits, dans la subtilité de leur sémantique spécifique, me touchent &quot;personnellement&quot;, je m'empare de ce cri comme il s'empare de moi... et plus encore, tant ils me paraissent signifier l'état écologique problématique du monde... &amp;nbsp; permissif et perversif... En 2012, la version 1895 du &quot;Cri&quot; a été vendue aux enchères 119,9 millions de dollars (frais compris) chez Sotheby's, New York !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;De 1889 à 1892 Edward Munch réside à Neeuilly puis à St-Cloud. Il découvre alors les oeuvres de Van Gogh et de Gauguin. Munch est considéré comme l'un des pionniers de l'expressionnisme dans la peinture moderne...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En général, au terme d'un &quot;quinquenat&quot; il convenait d'envisager le renouvellement de la caisse à laver.... On en discutait alors familialement, le plus souvent à table, entre deux cuillérées de Yod Kerc'h (bouillie d'avoine) et de Laezh Ribod (lait baratté)... cette discussion déclenchait généralement la mise en chantier de la fabrication... Le principe de montage de la caisse était a peu près le même dans toutes les régions de France. Dans certaines les caisses étaient équipées, ainsi, par exemple, dans la vallée de la Creuse, une planche striée était fixée diagonalement sur la façade, un prolongement sur lequel la lavandière pouvait ainsi frotter et savonner directement le linge sans qu'une cale soit nécessaire. Pour la caisse de ma mère rien de tel, mon père et moi n'apportions que de menues modifications adaptées à sa manière de travailler et à sa morphologie. Voici donc les dimensionnements normalisés in situ de chaque élément en bois, avec quelques spécificités &quot;maison&quot; : 1) la largeur intérieure, qui devait permettre le passage de chaque main, entre chaque hanche et chaque face intérieure des &quot;parois&quot; latérales, soit 43 centimètres, environ ; 2) la longueur intérieure des parois voussées qui devait être prise depuis le devant des genoux jusqu'aux malléoles, de manière à ce que les pieds soient libres en dehors de la caisse, soit, au minimum, 45 centimètres. Le point de naissance de chaque voussure était placé à 30 ou 35 centimètres depuis le point angulaire intérieur de la façade ; 3) la hauteur de la façade, soit environ 30 centimètres, non compris l'appui-mains de 1,6 centimètres d'épaisseur ; 4) la hauteur des parois latérales, soit 30 centimètres, avec une réduction voussée jusqu'à l'extrémité arrière du fond de caisse ; 5) l'étanchéité du fond de caisse, soit 2 ou 3 planches de 46 centimètres de long montées parallèlement à la façade, donc perpendiculairement au fil de l'eau du canal de fuite. Il&amp;nbsp;importait d'utiliser de larges planches afin de limiter le nombre de jointures et ainsi les pénétrations d'eau. En sous face du fond étaient fixés, au droit des parois latérales et perpendiculairement aux planches, deux liteaux rectangulaires (18mm x 35mm ou 30mm x 40mm). Ce liteaunage permettait la circulation d'eau sous la caisse ainsi surélevée et limitait les remontées par les jointures... Ce montage est une de mes trouvailles des années 1965 ou 1966, j'avais alors 14 ou 15 ans... j'en suis ému et encore fier aujourd'hui... 6) la longueur de la barre d'appui, soit 63 centimètres, y compris deux oreilles (9cm X 2). Appui constitué par une planche de 9 centimètres de large posée à plat sur le chant de la planche formant façade, arasée sur sur le devant et avec un retrait intérieur de 7,5 centimètres. Par oreille il faut comprendre deux formes que je dis ici &quot;volutées à plat&quot;, rentrantes vers l'extérieur des parois latérales. Le point de naissance de chaque oreille étant l'aplomb extérieur angulaire de chaque paroi latérale.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le lavoir du moulin &amp;nbsp;&quot;Limbourg&quot; que &quot;fréquentait&quot; ma mère, et que j'ai déjà partiellement décrit dans mes précédentes publications, était couvert, fermé sur trois côtés et placé au bord d'un bief, où, plutôt, du canal de fuite du moulin, donc à l'écart du courant de l'Aven, soit une zone d'eau calme, régulée par le dispositif technique de la meunerie... Ce canal de fuite, d'environ 2 mètres de large sur environ 30 mètres de long jusqu'à son affluence avec la, rivière, était régulièrement purgé, de nuit, par un &quot;lacher&quot; de trop plein d'eau. Les &quot;lachers d'eau&quot; étaient strictement règlementés selon, me semble t-il, une loi du 16/10/1919, qui, je crois, permettait des aménagements adaptés aux contextes locaux. Je n'ai jamais eu l'occasion d'assister à cette opération de décharge hydraulique. Ce lavoir public couvert, qui pouvait accueillir cinq lavandières sur environ 9 mètres de long, était prolongé à l'extérieur, vers l'aval, par une cale non abritée, de 3 mètres linéaires à peu près, sur laquelle deux autres caisses à laver pouvaient être posées. Sept femmes, presque toujours les mêmes, souvent avec leurs enfants, pouvaient donc se retrouver là et travailler de &quot;concert&quot; (!!). Lorsque deux lavandières travaillaient face à face, l'écart entre elles était, au minima, de 1, 50 mètre, bras tendus elles pouvaient se toucher le bout des doigts... &amp;nbsp;La cale, ou surface de lavage, sur toute sa longueur, soit une douzaine de mètres, était maçonnée en pierres plates appareillées en légère pente (1%), à 10 centimètres au-dessus de l'eau, et scellées au mortier de ciment. La surface de lavage, ou cale, d'environ 60 à 70 centimètres de large, était surmontée sur toute sa longueur par une marche palière. Sous abri ce palier avait également 60 à 70 centimètres de large, on y accédait directement, depuis la courette pavée, par une porte à écharpes en bois, montée sur 3 gonds à pattes de scellement... Ce palier &quot;intérieur&quot; permettait la circulation technique des lavandières, la pose des paniers de linge et des bassines... et le stationnement surveillé des plus petits enfants !... A l'extérieur, c'est la courette qui formait, à la même altimétrie, ce palier... Chaque caisse à laver pouvait donc être posée bien à plat sur la cale, parallèlement au fil d'eau du canal de fuite...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Pour la fabrication de cette caisse à laver il fallait évidemment des planches et des clous... Notre famille n'était pas riche du tout, alors on faisait de la récupération... On prospectait les décharges et les chantiers de démolition locaux à la recherche de planches en bois d'oeuvre de 15 mm d'épaisseur. On espérait trouver du chêne, du hêtre, du frène ou encore du châtaignier, les résineux étant exclus pour la caisse à laver, mais on n'avait pas toujours le choix, on se débrouillait avec ce que l'on trouvait... Chaque planche subissait une &quot;inspection&quot; rigoureuse, elle ne devait pas vriller et être sans noeud mort, sans &quot;flashe&quot;, sans gerçure ni pourriture excessive. Pour récupérer des clous on extrayait ceux encore en place dans les planches usagées démontées, on les faisait &quot;reculer&quot; au marteau pour les sortir ensuite avec des tenailles ou un pied de biche... Plus tard on les redressait en utilisant comme enclume de fortune la surface plane d'un morceau de fer ou celle cimentée d'une marche ou d'un appui de fenetre, ou autre encore... On récoltait ainsi une multitude de clous de toutes longueurs et de diamètres variés. Les plus forts et les moins rouillés étaient stockés dans des boites métalliques, et arrosés d'un peu d'essence ou de gasoil. Losqu'on clouait les planches, il y avait une certaine &quot;perte&quot; car les clous usagés, écrouis (échauffés) par le redressement, se tordaient facilement... il fallait doser les coups de marteau, notamment les deux ou trois premières frapppes... Et celà pouvait s'avérer particulièrement difficile selon les essences de bois !! L'assembblage des divers éléments était réalisé, pour l'essentiel avec des clous de 60mm de long et 2,5 ou 2,7 de diamètre... quand la &quot;récolte&quot; permettait ce choix !! Lorsque l'on avait un peu de &quot;monnaie&quot; on achetait quelques livres de cloux neufs.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Les planches récupérées étaient nettoyées, éventuellement décapées, avant d'être débitées. Le débitage était réalisé avec une scie égoïne ou avec une scie à bûches, aussi appelée scie rouennaise ou scie savoyarde... Nous ne disposions pas toujours d'une scie égoïne. La coupe avec la scie à bûches n'était pas facile, notamment lorsqu'il fallait suivre un tracé. Les voussures des parois latérales étaient préalablement traçées, le plus souvent suivant notre &quot;coup d'oeil&quot;, jamais au compas, parfois à l'aide d'un clou et d'une ficelle selon la technique dite &quot;compas du jardinier&quot;... Puis, suivant le trait de coupe voussé, on réalisait des &quot;amorces&quot;, c'est-à-dire des coups de scie tous les 4 ou 5 mm environ, qu'il fallait ensuite découper perpendiculairement, au plus près du tracé... Le façonnage de la &amp;nbsp;voussure était effectué à la &quot;plume&quot;, ou plane creuse de 37 centimètres... J'aimais travailler avec ce vieil outil de charpentier, idéal pour les parties courbes ou les arrondis. Autrefois il était très utilisé pour éplucher et former les manches d'outil... Pour parfaire la finition on utilisait une rape demi-ronde, piqûre moyenne d'abord puis piqûre fine... Selon l'état du bois nous remplacions parfois la rape par des morceaux de verre, des tessons de bouteilles par exemple, on s'en servait un peu à la manière des racloirs en métal... C'était une technique très efficace pour finir les affleurements... je me souviens aussi avoir utilisé mon couteau Pradel (le même que celui de mon père. Voir ma publication précédente sur ce thème) pour &quot;éplucher&quot; le chant des planches et les &quot;rabattre en arrondi&quot;. Tous les angles sortants des planches et de la caisse à laver étaient ainsi rabattus. La &amp;nbsp;caisse était &quot;adoucie&quot;, et ce n'était pas par souci d'esthétique... Un ponçage au papier de verre terminait l'ouvrage (grains P30, P40, P50, P1OO, P120, selon la nomenclature Iso 6344 actuelle). L'histoire de ce papier abrasif, dont le 1er exemple connu remonte à la Chine du XIIIème siècle, mériterait une publication prochaine. Il s'agissait d'un parchemin sur lequel des fragments de coquillages, de graines et/ou de sable étaient collés avec de la gomme naturelle, et c'est bien ce procédé qui a été amélioré jusqu'a la fabrication des bandes pour les ponçeuses électriques actuelles... L'appui-mains de la caisse à laver, droit avec ses deux oreilles, était façonné de la même manière. Travailler cette &amp;nbsp;pièce de bois était un gand bonheur pour moi, elle &quot;demandait&quot; un traitement soigneux, un travail &quot;à façon&quot;, avec la &quot;plume&quot;... une gestuelle technique presque artistique, un &quot;toucher&quot; et un &quot;coup d'oeil&quot;... c'était la pièce sur laquelle ma mère allait poser ses mains, il y avait de la &quot;préciosité&quot; dans ce travail là... un amour de travail... &quot;l'un des temps&quot; de mes premiers &quot;émois techniques&quot;, de mes premières sensations manuelles... le début de ma prise de conscience de mes 5 sens au travail, de mon corps actif, en activité, en mouvement... Ma prise de conscience de &quot;mon pouvoir de faire des choses&quot;... &amp;nbsp;Mon Lebenswelt (le monde vécu) et mon Umwelt (le monde environnant) au sens de Husserl... et ainsi la caisse à laver de ma mère devient aussi &amp;nbsp;le bel objet qui &quot;parle&quot; ces deux mondes...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; L'étape suivante était l'assemblage par clouage... et avec des clous rouillés ce n'était guère facile... un long chemin de clous !! Lorque l'on utilise des clous neufs il est conseillé de les &quot;moucher&quot; avant de les utiliser, il s'agit de donner un léger coup de marteau sur la pointe afin de limiter le risque de fendage du bois, notamment lorsqu'il est sec... Mais moucher un clou rouillé, écroui de surcroît, ne sert a rien, on l'utilisait donc tel quel. Pour l'enfoncer dans le bois c'est le &quot;coup de patte&quot; qui importe, poignet léger, frappe précise et retenue, sans précépitation... La tëte du clou doit être frappée pile par la partie axiale de l'enclume de la tête du marteau... Aucun clouage tordu ou dépassant n'était toléré dans le bois de la caisse à laver ! Nous n'utilisions que les clous acier à tête plate... Lorsque nous n'avions que des planches de chêne pour fabriquer la caisse, ce qui en vérité était rare, le clouage était une vraie galère, pour un clou enfoncé 5 ou 6 pliés, foirés, voire plus !! Les clous neufs &quot;flambent&quot; aussi lorsqu'ils ne sont pas frappés de la bonne manière, mais bien moins facilement et moins vite !! Le chëne est un très bon bois, chacun connait sa dureté. Compte tenu du mode d'assemblage des différents éléments toutes les planches devaient ëtre clouées sur le chant d'une autre... celles du fond sur le chant inférieur des parois latérales et de la façade, la façade elle-même contre les chants verticaux avant des parois latérales, l'appui-mains sur le chant de la façade et des parois latérales, il avait ainsi aussi une fonction de raidisseur...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Autrefois, dans les campagnes bretonnes étaient organisés des concours, généralement dans le cadre de &quot;Jeux Celtiques&quot;... je me souviens de l'un d'entre eux qui faisait appel à la dextérité et à &quot;l'expertise&quot; de tous... Il s'agissait d'enfoncer un gros clou de 140 x 5,5 ; 150 x 5,5 ; 160 x 6,0 ; et même 180 x 6,5 dans une grosse bille de bois en un minimum de frappes... J'ai tenté ce jeu, mais, honnêtement je ne me souviens pas du résultat, et il me semble que c'était lors d'une kermesse au terrain de foot municipal... Il y a quelques jours j'ai découvert une recherche sur la modélisation d'un coup de marteau intitulée &quot;Savez-vous planter des clous ??&quot;. Un travail de terminale S2, mené au lycée E. Branly de Boulogne-sur-Mer par 4 jeunes filles de 17 ans dans le cadre des &quot;Olympiades de Physique&quot; au Palais de la découverte à Paris. C'est bluffant !! Ces 4 étudiantes, Marjorie, Laurie, Pauline et Lucie, sont parvenues en finale le vendredi 2 février 2007. Le début de leur aventure est né de leur découverte d'un jeu idem à celui décrit ci-dessus, mais cette fois lors d'une émission TV de divertissement : &quot;Fort Boyard&quot; !!&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le ponçage intérieur/extérieur signait le terme de la fabrication de la caisse à laver. Il convenait ensuite de la tester au lavoir... Ma mère n'a jamais &quot;réformée&quot; une caisse fabriquée par l'un ou l'autre des deux hommes de sa maison, elle en était très fière, ça se voyait et ça s'entendait... au lavoir tout était dit !!... et bien dit !! L'ouverture d'un nouveau quinquennat...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le ON impersonnel que j'ai beaucoup utilisé dans ce texte &amp;nbsp;est un ON chargé de l'amour d'un père et de son fils pour &amp;nbsp;la petite dame de leur vie... la femme et la mère... la dernière lavandière de Pont Aven... Un ON impersonnel pour ne pas distinguer le père du fils... Le &quot;JE&quot; n'avait là sa place que subordonnée à l'expression technique familiale d'un savoir partagé...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;La prochaine fois j'écrirais sur les épingles à linge en bois...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Et, pour la lectrice, ou le lecteur, qui souhaite en savoir plus et découvrir la Bretagne, et plus particulièrement le Finistère, je conseille un séjour chez mon ami d'enfance Pierre Rosot... Il saura vous accueillir et vous guider dans la région de l'Aven et du Belon...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Pierre Rosot &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&quot;Le Refuge de la Salamandre&quot; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Lieu-dit Poultréau, 29300, Baye (non loin de Quimperlé, et donc de la gare SNCF) &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Tél : 06. 62. 48. 81. 10 &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Site Web : lerefugedelasalamandre.com&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;KENAVO. &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;SIZIG LOEIS AR GARREG&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Petite Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Je conseille une superbe exposition réalisée par les élèves de CE2 et CM2 de l'école primaire de Plestin-Les-Grèves. Elle a été présentée par l'inspection Académique du 06/11/2005 au 13/11/2005. Un bel exemple à suivre.................................. http://bro-plistin.pagesperso-orange.fr/lavoirs.htm&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Musée de la Vallée de la Creuse à Eguzon.......... Ce musée présente une belle caisse à laver équipée d'un prolongement strié..... www.musee.regioncentre.fr.............. et http://webmuseo.ccom/ws/musee-eguzon&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;www.moulindefrance.org&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Le Savon de Marseille de ma mère lavandière à Pont- Aven</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Sizig Loeis ar Garreg)</author>
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<pubDate>Mon, 19 Jan 2015 13:15:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Dans mes précédentes publications j'ai peu parlé des baquets et des bassines dans lesquels ma mère faisait &quot;tremper&quot; le linge ; &quot;trempage à la lessive&quot;, &quot;trempage à l'eau de javel Lacroix&quot;, &quot;trempage/azurage au Bleu Guimet&quot;... Ormis la lessiveuse &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;tous&lt;/span&gt; les récipients qu'elle utilisait alors étaient en Polyéthylène/caoutchouc/plastique (famille des polymères)... des verts, des jaunes, des bleus, des rouges, des carrés, des ronds, des rectangulaires que l'on pouvait empiler par encastrement et ainsi les ranger facilement... Je suppose qu'à ses débuts de lavandière, auprès de ma grand-mère, dans les années 25-40, à Elliant puis à Ergué-Gabéric (Finistère), elle utilisait des baquets en bois cerclé et des bassines en métal galvanisé (peut-être en zinc galvanisé !?). Ces baquets là étaient lourds et les bassines en métal, rondes ou ovales, &amp;nbsp;rouillaient malgré la galvanisation, notammnent aux jointures, aux pliures, aux points de soudure et par le dessous du fond, aux points de contact avec le sol... Les bassines en &quot;plastique&quot; résistantes aux produits chimiques (acides, bases, solvants), insensibles aux bactéries, champignons et parasites... et supportant l'eau très chaude, bouillante !!... légères (de moins de 1kg à 4,70kg maxi) et ne rouillant pas, ont succédé facilement, progressivement à partir des années 40, aux divers &quot;conteneurs&quot; en bois et en métal... Dans les années 60-70 (plus rarement aujourd'hui !!) on trouvait encore en vente dans les quincailleries ces bassines en métal galvanisé (Luigui Galvani 1737-1798). Selon différentes sources, des fiches techniques indiquent que les métaux galvanisés peuvent résister à la corrosion : 120 ans en milieu rural ; 85 ans en milieu suburbain ; 70 ans en milieu tropical et 65 ans en milieu industriel... D'autres sources précisent que la tenue dans le temps de &quot;l'acier&quot; galvanisé à chaud ou trempé est, en atmosphère à moyenne agressivité, en moyenne de 30 ans (en bord de mer celà peut etre différent). Je &amp;nbsp;témoigne qu'en Bretagne, dans le Finistère, à Pont-Aven... dans les années 60-70... la rouille pouvait mordre les bassines galvanisées, principalement aux points cités ci-avant !! J'ai souvent constaté, à cette époque, de telles morsures sur ce matériel qu'utilisaient encore certaines des &quot;copines de lavoir&quot; de ma mère... mais il m'est difficile aujourd'hui d'établir l'ancienneté de ces bassines d'alors... Quelques-unes, qui avaient été perçées, arboraient une &quot;savante réparation bricolée&quot; ; deux &quot;piècettes&quot; de zinc, l'une dedans l'autre dehors, serrées à travers le (s) trou (s) de la paroi par un &amp;nbsp;boulonnage coupé court, tête ronde en dedans... avec, parfois, des rondelles en cuir pour renforcer l'étanchéité... Le matériel des lavandières racontait ainsi, aussi, quelque chose d'autre de leur vie privée, indice par indice chacun (e) pouvait &amp;nbsp;composer, &quot;à sa main&quot;, &quot;dans sa langue&quot; l'histoire de l'autre... et &quot;commérer&quot; ! Le lavoir comme lieu paien du baptème ! Le lieu où les surnoms sont attribués, distribués avec malice ! Commérer, Commére, du latin écclésiastique Commater , &quot;mère avec&quot;, c'est-à-dire la seconde mère, qui renvoie à Commérage : Baptème ! Du lavoir et du lien social... Bientôt, je raconterais la lessiveuse &quot;La Couronne&quot; en métal galvanisé que ma mère utilisait pour &quot;cuire le linge&quot;, effacer la &quot;salissure&quot; (Mary Douglas)... de Soi, des Autres...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Les bassines, les cuvettes, les brocs et les seaux en polyéthylène/plastique nous servaient aussi comme ustensiles de cuisine (lavage des légumes, nettoyage de la vaisselle, etc), mais également pour notre toilette (de la tête aux pieds !) et l'entretien ménager... et encore pour les travaux de &quot;maintenance&quot; de notre logement, dont le lessivage et le chaulage mural annuel... L'apparition du Polyéthylène, en 1933 (matière plastique résultant de la polymérisation de l'Ethylène), puis la mise au point de la première presse à injection entièrement automatisée en 1937, le développement des techniques de moulage sous vide, de soufflage ou d'extrusion, etc, générèrent une production massive d'ojets de toutes sortes ; jouets, brocs, bassines, cuvettes... On peut dire que, sur le plan technique, le &quot;mieux être-vivre&quot; professionnel et domestique de ma mère, comme de toutes les autres lavandières de France et de Navarre,, s'est installé au fil de l'évolution de la chimie et du développement de la mécanique industrielle.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Les matières plastiques étant perméables aux pigments, la méthode la plus couramment utilisée par les mouleurs pour colorer chacun des objets fabriqués est celle dite du mélange &quot;maître&quot; ; des pigments concentrés sont dispersés dans une résine porteuse à base de polymères, et au cours du moulage ce mélange &quot;maître&quot; est coulé dans la résine naturelle lors de l'introduction dans la presse... et les coloristes/mouleurs obtiennent ainsi de nombreuses nuances de couleurs...&amp;nbsp;A Pont-Aven, les jours de &quot;buée&quot;, le lavoir Limbourg, aujourd'hui disparu et désormais &quot;remplacé&quot; par une EEEEnorrrmeeee agence du Crédit agricole, près du pont, avait une petite ressemblance, à une autre échelle évidemment, avec le souk des tanneurs de Fès et ses cuves de teintures multicolores... Bassines et cuvettes, rondes, carrées, rectangulaires, chargées de linge &quot;couleurs&quot; pour le trempage à la lessive, la javellisation ou l'azurage au &quot;bleu Guimet&quot;, côte à côte, formaient comme un tableau &quot;existentialiste&quot;... dont je ne crois pas que beaucoup de pontavenistes aient perçu la &quot;puissance&quot; et l'humble beauté...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le mot &quot;buée&quot; employé ci-dessus s'appliquait à l'action de faire bouillir le linge, la &quot;Bugata&quot; en ancien provençal du XIIIème siècle, d'où &quot;Bugade&quot;, puis la qualification de &quot;Bugadière&quot;. Ainsi appelait-on les &quot;mères courages&quot; où buandières de Grabels, un petit village près de Montpellier... Le terme &quot;Buée&quot; a depuis été étendu à &quot;journée de lessive&quot;... En Poitou-Charentes on disait Bughée...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Dans mes précédentes publications j'ai parlé des différents produits utilisés par ma mère lavandière : le Bleu Guimet, l'antirouille Rubigine, l'eau de javel Lacroix, les lessives Omo, Persil, Bonux, Paic et St-Marc... Un autre vient maintenant &amp;nbsp;compléter et fermer cette liste : le savon !! Ma mère utilisait essentiellement le savon de Marseille, des cubes de 300 grammes environ qu'elle achetait chez &quot;Marie Pichou&quot;, l'épicière de la rue du quai, près de la &quot;place royale&quot;, ou &quot;place aux cochons&quot; ou &quot;place pigalle&quot;... l'un des hauts lieux de mes jeux d'enfant sur lequel je raconterais bientôt quelques petites histoires... Les jours difficiles &quot;Marie Pichou&quot; et sa fille nous faisaient &quot;kroum&quot;, c'est-à-dire qu'elles faisaient crédit à ma mère (c'est elle qui tenait les &quot;cordons de la bourse&quot;)... parfois le paiement des factures d'achats trainaient et les relations se &quot;tendaient&quot; un peu, mais &quot;nous&quot; parvenions toujours à régulariser. J'ai vécu ce mode de fonctionnement durant de longues et nombreuses années...Et j'avoue que nous devons à &quot;Marie Pichou&quot; et à sa fille un grand et chaleureux merci !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Après sa cuisson le linge était jeté sur la cale de pierre plate du lavoir, devant la caisse à laver... Pour l'extirper bouillant de la lessiveuse ma mère utilisait un bâton en bois de houx d'environ 1m de longueur, que mon père ou moi avions taillé et épluché... Elle s'agenouillait ensuite sur le coussin de la caisse à laver (que je décrirais bientôt dans une nouvelle publication), plongeait le linge dans l'eau pour le refroidir, l'essorait puis l'étalait devant elle, le savonnait grassement et le brossait méthodiquement... le replongeait dans l'eau, l'essorait, jaugeait le travail et, selon, reprenait éventuellement le processus... Le traitement des draps était difficile et très épuisant... En fonction du dégré de salissure, les petites et moyennes pièces, tels que mouchoirs, torchons, serviettes, chemises, slips ou chaussettes, etc, en plus d'être savonnées et brossées à plat sur la pierre de la cale, étaient re-savonnées puis frottées, ou &quot;foulées&quot;, vigoureusement entre les mains... ma mère insistait ainsi sur les cols et les poignets de chemises, sur les talons de chaussettes, sur toutes les parties fortement sollicitées par l'usage ou particulièrement exposées... Elle empilait d'un jet le linge essoré à sa gauche, un peu au-delà de la portée de son bras tendu... Ce geste, entre autres, conditionnait la placement de la caisse à laver... selon qu'elle était droitière ou gauchère chaque lavandière se devait de &quot;fermer&quot; sa place en arrivant la première au lavoir, ce qui générait parfois quelques bonnes et sévères &amp;nbsp;&quot;prises de becs&quot; ! Le linge rinçé/essoré était ainsi empilé &quot;en attente&quot; du trempage à l'eau de javel puis de l'azurage au bleu... Le savonnage n'a rien d'un geste anodin, il implique une bonne prise/tenue en main, un fort serrement des doigts et un poignet solide, une allonge et une souplesse de bras... L'une des maladies professionnelles de la lavandière est aussi celle des maçons-enduiseurs, des pongistes et des tennismen ; le tennis-elbow (Epicondylite) !! Je doute que des statistiques existent sur ce sujet concernant les lavandières, mais j'ai encore en mémoire les moments de vraie souffrance de ma mère... Lorsqu'elle utilisait un savon de Marseille neuf, le geste était plus lent, les doigts plus &amp;nbsp;écartés et plus &quot;crispés&quot; sur le cube de 300 grammes... Au fil du savonnage le cube &quot;fond&quot;, le geste change, devient plus souple, plus rapide, les doigts se décrispent sur le savon, sont plus enveloppants, un peu plus repliés sur le dessous du morceau... alors ce sont les parties externes et les bouts des doigts qui prennent, ils frottent sur le linge, rougissent, de légères brûlures apparaissent parfois... De temps en temps &amp;nbsp;le savon &quot;s'échappait&quot; et tombait dans le bief, il fallait alors se mouiller pour le récupérer au fond de l'eau (1m environ). Pour éviter au mieux tout celà ma mère ne savonnait quasiment pas avec les cubes &quot;fondus&quot; au delà des trois quarts, elle conservait la portion restante et l'utilisait ensuite, en complément de la lessive, pour la cuisson du linge et aussi pour le lavage doux et délicat des lainages, des soies, des flanelles, etc... Parfois aussi elle composait, avec les petits morceaux et des &quot;raclures&quot; de savon, une bassinée d'eau tiède savonneuse dans laquelle elle faisait &quot;tremper&quot; ce linge délicat avant de le &quot;fouler&quot; doucement à la main, presque tendrement... une douceur sans Soupline !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Il est difficile de déterminer quel peuple a inventé le savon... autant de peuples, autant de prétentions, et une grande et longue histoire. On balance constamment entre l'origine du mot savon et l'invention du produit même. Il semble que l'on savait déjà fabriquer des savons dès 3000 ou 2800 av. J-C. Certaines sources datent de cette période, celui, fameux, du savon de la ville-citadelle d'Alep, en Syrie. Ce savon, fait avec de l'huile d'olives et de la cendre végétale, était particulièrement réputé pour ses propriétés désinfectantes, dues principalement à l'adjonction d'huile de baies de laurier (de 1% à 40%) lors de sa fabrication. Une matière ressemblant au savon a également été trouvée pendant l'excavation archéologique de la Baylone Antique (2325-2160) dont la fondation est attribuée aux Akkadiens &amp;nbsp;Selon certains le &quot;Sabun&quot; (al-sabun, le savon) Perse, avec ses 2000 ans d'histoire, pourrait aussi prétendre être à l'origine du savon, il s'agit d'un savon fabriqué avec de l'huile d'olives et de la Potasse. Et aussi, les fameux cylindres (A et B) de Gudea (2141-2122), souverain lettré de Lagash vers 2100 av. J-C, représentent un document littéraire et historique qui décrit la construction du temple de Ningirsu et l'intronisation du couple divin de Lagash. Le cylindre A concerne &amp;nbsp;la construction du temple et le cylindre B traite de l'installation du Dieu Enlil et de sa parèdre, la déesse Bau, dicte ses volontés et décrit sa future gloire. &amp;nbsp;Ce cylindre donne la description du rituel d'un festival annuel s'étendant sur 7 jours, et c'est dans cette description, que, selon les traducteurs, une simple petite phrase permet de comprendre qu'à cette époque déjà, les Sumériens utilisaient une préparatiion proche du savon que nous connaissons aujourd'hui : &quot;ainsi il me purifie avec l'eau, ainsi il n'ettoie avec la potasse, ainsi se fait le mélange de l'huile pure et de la Potasse&quot;... L'idée de mélanger des graisseset de la Potasse était donc déjà bien connue et mise en oeuvre de manière empirique par les Sumériens. Cette Potasse provenait des cendres végétales, et l'huile était sürement celle des graines de Sésame que les Sumériens importaient en grandes quantités de l'Indus au Pakistan. Le savon ainsi obtenu avait une texture molle et grasse et se présentait probablement sous la forme d'une pâte claire, riche en potasse et donc avec beaucoup de &quot;mordant&quot;, une &quot;dureté&quot;... Des tablettes d'argile écrites en Sumérien ont été découvertes en Mésopotamie dans le sud de l'Irak actuel. Ces tablettes font référence à l'emploi d'une substance nettoyante pour laver la laine et sont encore plus anciennes que les cylindres de Gudéa, ils datent approximativement de 2500 av. J-C, ce qui qui conforte l'hypothèse selon laquelle les Sumériens savaient préparer le savon. Dans la version de ces tablettes le savon est préparé en mélangeant des cendres végétales, des graisses animales, de l'eau et de l'argile, et cette technique semble conduire à la préparation des premiers savons durs et notamment le savon d'Alep obtenu quelques siècles plus tard par les peuplades babyloniennes. Les sources qui donnent la naissance du savon d'Alep dès 3OOO ou 2800 av J-C semblent négliger cette possible antériorité Sumérienne !! Du fait de l'utilisation de la Potasse ce savon mou est aussi &quot;appelé&quot; savon noir. En Egypte Antique, sous le règne d'Amenhotep 1er (XVIème siècle) ou d'Amenhotep III (XIVème), l'un des plus anciens traités médicaux, le Papyrus d'Elbers, décrit comment on mélange des huiles animales et végétales avec des alcalins pour obtenir une espèce de savon utilisé pour le traitement des maladies cutanées, ainsi que pour se laver et laver.. La Soude, nécessaire, entre autres, à la fabrication du savon, était désignée en Egypte sous le nom de Nri, qui donnera le nom latin Natrum, puis Natron, puis le symbole Na pour désigner le Sodium. C'est un minéral que les Egyptiens tiraient des lacs salés asséchés de Basse Egypte, plus exactement le Désert de Nitrie, à l'Ouest du delta du Nil et du Caire. Pendant les périodes de sécheresse le sol se recouvrait de croûtes salines blanches (un peu comme à Guérande !), le Natron, constituées d'un mélange de sel marin et de Carbonate de Sodium dont la teneur exédait rarement 20%. L'Egypte ancienne était première productrice, utilisatrice et même exportatrice de Carbonate de Sodium (Natron), elle connaissait donc deux façons pour l'obtenir. Sous Ramses II (1284), la zone côtière &quot;phénicienne&quot; (le couloir phénicien) était sous contrôle Egyptien... Aujourd'hui encore de nombreux gisements de Natron sont exploités à travers le monde ; Etats-Unis, Turquie, Chine, Tanzanie, Tchad, Botswana, Kenya. La production mondiale 2012 a été de 13 millions de tonnes dont 10,9 millions aux Etats-Unis. Les principaux secteurs d'utilisation sont le verre, les produits chimiques, les savons et les lessives, le papier, la métallurgie, la désulfuration de la fonte et des minerais d'Uranium, mais également l'alimentaion animale, la pharmacie et la cosmétique, etc. Aux Etats-Unis le gisement principal est dans le Wyoming, à Big-Island, près de Green-River, il couvre près de 2600 km² sur une profondeur entre 120 et 1050 mètres. Ses réserves seraient de 22 milliards de tonnes. La technique d'extraction/production est celle inventée par le chimiste &amp;nbsp;belge Ernest Solvay. Ce type de gisement résulte de l'accumulation de sédiments, à l'Eocène, il y a 5O millions d'années... Au 1er siècle ap. J-C les Romains utilisaient un détersif mou appelé alors &quot;Sapo&quot;, découvert, dit-on, grâce à leurs conquêtes des tribus Gauloises et Germaniques. Ainsi, selon Pline L'ancien (23-79 ap. J-C) le &quot;Sapo&quot; serait une invention des Celtes qui bouillaient des graisses auxquelles ils ajoutaient des cendres... Faute d'huile d'olives, ces tribus employaient de la graisse de chèvre et des cendres de hêtre (on cite aussi le bouleau) pour confectionner une sorte de pommade qu'ils employaient pour traiter leurs cheveux (on cite aussi l'urine !), ils appelaient cette pommade &quot;Sapo&quot; (un mot latin ?!). Selon une &quot;légende&quot; le mot savon -où plus précisément, la saponification- viendrait du nom d'une colline de Rome, la colline Sapo, sur laquelle des animaux étaient sacrifiés et brûlés. La graisse animale et les cendres du bûcher entrainées par la pluie qui ruisselait sur le mélange le long de la colline au sol argileux jusqu'au Tibre, formaient une espèce de suif utilisé par les femmes romaines qui constatèrent son efficacité pour le lavage de leur linge... D'après une autre version l'origine du mot savon viendrait du nom de la ville italienne de l'Etat de Gène, Savone, dans laquelle de grosses quantités de savon étaient fabriquées... Au moyen-âge (476-1453) le savon (cendre &amp;nbsp;et &amp;nbsp;graisse animale) servait essentiellement à laver les vêtements. Au 7ème siècle les commerçants Arabes firent, dit-on, découvrir les pains de savon aux peuples d'europe... Le célèbre &quot;Savon de Marseille&quot; tiendrait son origine du &quot;Savon d'Alep&quot;, en Syrie, et serait arrivé à Marseille vers la fin du XVIème siècle, lors des Croisades, et en passant d'abord par l'Italie et l'Espagne... Mais il faut ici se souvenir des navigateurs et commerçants &amp;nbsp;Phéniciens (terme qui apparait au début de l'âge de fer, vers 1200 av. J-C) qui formaient un ensemble de Cités-Etats sous prédominance de Byblos, Tyr et Sidon, aujourd'hui cités Libanaises, dans une région du littoral Syro-palestinien, originellement occupée par les populations Cananéennes (du IIIème millénaire au XIIIème siècle av. J-C) qui effacèrent la tribu des Anakim, les enfants d'Anak, puis par les Araméens, les Hébreux et les Philistins... On raconte qu'en 7000 av. J-C, Byblos était déjà occupée (population néolithique) puis que sa région fût englobée dans l'Empire asiatique de l'Egypte au IIIème millénaire (Vers 2700 av. J-C). Les Phéniciens devinrent, par nécessité vitale, navigateurs et fondèrent de nombreux comptoirs et colonies sur le pourtour méditerranéen (dont Carthage, IXème siècle), qui tombèrent sous la tutelle des empires Assyriens et Babylonien, puis sous celle des Perses et des Grecs. Sur cette côte la ville-port de Phocée (aujourd'hui Foça, en Turquie) fut vraisemblablement fondée entre le Xème et le VIIIème siècle par des migrants Grecs venus des villes de Grèce continentale (2 migrations ??) d'Argolide, d'Attique et d'Eobée, et eut, dès le VIIème siècle av. J-C, une grande importance commerciale. En 546 av. J-C, après la prise de Phocée par Harpage, chef de l'armée Mède, lieutenant de Cyrus II (dit Cyrus le Grand, roi des Perses vers 559 av. J-C à 529 av. J-C) et nommé par celui-ci &quot;Commandant des régions littorales&quot;, les Phocéens créent, au VIème siècle, le comptoir Corse d'Alalia (Aléria). En 535 av. J-C, après avoir été chassé d'Alalia par les Etrusques et les Cathaginois, ils fondent, dans le Delta du Rhône, Massalia, un nouveau comptoir... et successivement Agathe Tyché (Agde), Olbia (Hyères), Antipolis (Antibes), Nikaia (Nice), Agitna (Cannes), etc... La ville-citadelle d'Alep existait déjà au IIIème millénaire et on estime qu'elle a toujours été habitée depuis lors. Installée sur un plateau assez élevé qui sépare les deux bassins de l'Oronte (Nahir-al-asi : le fleuve rebelle) et de l'Euphrate, arrosée par le Koîk, elle était, depuis des millénaires, située sur un axe de passage des caravanes, notamment celles de la route de la soie chinoise, entre Palestine et Egypte. Les échanges commerciaux d'Alep s'effectuaient principalement par les ports d'Alexandrette et de Laodicé-sur-mer (appelé aussi Lattaquié, ou idem Lakatieh). Le 1er est éloigné d'Alep de 140 kms, le second de 160 kms. Les transports se faisaient à dos de mules et de chameaux. D'Alexandrette à Alep et sa citadelle il fallait, en hiver, 7 à 8 jours avec les chameaux et 5 à 6 seulement avec les mules. En été, la mëme course pouvait être faite en 5 à 6 jours avec les chameaux et en 4 à 5 jours avec les mules. De Laodicé-sur-mer à Alep, le voyage exigeait 3 jours de plus. Alexandrette (de Iskandar, signifiant Alexandre en Persan), dans la principauté d'Antioche (située aux flancs du Silpios, à 25 kms de la mer, à 9 kms à l'Ouest d'Alep) fut fondée par Alexandre Le Grand pour commémorer sa victoire à la bataille d'Issos en 333 av. J-C. Alep, réputée pour ses souffleurs de verre, exportait du tabac, de la soie, du coton, de la laine, des éponges, de la cire, &amp;nbsp;du savon et diverses matières d'argent et d'or. Son thym, comme son savon et son tabac, était aussi réputé. Au Moyen-âge les Vénitiens y tenaient 40 comptoirs de vente. Laodicé-sur-mer, port à 15 kms d'Ugarit (lieu de naissance de notre alphabet !!) dont il dépendait, a été fondée en 300 av. J-C par Séleucos 1er, roi de Syrie et de Babylonie, qui fut l'un des généraux d'Alexandre Le Grand. Laodicé était le prénom de la mère de Séleucos. Ses échanges commerciaux étaient pour l'essentiel les mêmes que ceux d'Alep augmentés de la fameuse résine Styrax, de son vin et de son huile d'olives. Le Styrax est une résine aromatique et médicinale récoltée par &quot;gemmage&quot; (encore aujourd'hui), des entailles dans le tronc d'arbre desquelles ruisselle l'Oléosine. Selon l'Encyclopédie Diderot et D'Alembert (article de Louis de Jaucourt) l'Oléorésine (ou Styrax) est &quot;un suc résineux, d'une substance tenace et mielleuse, semblable à la Térébenthine, à demi transparent, brun, ou d'un brun rougeâtre, où d'un gris brun, d'odeur forte, qui s'approche un peu du Storax solide. Ce dernier, dans sa meilleure qualité dite Storax Calamite, est composé de grumeaux ou de miettes blanchâtres et roussâtres, d'un gout résineux, un peu âcre, agréable, et d'une odeur agréable, surtout lorsqu'on le jette au feu&quot;; Il est utilisé en fumigation, comme l'encens. Les arbres traditionnellement &quot;gemmés&quot; sont les Pins (Pinus Brutia subst. Brutia), le Liquidambar d'orient (Liquidambar orientalis Miller, ou Liquidambar styraciflual), et l'Aliboufier (Styrax officinalis, dont les anciens tiraient aussi des javelots et des flêches). Les graines &amp;nbsp;de Pistachier (P. Mutica, P. Calibula et P. Kurddica), très riches en Lipides, notamment en acides gras insaturés (Oléique et Linoléique) et en Phytostérols, sont également utilisées pour la fabrication du Styrax... La cité/port maritime d'Ugarit échangeait avec Chypre, la Crète, Hattusha (capitale de l'Empire Hittites d'Anatolie) et le port de Byblos, ouvert sur l'Egypte. Certains chercheurs affirment que les ports de cette bande (ou couloir) maritime, assez naturellement équidistants, n'étaient éloignés les uns des autres que d'un jour de marche ou de navigation à la rame. Selon M.I Rostoutzeff, professeur à la Yale University New-Haven (Connecticut), les villes, &quot;en Phénicie n'étaient que de façade, par derrière s'étendaient leurs vastes territoires, avec des centaines de villages, des jardins, des vignobles, des plantations d'oliviers. Cet hinterland s'enfonçait fort loin dans les Monts de Liban et de l'antiliban&quot;. En considérant l'importance des échanges commerciaux, la chaîne des relations commerciales, des proximités géographiques et de la chronologie des évènements et mouvements humains, il me semble fondé, en toute humilité, d'émettre l'hypothèse d'une entrée plus ancienne du fameux savon dit d'Alep en Corse, en Provence et alentours, au fil du découpage de la cöte méditerranéenne, et donc, y compris à Massilia (dès sa fondation vers le VIème siècle), soit au-delà du 7ème siècle et donc bien avant les Croisades !! &amp;nbsp;Sur ces territoires de la géographie antique de multiples civilisations se sont rencontrées, chacune a emprunté à l'autre, aux maitres de caravanes, aux navigateurs, aux négociants et aux courtiers, à l'intendance militaire... &amp;nbsp;Les Celtes aussi entretenaient, notamment pour l'étain (Bretagne insulaire, et ma Bretagne natale !!), des relations commerciales très étroites avec les Phocéens, et ont vraisemblablement appris d'eux leur savoir-faire en savonnerie... Dans le sud de la France les fabrications artisanales locales/régionales du savon se développèrent, et des fabricants se regroupèrent en guildes d'artisans pour protéger leurs secrets de fabrication... la production commença aussi à se différencier d'une zone géographique à une autre. Dans les pays méditerranéens, comme l'Italie, l'Espagne et le Sud de la France le savon était alors fabriqué avec de l'huile d'olives (+ Soude)... Dans les pays d'Europe du nord il était fabriqué avec des graisses animales, essentiellement du suif, et parfois mëme des huiles de poisson dans lesquelles on ajoutait des herbes aromatiques pour les parfumer... Au 9ème siècle, Marseille, Genève, Savone, dans l'Etat de Gène, et Venise deviennent des villes réputées pour leurs savonneries industrielles. Ces régions disposaient de grandes quantités d'huile d'olives et de soude (le Carbonate de Sodium, et non pas l'Hydroxyde de Sodium qui est la Soude caustique)... En France, au cours des 13ème et 16ème siècles la fabrication du savon commence à se spécialiser, il était jusque là encore, le plus souvent, fabriqué à partir du suif de chèvre et de cendres de bouleau (héritage Celte). En 1666 Colbert donne le monopole de la fabrication du savon à Toulon, c'est un échec... Le savon de Marseille-Alep revient à Marseille, et en octobre 1688 un Edit Royal (Roi soleil !!) donne aux savonneries marseillaises un cahier des charges très strict qui impose l'utilisation des huiles d'olives pures, sans mélange de graisse... La première fabrique marseillaise a été, dit-on, fondée en 1593 par Georges Prunemoyor... Mais une autre source attribue la production des premiers savons à Grescias Davin, alias Sabonerius, juif marseillais, qui le 1er, en 1371, les aurait fabriqué selon la tradition d'Alep et fut alors nommé 1er savonnier officiel de la ville. En 1660 Marseille compte 7 fabriques assurant la production annuelle de près de 20 000 tonnes de savon, en 1786, elle totalise 48 savonneries, en 1813, 62, voire 90 selon d'autres sources. Au 15ème siècle, dans la région de Marseille, la production de savon utilise l'huile d'olives locales et la Soude provient d'abord des cendres obtenues par la combustion des plantes Halophytes. Au 17ème siècle les savonneries Marseillaises doivent importer des matières premières de tous les pays du Bassin méditerranéen. Au début du 18ème siècle Marseille devient le centre Méditerranéen de production et de distribution de savon fabriqué avec de l'huile d'olives et de la Soude naturelle... Selon les savonniers la Soude artificielle avec de l'huile d'olives donne un savon trop dur et brisant. En 1820 de nouveaux composants exotiques sont utilisés pour la fabrication du savon : l'huile de palme, d'arachide ou de coco... et encore en 2012 !!&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;En 1877 les cylindres de Gudea furent découverts par Ernest De Sarzec alors vice-consul de France en exercice à &amp;nbsp;Bassorah en Irak. Il a été nommé à ce poste en 1875. En l'espace de 22 années De Sarzec a supervisé 11 campagnes de fouilles archéologiquess sur le site de Tello. En fait, né Gustave-Charles-Ernest Chocquin, le 11/08/1832 à Rennes, il prend le nom &amp;nbsp;De Sarzec après avoir acheté le château de Sarzec à Montamisé, dans le département de la Vienne, en Poitou-Charentes. Ingénieur civil, il a d'abord été directeur du gaz à la &quot;Compagnie Lebon&quot; d'Alexandrie en Egypte, entre 1864 et 1868. Diplomé de l'école Polytechnique en 1819, lieutenant d'artillerie, il a démissionné après la révolution de 1830 pour se retirer en Bretagne... Assez curieusement, alors que je &quot;planche&quot; sur &amp;nbsp;l'histoire du &quot;savon de Marseille de ma mère lavandière à Pont-Aven&quot; je découvre ce sieur de Sarzec &quot;inventeur&quot; des Cylindres de Gudea... qui donnent un indice, une référence Sumérienne sur la fabrication du savon !! Pour moi une découverte sérendipitiste (!!!) : 1) De sarzec est né en Bretagne, je suis Breton... ; 2) il à travaillé pour un établissement de la compagnie Lebon dans laquelle Jean Louis Le Corre, premier mari de ma mère a également travaillé comme chaudronnier à Quimper, de 1926 à 1937... Ma mère m'a souvent parlé de celà... et cette compagnie Lebon (compagnie centrale d'éclairage et de chauffage par le gaz) a été pionnière en Bretagne, dans le Finistère notamment (Morlaix, Quimper, et même Pont-Aven !!, etc). j'aime ces re-serrements, ces contractions de la petite histoire, &quot;presque quelconque&quot;, de la vie des humains... Et raconter l'histoire de la compagnie Lebon c'est aussi raconter celle de Philippe Le Bon (1767-1804) dit Humbersin, ingénieur et chimiste, inventeur de l'éclairage et du chauffage au gaz par distillation du bois, procédé appelé Gaz Hydrogène Carburé, d'une Thermolampe et du premier moteur à exclusion !! La Compagnie Lebon avait des établissements, entre autres, en Algérie, en Espagne et en Egype : Alexandrie, Le Caire, Port Saïd. Dans les années 1860 de nombreuses bretonnes villes étaient encore éclairées par des lanternes à l'huile végétale de Colza...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Un chimiste Français, Michel-Eugène Chevreul (1786-1889), dont les études constituent la&amp;nbsp;base de la chimie des graisses et du savon, présente, en 1823, une théorie de la Saponification qui, avec le procédé Nicolas Leblanc (1742-1806), va révolutionner la fabrication du savon et favoriser son développement.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;En 1780 Nicolas Leblanc est au service du Duc d'Orléans, le futur Philippe Egalité, en tant que médecin-chirurgien, mais dès 1784 il réfléchit à la possibilité d'extraire de la Soude à partir du sel marin. Son &quot;patron&quot;, le Duc d'Orléans accepte de subventionner ses recherches à condition qu'il se place sous le contôle d'un expert incontestable : le chimiste Darcet. Leblanc accepte et commence ainsi son travail au Collège Royal de France, dans le labo de Jean Darcet (1724-1801), il est alors secondé par Jérôme Dizé (1764-1852). Jean Darcet est une célébrité, ancien précepteur des fils de Montesquieu, médecin en 1762, nommé professeur de chimie au Collège de France en 1774, directeur de la manufacture de Sèvres, inspecteur général des essais des monnaies, inspecteur des peintures des Gobelins, membre de l'Académie des Sciences, on lui doit l'art de fabriquer de la porcelaine et de la céramique française. Jérôme Dizé est &amp;nbsp;pharmacien en chef du 1er magasin général des pharmacies créé par la Convention en 1792 à Paris, on le dit co-concepteur du procédé Leblanc. En 1789, après une série d'expériences négatives, Leblanc trouve enfin la solution et parvient a transformer le Chlorure de Sodium (le sel de l'eau de mer) en Hydroxyde de Sodium (la soude)... En 1791 il installe la première usine de Soude artificielle sur 2 hectares environ, près du port de Saint-Denis (93), entre les rives de Seine et l'enceinte fortifiée de la ville, la Franciade à l'époque, soit sensiblement à la hauteur de la gare RER actuelle. L'un des actionnaires de Leblanc est le Duc d'Orléans. Le procédé décrit dans un acte déposé le 27 mars 1790, chez le notaire Brichard, à Paris, consiste à chauffer, dans un creuzet couvert, 100 parties de Sulfate de Soude, 50 parties de craie (Carbonate de Calcium) et 25 parties de charbon.. Lors de l'essai réussi, Leblanc, suivant les conseils de Darcet, opéra dans un creuzet réfractaire et non dans sa traditionnelle marmite en fonte... Ce n'est qu'en 1856, à titre posthume, que le titre d'inventeur de la Soude Artificielle lui sera attribué par le second Empire. Avant cette découverte le Carbonate de Sodium, en Europe, ne provenait que des cendres d'algues et de salicornes. Le Sulfure de Calcium, déchet issu du procédé Leblanc, trouve une application industrielle grâce au procédé de Claus qui permet d'en extraire le Soufre, vendu comme tel... Mais le procédé Leblanc sera détroné, à partir de 1870, par le procédé à l'Amoniac du chimiste belge (un wallon) Ernest Solvay (1838-1922). Par ce procédé Solvay invente, au milieu du XIXème siècle, la fabrication de Bicarbonate de Soude à partir d'un simple sel marin et de la craie. Procédé encore exploité en 2012. A l'époque, Solvay utilise l'ammoniac exédentaire des eaux ammoniacales des usines à gaz... Auparavant, dans les années 1790, l'ammoniac était obtenu par distillation sèche des matières animales.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Dès le Moyen-âge les Européens, imitant les Arabes, se mirent à fabriquer de la Soude Naturelle à partir de plantes. Les Arabes appelaient qâli, (al)qâli, un arbrisseau poussant sur les terrains salés et dont les cendres contenaient de la Soude. De là notre terme chimique Alcali, Alcalin, Alcalinité... Cet arbrisseau était aussi connu, entre autres, sur les rivages français sous le nom de Sode, qui donnera le mot Soude... Les plantes spécifiques du genre &quot;Salsola Kali&quot;, &quot;Soda Kali&quot;, &quot;Salsola Tragus&quot; sont regroupées dans la famille des Chenopodiacées, ce sont des halophytes (du Grec halos : sel et de phuton : plante) présentes sur les près salés des littoraux sablonneux, on parle aussi de plantes Sodifères. Toutes ces plantes contiennent du Sodium sous forme de sels organiques : Acetate, Oxalate et Tartrate, pour l'essentiel... et leurs cendres environ 30% de carbonate de Soude... Les plantes littorales donnent plus de Soude et les plantes continentales plus de Potasse... Le terme Potasse provient de l'anglais Pot Ash, littéralement &quot;Cendre de pot&quot;, où du Néerlandais Potas ? &quot;Salsola Soda&quot;, par exemple, était cultivée à grande échelle, en Espagne, dans les régions d'Alicante (très réputées), de Carthagène, de Malaga ou de Tortosa. Ces halophytes &quot;espagnoles&quot; étaient connues sous le nom de &quot;Barilha&quot;, ou &quot;Barilla&quot;; d'où le nom de &quot;barille&quot; donné à la Soude que l'on en tirait. D'autres plantes venaient de Sicile... On en trouvait également sur les côtes du Languedoc-Roussillon, jusqu'en Camargue. Parmi elles la salicorne &quot;Salicornia fructicosa&quot;, plante ligneuse qu'il ne faut pas confondre avec celle que l'on consomme... ou &quot;Sueda Vera&quot;, toujours présente sur les rivages marins... Les Soudes se répartissent, comme les vins, en crus.. Il semble que le varech' (ou goémon) de Bretagne a surtout été utilisé pour la fabrication, entre autres, du verre....&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Deux théories de la saponification avaient été proposées à la fin du XVIIIème siècle. D'après l'une, exposée dans le &quot;dictionnaire de Mecquer&quot; (1778), le savon résulte de la combinaison de l'huile avec un alcali&quot;. Michel-Eugène Chevreul (1786-1889), né à Angers d'une famille de médecins et chirurgiens, &quot;monte&quot; à Paris et devient l'élève et le préparateur de Louis-Nicolas Vauquelin (1763-1829) qui l'introduit au Muséum d'Histoire Naturelle, il lui succède comme professeur de chimie appliquée aux corps gras organiques en 1829. En 1823, il propose une théorie sur la Saponification qui démontre que les corps gras sont formés d'une combinaison entre Glycerol et Acides gras, et, avec Gay-Lussac, il fait breveter un procédé d'extraction des Acides gras du suif donnant naissance à une nouvelle matière première : l'Oléine. Les propriétés détergentes des molécules du savon sont dues à leur Amphiphilie, la molécule de savon se présente sous la forme d'une longue chaîne d'atomes dont une extrémité, polarisée négativement, est Hydrophile tandis que l'autre extrémité est Lipophile. Cette dernière se fixe donc facilement sur les graisses (Lipophiles), l'autre reste en contact avec l'eau de rinçage (Hydrophile). Le savon est donc une substance détersive qui émulsionne les corps gras, c'est-à-dire les réduits en fines goutelettes que le rinçage à l'eau entraine ensuite... Le 09/09/1824, Louis XVIII le nomme directeur de l'atelier des teintures aux Manufactures Royales de tapisseries et de tapis des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie. En 1826 il devient Membre de l'Académie des Sciences, et y demeure pendant 63 ans, il en sera président de 1839 à 1841 et de 1867 à 1869 (les présidents de cette Académie sont nommés pour deux ans). Il dirigea également le Muséum d'Histoire Naturelle de 1836 à 1879. Il est nominé à la Médaille Copley en 1857. Louis-Nicolas Vauquelin, ancien élève d'Antoine-François Fourcroy, était pharmacien/chimiste, inspecteur des mines et professeur à l'école des mines, il a découvert deux éléments chimiques ; le Chrome et le Bérylium. Michel-Eugène Chevreul est aussi reconnu comme théoricien de la couleur, de ce qu'on appelle aujourd'hui la Psychophysique des couleurs, leur métrologie... Il a beaucoup travaillé sur les phénomènes organoleptiques (couleurs et gastronomie, les propriètés odorantes, les saveurs, la compacité avec une couleur environnementale ou celle d'un objet !). Il découvre l'Indigotine, le colorant bleu de l'Indigo. En 1839, il publie un Cercle Chromatique de 72 tons qui rayonnent autour du blanc en dégradés de 10 ou 20 échelons... On lui doit aussi une &quot;loi sur le &quot;Contraste simultané des couleurs&quot;. A partir de 1878 ses travaux sur le &quot;Contraste rotatif&quot; et ceux de Joseph Plateau, qui réalisa le Phenakistiscope en 1833, ont permis la création des premières lanternes magiques, puis le cinématographe des frères Lumières... Seurat, Signac (fondateurs du néo-impressionnisme), Robert Delaunay, les &quot;Pointillistes&quot;, ont appliqué les théories de Michel-Eugène Chevreul ... le &quot;Pointillisme&quot;, ou &quot;Mélange Optique par Points&quot;, est fondé sur les contrastes de ton, suivant des observations déduites de ces théories... Ainsi le tableau &quot;Un dimanche après-midi à l'île de la grande jatte&quot; (207 x 306), actuellement à l'Art Institute de Chicago, a été exécuté en 1833-1884 par Georges Seurat suivant les lois de Chevreul sur le &quot;Contraste simultané des couleurs&quot;... Selon Lionel Salem, in &quot;La science de l'art&quot;, p.165, Chevreul se serait inspiré de Léonard de Vinci qui avait découvert que 2 couleurs placées côte à côte, en larges tâches ou aplats, se renforcent si elles sont complémentaires l'une de l'autre.&amp;nbsp;Aujourd'hui, sur les gondoles des supermarchés et dans les boutiques de cosmétique on découvre une multitude de savons colorés... Il suffit de se reculer un peu pour avoir devant les yeux comme un tableau pointilliste, les points et les traits des savons alignés et empilés qui parfument les allées... du &quot;Cercle chromatique&quot; au &quot;Contraste simultané des couleurs&quot; et aux qualités &quot;Organoleptiques&quot; des savons... dans une mise en scène commerciale, des théories Chevreul !! Désormais on utilise aussi des pigments naturels fabriqués à partir de matières minérales, animales, végétales, ces pigments sont utilisés dans une proportion maximale de 0,3%...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;De Sapo on tire savon, mais également Saponaire ou &quot;herbe à savon&quot;, &quot;herbe à foulon&quot;, &quot;savon des fossés&quot;, &quot;savon de fosse&quot;, et... &quot;herbe à femme&quot; !!. Le Saponaire ou Sabonanria Officinali L, est une plante riche en Saponine (Glucoside) &amp;nbsp;que l'on trouve à l'état sauvage, elle se rencontre en colonie au bord des talus, sur le bord des routes, des terrains vagues, des rivières, sur les sables... On utilisait tout de cette herbe, ses rhizomes blancs, mais aussi ses feuilles et ses tiges, en remplacement du savon, pour laver, dit-on, les vêtements délicats, susceptibles de se décolorer. Les rhizomes doivent être récoltées à 2 ou 3 ans et broyées, puis mise &quot;à cuire&quot;, ou à bouillir, un peu comme le linge, et, pour finir, filtrées au travers d'une grosse toile. La Saponine, de la famille de la Ricine, de la Curcine et de l'Abrine, est une substance qui à la propriété de mousser par frottement, de &amp;nbsp;&quot;faire mousser comme du savon&quot;, d'adoucir l'eau et de diluer les corps gras... Mélangée à de la Soude, elle pouvait dégraisser et blanchir, notamment, les laines et dentelles pâles, d'où son nom &quot;herbe à foulon&quot;. Le Saponaire était aussi utilisé pour laver les tablier noirs (???)... Sêchées et nettoyées les racines pouvaient également servir dans la fabrication d'une poudre utilisée pour se laver les mains.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le savon d'Alep semble être l'ancêtre du savon de Marseille, je ne sais... et, d'une certaine façon, peu importe... Cette histoire de savon, le savon de ma mère lavandière... un petit cube de 300 grammes et presque 5000 ans d'histoire (3000 av. J-C + 2013 ap. J-C)... ça fait un drôle d'effet à l'aide lavandier que j'ai été... &amp;nbsp;et lorsque je ferme les yeux les images de ma mère affluent.... au pied du moulin Limbourg, dans le petit lavoir, elle lave le sale.... au milieu de ses bassines multicolores chargées de linge, près de sa lessiveuse fumante, elle foule manuellement des mouchoirs, ou peut-être des gants de toilette... ce qui me frappe c'est le jeu des couleurs sur le fond gris des murs du lavoir... une animation colorée sur un fond gris ciment... je suis assis, un peu en aval de la rivière, sur le parapet du pont... alentours les gens vont et viennent, vaquent à leurs habituelles occupations... mais le lavoir semble être figé, un peu en dehors du &quot;temps des autres&quot;, seule la partie haute du corps de ma mère est doucement animée, au ralenti... j'ai une étrange impresion, une image un peu triste dans un paysage de tous les jours... une image de solitude.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'actualité est dure, je découvre les Phéniciens, Phocée, Alep... sur la piste du savon... mais aujourd'hui cette &amp;nbsp;piste est rouge sang... et il y a encore des chimistes qui opèrent, cette fois &amp;nbsp;ils n'honorent pas !&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Pour la lectrice ou le lecteur souhaitant découvrir la Bretagne, particulièrement le Finistère et, bien évidemment, en priorité Pont Aven malgré son étrange évolution &quot;touristico-capitalistique&quot;, je conseille un séjour calme et paisible dans le gîte rural de mon ami d'enfance Pierre Rosot... Il saura vous accueillir et vous guider dans la région de l'Aven et du Belon...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Pierre Rosot &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &quot;Le Refuge de la Salamandre&quot; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Lieu-dit Poultréau. 29300, Baye (à quelques kilomètres de Quimperlé et de la gare SNCF) &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Tél : 06. 62. 48. 81. 10 &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Site Web : lerefugedelasalamandre.com&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;KENAVO &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; SIZIG LOEIS AR GARREG&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Petite bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;L'homme et la terre&quot;, II/04, Tome II, pp.2-58, Elysée Reclus, librairie universelle, 1905... sur http://fr.wwwikissource.org &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; je conseille cette lecture...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Recherches chimiques sur les corps gras d'origine animale&quot;, Michel-Eugène Chevreul, Ed. FG Levrault, 1823, Paris, in -8°, XVI, 48.p et Pl.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;La science dans l'art&quot;, Lionel Salem, 2000, O. Jacob, Paris.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;La fin de Phocée&quot; dans l' &quot;Historial&quot; d'Hérodote. Traduit par Jacques Laccarière et Guillaume Budé...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Le manuel du foyer domestique. Cours pratique d'économie domestique&quot;, Augusta Moll-Weiss, A. Colin, 1...., Paris;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Les débats de la grande industrie chimique&quot;, à la bibliothèque universitaire de Strasbourg (j'ai perdu la côte !!)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Leblanc et la soude artificielle&quot;, B. Bourdoncle, 2002... sur ours.courageux.pagesperso-orange.fr/leblanc.htm&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Le savon de Marseille. La construction d'un produit authentique&quot;, Emmanuelle Dutertre, in Cahiers d'ethnologie de la France, n°13, Carrières d'objets, innovations et relance, Ed Maison des sciences de l'homme, Paris&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;http://soyonssport.wordpress.com&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;http://webcache.googlesercontent.com..... &amp;nbsp;&quot;la Syrie romaine&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;http://fr.wikisource.org&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;www.phéniciens.com............. super site&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;www.arbre-celtique.com........... idem&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;www.louvre.fr................. département des Antiquités Orientales : Mésopotamie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;www.savonnerie.net&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;www.satoriz.fr.................. pour la recette d'un savon bio d'Alep.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Eau de javel LACROIX, détachant RUBIGINE, les recettes de ma mère, lavandière à Pont Aven</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Sizig Loeis ar Garreg)</author>
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<pubDate>Mon, 19 Jan 2015 03:36:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Encore des marques commerciales !! et des grandes marques... au sens de dominance sur le marché des produits de lavage du linge... &amp;nbsp;Je l'ai déjà écrit ailleurs, je ne reçois aucune dividende de ces grosses sociétés... Il m'est difficile de ne pas les citer tant elles &quot;marquent&quot; (!!!) l'univers lavandier de ma mère... et je crois bien, celui de toutes les lavandières du monde... Lors de mes plongées dans cet univers mémoriel je les rencontre &quot;à chaque pas d'une pensée imagée&quot;... elles &quot;signifient&quot; une époque, des façons de vivre et de travailler... elles &quot;jalonnent&quot; les longues et dures journées de labeur, s'inscrivent dans des processus et des méthodes de travail, disent quelque chose sur le &quot;coup de main&quot; de la lavandière.. J'ai écris ailleurs que ma mère n'avait pas toujours le choix des lessives du fait que, le plus souvent, celui-ci dépendait de ses maigres revenus. En fonction du contenu de son porte-monnaie elle optait, après un court temps d'hésitation, tel jour pour une marque et le lendemain pour une autre... une hésitation, le temps de trouver un compromis entre attachement &quot;affectif&quot; à une marque et validtion technique... je l'ai quelquefois vu, et entendu, hésiter entre deux paquets de lessive, &quot;peser&quot; le pour et le contre et commenter son cheminement vers le compromis... Argumentation technique basée sur son expérience et son analyse comparative de l'action des différentes lessives déjà utilisées... un peu sur le mode de la &amp;nbsp;&quot;recherche-action&quot;... , et &quot;affection esthétique&quot; liée à l'habitude et à l'accoutumance à l'un ou l'autre des paquets de lessive présentés par les marques commerciales... &quot;Affection esthétique&quot; aussi par la forme du paquet, ses couleurs et ses illustrations qui, &quot;mine de rien&quot;, accrochaient et attachaient la lavandière... un objet/paquet de lessive dont l'absence l'inquiètait, l'énervait et la mettait parfois en colère, mais une douce petite colère, tellement il était incrusté au coeur de son espace de vie et, par imprégnation, dans celui de chaque membre de sa famille... Lorsque je circule dans les longues allées du supermarché, au rayon lessives, je réédite, quasiment à chaque fois, ce &quot;cheminement vers le compromis&quot;. Préalablement à l'achat, au cours de ce cheminement nécessaire, technique et esthétique étaient ainsi appréciées par ma mère lavandière, sans que quiconque puisse exactement repérer celle qui avait alors finalement prédominée... &amp;nbsp;Je perçois mieux aujourd'hui ce mécanisme de &quot;triturage&quot; de la pensée, je n'ai jamais la &quot;fièvre acheteuse&quot; !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Pour l'eau de javel le problème du choix ne se posait pas puisque, dans les années 60-70, il n'y avait pas, à ma connanissance, d'autre marque que LACROIX... J'ai le souvenir des berlingots à 9,6% de Chloréactif, dont il fallait couper &quot;l'oreille&quot; avec des ciseaux pour les vider dans des bouteilles en verre... il y avait aussi des bidons de 2 litres, à 2,6% de Chloréactif (comme aujourd'hui), qui, une fois vidés, étaient &quot;réalimentés&quot; par les berlingots... Les berlingots &amp;nbsp;ont été mis sur le marché en 1957 et les bidons en 1966... Dans notre famille l'eau de javel ne servait pas exclusivement pour le blanchissage et la désinfection du linge... on l'utilisait également pour le nettoyage des planchers en bois de la pièce unique de notre logement et de son couloir d'accès... pour celui, quotidien, des seaux hygiéniques... Annuellement on s'en servait aussi pour &quot;blanchir&quot; les ustensiles de cuisine et les couverts... Lors du &quot;nettoyage de printemps&quot; on nettoyait tous les meubles, armoire, buffet et vaisselier, à l'eau de javel et on blanchissait les murs à la chaux blanche. &amp;nbsp;Jamais l'eau de javel n'était utilisée pure, sauf situation exceptionnelle (invasion de vermines, asticots, etc)... &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La &quot;Javelle&quot;, du latin populaire &quot;Gabella&quot;, est un mot d'origine gauloise... il désignait &quot;Ce qu'on rassemble par poignées&quot;... des petits tas, ou brassées, de céréales coupées à la main ou par la &quot;javeleuse&quot;, et qu'on liait ensuite en gerbes... Les lavandières battaient le linge avec cette &quot;javelle&quot;, ce qui permettait d'extraire un maximum d'impuretés des textiles... a la &quot;javelle&quot; a succédé le batoir, jamais utilisé par ma mère.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En 1784, dans le village de Javel, sur les bords de Seine, devenu depuis le XV arrondissement de Paris, est créée une manufacture de produits chimiques, près du &quot;moulin de Javelle&quot;. Ce site était alors une propriété de nobles proches du Comte d'ARTOIS&quot;, frère de Louis XVI... A la suite du chimiste et pharmacien suédois SCHEELE (1742-1786) qui découvre et isole les propriétés du Chlore en 1776, Claude-Louis BERTHOLLET (1748-1822) découvre ses propriétés décolorantes. A Javel, Claude-Louis BERTHOLLET observe des lavandières qui blanchissent leur linge au soleil, il cherche alors a reproduire artificiellement l'action de l'oxygène de l'air, et découvre les propriétés blanchissantes de l'Hypochlorite : l'eau de javel est née, à cette époque on l'appelle &quot;La lessive BERTHOLLET&quot;... Au siècle suivant le pharmacien Antoine-Germain LABARRAQUE (1777-1850) découvre ses propriétés désinfectantes... Du point de vue chimique, l'eau de Javel est une solution d'Hypochlorite de Sodium et de Chlorure de Sodium (sel de table). Lorsqu'on la place en présence de matières sales ou contaminées elle se décompose en libérant son oxygène, celui-ci peut alors exercer ses effets : blanchir, désodoriser, désinfecter, détacher... L'eau de Javel fut largement distribué lors d'une épidémie de Choléra en 1832 et, en 1892, Albert Calmette (1863-1933) découvrit que le bacille de Koch (tuberculose) pouvait être détruit par l'eau de Javel... Ma mère (1912-1978), lavandière qui systématisait la désinfection à l'eau de Javel, est pourtant décédée, victime, pour une part, de cette maladie... Certaines sources d'informations affirment qu'aucune souche microbienne résistant au principe actif de l'eau de Javel n'a, à ce jour (2013), été trouvé !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En 1688 (ou 1866, selon les sources), deux ingénieurs, Cotelle et Foucher, installés Rue de la Croix Nivert à Paris, commencent la fabrication industrielle de l'eau de javel qu'ils baptisent Javel-Cotelle-LACROIX. A partir de 1904, cette eau de Javel est fabriquée a Rillieux-ion-Pape, dans le Rhône... En 1925, pour une production locale (Bretonne) d'eau de javel, leur société achète la propriété de l'Ordre des Capucins, 3ème branche de l'Ordre de Saint François, installé à Landerneau (29) en 1634, la première pierre de leur couvent fut posée en 1636... En 1964 une partie de ce domaine est acheté par Edouard Leclerc qui y installe son premier centre de 1755 m²... Ce site Leclerc a récemment été restauré pour y accueillir, entre autres, le &quot;Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture&quot;... En 1970, la société Cotelle et Foucher s'associe avec la société Lesieur du groupe Henkel... puis est totalement absorbée par Colgate-Palmolive en 1988...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je dois avouer ici aimer les cheminements sérendipitistes, depuis le matériel concret de ma mère lavandière, de ma famille bretonne (jusqu'en 1600 pour les deux lignées, agnatique et cognatique), j'investigue sans idée fixée, un peu au hasard des &quot;rencontres&quot;... et j'écris ce que je nomme &quot;mes trouvailles d'ambiance Ethno-familiale&quot;...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Claude-Louis BERTHOLLET est un chimiste Savoyard, né en 1748 à Talloire, près d'Annecy, en territoire Piémontais. Il fait ses études à Chambéry puis, surtout, à Turin, où il fut reçu licencié et docteur en médecine en Janvier et Mai 1770. En 1772 il est à Paris et s'intéresse à la chimie en suivant, principalement, les cours de Pierre-Joseph Macquer (1718-1784), professeur au Jardin des Plantes et Jean-Baptiste-Michel Bucquet (1746-1780), professeur à la faculté de médecine. Naturalisé français en 1778, et il est reçu médecin à la faculté de Paris, en 1779. Grâce à la protection du médecin genévois Tronchin (1709-1781) -ami de Voltaire, Rousseau, Diderot et propagandiste de l'inoculation contre la variole-, Claude-Louis BERTHOLLET devient le &quot;médecin ordinaire&quot; de Mme De Montesson, épouse du Duc d'ORLEANS (dont les enfants sont inoculés contre la variole par Tronchin en 1756). En 1780 il est membre de l'Académie des sciences et directeur des teintures à la Manufacture Royale des Gobelins en 1784. Considéré comme l'un des fondateurs de l'école Polytechnique il y devient professeur en décembre 1794. Professeur de chimie à l'école Normale Supérieure en 1795 il fait partie du groupe de savants qui, en 1798, accompagne Bonaparte en Egypte. Napoléon 1er le fait nommer Sénateur en 1804, puis grand Officier de la Légion d'Honneur. Sous Empire (mai 1804-Septembre 1870) il est anobli avec le titre de Comte... On lui doit aussi, entre autres, la mise au point des explosifs Chloratés et l'énoncé des lois de la &quot;Double décomposition des sels&quot;...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Pour la lavandière, l'eau de Javel est une alliée très performante. C'est un puissant oxydant particulièrement efficace sur les taches de café, de thé, de sang, de sauces diverses et autres &quot;salissures&quot; de tous types... En ce sens c'est un détachant, et non pas un agent de lavage... l'eau de Javel n'intervient qu'en phase terminale de la procédure de lavage, diluée dans l'eau froide pour le trempage du &quot;Blanc&quot;. Mais je me souviens que, parfois, ma mère diluait Javel-LACROIX dans de l'eau tiède, pour un trempage complémentaire de certaines pièces... et notamment celles dont la charge de &quot;salissures&quot; était importante. Une forte charge de matières organiques limite considérablement l'action désinfectante, et je crois bien que, pour ma mère, cette seconde &quot;trempe&quot; était comme un renforcement de la désinfection et du &amp;nbsp;&quot;Blanchissage&quot; du linge. Pour le trempage à l'eau de Javel il fallait être attentif au moment du triage du linge, savoir distinguer les matières, ne pas les mélanger... les synthétiques étaient traités à part. et jamais à l'eau de Javel... J'ai le souvenir de décolorations accidentelles ; des éclaboussures qui auréolaient de taches jaunes/blanches les vétements &quot;Couleurs&quot; mal rangés, des trainées &quot;destructrices&quot; sur ceux qui avaient été mis à tremper par erreur, et même quelques pièces brûlés jusqu'au trouage... L'eau de javel doit ëtre manipulée avec précaution, elle peut provoquer des brûlures sur la peau et son inhalation peut générer une réaction respiratoire... On stockait les berlingots et les bidons bien fermés, au frais, dans le noir ou à l'ombre car, sinon, par &quot;Effet de lumière&quot; l'eau de Javel se détruit, une décomposition naturelle dépendant aussi de la température ambiante... ainsi une augmentation de 5° accélère la vitesse de la &quot;Réaction de Décomposition&quot; par 2... elle perd alors son efficacité ...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Comme détachant, plus précisément comme Anti-rouille, ma mère utilisait un produit spécifique apparu dans les années 60 : la RUBIGINE. Un produit mis sur le marché par la marque Idéal de la Société Louis Gonnet créée en 1907, reprise en 1942 par son fils Paul qui lui donne, en 1947, le nom de Gonnet et Cie. La RUBIGINE est un liquide, sans Javel, présenté dans un petit flacon, une burette de 100ml avec un capuchon vert à vis... Après le lavage, puis le trempage &quot;à l'eau de Javel&quot;, lorsque des tâches de rouille persistaient, notamment celles autour des fermetures éclairs, et des boutons métalliques, ma mère versait quelques gouttes de RUBIGINE dessus et, entre ses mains serrées, frottait énérgiquement le tissu... j'étais souvent chargé de ce &amp;nbsp;frottage serré &quot;ciblé&quot;, et je me souviens encore de mes douleurs aux pouces... la base charnue de ceux-ci servant de &quot;table&quot; pour le frottement énergique du tissu ou de la toile... Un rinçage à l'eau claire suivait ce traitement... Avant de frotter, on laissait la RUBIGINE &quot;travailler&quot; seule pendant au minimum 5 minutes... &amp;nbsp;Beaucoup de taches de rouille étaient récalcitrantes et l'opération pouvait alors être répétée 4 ou 5 fois... mais l'effacement total de la tache n'était pas toujours obtenu, souvent une légère trace un peu jaunie persistait, il n'y avait &amp;nbsp;alors plus rien à faire... sinon une nouvelle teinte !! &amp;nbsp;Insister avec la RUBIGINE s'était prendre le risque de faire un trou dans la toile ou le tissu... Certaines sources expliquent qu'il faut appliquer la RUBIGINE avant le lavage, je signale simplement ici que les taches de rouille ne sont pas toujours nettement visibles sur le linge &quot;vraiment&quot; sale... de plus la charge de matières atténue nettement l'efficacité de la RUBIGINE... Et, après le lavage, dans les années 60-70, pour le séchage et le blanchiment, le linge était étendu épinglé sur des fils de fer qui le marquaient souvent de rouille, il fallait alors le détacher... D'autres sources déconseillent le frottage, j'ai pourtant vu ma mère, pendant de longues et nombreuses années, agir ainsi... et je l'ai fait aussi...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Selon Odile Oxybel &quot;la RUBIGINE est un produit à usage domestique utilisé par les particuliers comme détachant anti-rouille. Avant 1994 la composition de la RUBIGINE commercialisée sous le nom de RUBIGINE TIREL et présentée sous forme liquide en petits flacons comprenait 10% d'Acide FLUORHYDRIQUE, 10% de Bifluorure d'Amoniaque, 1% d'Oxalique et de l'eau... Cette composition hautement toxique du fait de la concentration en Acide Fluorhydrique a été l'origine de nombreux décès dans le cadre d'intoxication aigûe volontaire... Sa composition a été modifiée suite à un Décret/Arrété du 20/04/1994 dans le cadre d'une politique de santé publique... la RUBIGINE actuellement retrouvée sur le marché est une solution qui contient uniquement des Fluorures sous forme de Bifluorure d'Amonium (plus de 10% de la composition totale). Elle est moins toxique que les solutions existant avant 1994, mais reste dangereuse... Dans les Antilles Françaises des années 60 à 70 on retrouvait ce produit dans beaucoup de foyers Martiniquais car à cette époque le linge sèchait généralement sur des fils ou des clötures en fils de fer (note ArGarreg : même chose qu'en Bretagne !!), et était de ce fait souvent touché&quot;... Bien évidemment, dans les années 60-70, aucun des utilisateurs de ce produit n'était informé des risques encourus, les lavandières sûrement pas... je n'ai découvert celà que récemment, dans le cadre de mes recherches &quot;Ethno-techniques et familiales&quot;... Le nombre de taches à traiter n'impliquait toute de même pas l'utilisation quotidienne systématique de la RUBIGiNE... La burette de produit était pourtant toujours à portée de main, et ma mère n'était pas contente lorsqu'on l'oubliait... J'ai écris ailleurs que ses mains étaient toujours blanches, entre l'utilisation de la lessive, du savon, de l'eau de javel et celle, moindre, de la RUBIGINE, rien d'étonnant !!. &amp;nbsp;Elle ne portait jamais de gants... Je me souviens de petites brûlures aux mains, mais elles résultaient surtout du frottage des tissus, de la friction entre eux et la peau...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;RUBIGINE vient de rubicula, altération du latin classique Robigo, -inis, de Robus = roux ; Rubigine vitiare : rouiller, enrouiller ; Rubigineux : plein de rouille, couvert de rouille, sujet de la rouille, dont la couleur est celle de la rouille. (voir le littré, 1880). De cette source on peut également tirer Rubescent : qui devient rouge... un peu rouge ; et aussi Rubiacées, du latin Rubia : famille de plantes dicotylédones gamopétales qui ont des propriétés tinctoriales ou médicinales, comme le quinquina et la garance... et rubis, du latin Ruber : rouge... et l'on retrouve Claude-Louis Berthollet !!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Lorsque je fais le point sur les conditions de travail de ma mère lavandière, sur les risques encourus, je reste pantois mais autant impressionné par son courage, son abnégation quotidienne... Elle ne savait pas grand-chose sur la dangerosité des produits détergents, détachants, blanchissants,, et autres agents chimiques utilisés... nous ne savions pas beaucoup plus !! Et aujourd'hui, au pied de leur machine à laver, que savent les lavandières (et lavandiers) modernes ?? Dans ma prochaine publication je parlerais du savon de Marseille, celui que ma mère, comme ses amies lavandières pontavenistes, préféraient... C'est le seul type de savon que j'utilise aujourd'hui !... Cet univers là semble un peu moins &quot;agressif&quot;...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En conclusion de cet article je vous recommande un séjour en Bretagne, dans le Finistère, à quelques kilomètres de Pont Aven, dans le gïte rural de mon ami d'enfance, Pierre Rosot, qui vraisemblablement pourra lui aussi vous raconter l'histoire de quelques autres lavandières ... Voici donc son contact :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Pierre Rosot &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&quot;Le refuge de la salamandre&quot; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Lieu-dit Poultréau, 29300, Baye (près de Quimperlé, et de la gare SNCF) &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Tél : 06. 62. 48. 81. 10 &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; 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&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chambre Syndicale de l'eau de Javel. http://www.eau_de_javel.pdf&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;http://www.technicrobio.eu/ftp/securite/javel/eau-de-Javel.pdf&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;www.javel-lacroix.com&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;www.fonds-culturel-leclerc.fr&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Tant qu'il y aura du linge à laver&quot;, Sylvette Denefle, 1995, Ed Arléa Courlet&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(1) &quot;Caractéristiques et particularités des intoxications aigues graves en Martinique : toxiques incriminés et devenir&quot;, Odile Oxybel, thèse , présentée le 10 mai 2012 à la Faculté de médecine Hyacinthe Bastaraud des Antilles et de la Guyane. Voir hhtp://media.wic.com&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voir aussi la CRAMIF, DTE 61, sur le nettoyage à sec...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voir &quot;Le marché Flamand et les blanchisseuses&quot;, un tableau de Pieter Bruegel (1520-1569)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;.&lt;/p&gt;
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<title>Tabac à chiquer, casquette de marin drap de laine, véritable couteau Pradel</title>
<link>http://apportdutemps.hautetfort.com/archive/2013/03/29/ta.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Sizig Loeis ar Garreg)</author>
<category>Blog</category>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2015 12:54:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Dans mes trois publications précédentes j'ai essentiellement parlé de mes recherches sur l'histoire maritime de mon père et, particulièrement, sur ses divers embarquements -pêche, marchande, royale-, la &quot;matière&quot; est riche et je suis bien loin d'en avoir exploré tous les aspects. Mon père était un &quot;riche personnage&quot;, ma mère ne l'était pas moins, mais autrement... Ces parents là étaient des gens biens, c'étaient les miens. Le tricotage mentalisé de ma résilience, lorsque je me &quot;retourne&quot;, je n'ai a constater que le non-dit d'un amour existant... Un amour de &quot;taiseux&quot;, mais profondément réel... Du &quot;su à l'insu&quot;, un cheminemeent sincère de renforcement mythopoîétique, pour que mon fils sache, et pour qu'ii puisse... se résilier aussi bien !! &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; De mon père je ne possède que trois photos : une photo d'identité ; une photo prise lors du mariage de l'une de mes cousines, à moélan sur mer ; et une photo prise à Pont-Aven, sur le dit pont. Sur celle-ci il pose en &quot;tenue du dimanche&quot;, il est très souriant, la tête redressée, sa casquette en drap de laine légèrement repoussée sur la nuque... Il est fier comme &quot;Artaban&quot; et me tient fermement par la main, j'ai l'air renfrogné, presque boudeur... je porte un drôle de pantalon un peu bouffant, serré aux chevilles, et une paire de brodequins... Ce dimanche là était celui du Pardon de Pont-Aven... un jour de fête laîque et de pénitence chrétienne... Jour de confesse et de pochardise !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je n'en suis pas trop sûr mais je crois bien qu'au fond de la poche gauche de son pantalon, enveloppée dans une sorte de papier sulfurisé, une &quot;carotte de tabac à chiquer&quot; était &quot;remisée&quot;... Lorsque l'on voulait faire plaisir à mon père il suffisait de lui offrir &quot;ar garotez&quot; (la carotte) ou &quot;ar roll&quot; (le rouleau) de tabac à chiquer. Il s'empressait alors d'en couper une rondelle avec son inséparable couteau, un &quot;véritable Pradel&quot;, puis d'extraire discrètement de sa bouche le morceau usagé et de le ranger, &quot;en attente&quot;, dans le revers de sa casquette, puis d' &quot;emboucher&quot; la rondelle en la calant entre la gencive et la joue, toujours du côté gauche...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; J'ai regardé, minitieusement, des milliers de fois, souvent même avec une loupe ! Et je les regarde encore ainsi ! A chaque plongée dans ces trois rectangles de pixels, empreintes de lumière sur une surface sensible, ce n'est plus alors simplement le &quot;coup d'oeil&quot; qui opère mais un flux de sensations intenses, une charge de sensorialité... Aussi une plongée dans le temps perceptif de qui se passait alors là-bas, une tentative de saisissement d'un espace perceptif localisé, presque personnalisé... J'étais là-bas avec mon père (et le photographe inconnu !), je suis ici près de mon fils...! &amp;nbsp;Cette approche résulte de mon interprétation des études sur &quot;l'expérience sémiotique&quot; de Jacques Fontanille (1) et de Jean-Marie Floch (2), du moins de ce que j'en ai compris, humblement...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le tabac à chiquer, la casquette de marin en drap de laine et le couteau &quot;véritable Pradel&quot; que mon père avait toujours sur lui, en toutes circonstances et en tous lieux. Sur la photo, comme le tabac à chiquer, le couteau n'apparait pas, mais il est certain qu'il se trouvait dans la poche droite de son pantalon, peut-être sous son mouchoir...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En fait, le tabac à chiquer appelle le couteau puis &amp;nbsp;la casquette. Trois objets inséparables de mon Chouf de père (ou peut-être Crabe...). je n'ai malheureusement, pour le moment, aucun document officiel à ce sujet. Trois objets en quasi interaction. Il n'était pas rare de rencontrer mon père posté sur le bord du quai, légèrement cambré, casquette relevée, couteau main droite, carotte main gauche, le regard balayant la rivière Aven, crachant de temps en temps un long jet de salive marron dans l'eau saumatre (ou douce, selon les marées)... il tranchait un morceau de tabac à l'aide de son couteau qu'il fermait ensuite d'un claquement sec pour le ranger, puis &quot;remisait&quot; la vieille chique dans le revers de sa casquette qu'il calait ensuite sur sa tëte.... Satisfait il se déplaçait, les mains dans les poches, en se balançant doucement, comme en &quot;roulis&quot;... Cette démarche &quot;en roulis&quot; était toujours lente, tranquille... Sa marche pressée n'était jamais &quot;en roulis&quot;. j'ai beaucoup marché avec mon père sur les chemins et les routes alentours de Pont-Aven, mais je n'ai jamais navigué avec lui... Marcher avec ce marin impliquait presque de &quot;rouler&quot; comme lui, ce n'était pas facile... et ça l'était encore moins lorsque, en plus, il &quot;tanguait&quot; !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &quot;Le Masticatoire reste l'attribut des voiliers, à bord desquels il est interdit de fumer; la chique est aussi en usage à terre dans les usines et les ateliers où les incendies sont à craindre&quot; (3). Je ne sais pas &amp;nbsp;quand mon père, qui a embarqué comme mousse alors qu'il avait à peine 13 ans, en 1918, a commencé à chiquer.. ni comment ! Mais selon ma cousine jeannine, qui m'a rapporté un avis de son père : dans ces années là, &quot;les jeunes suivaient l'exemple des anciens&quot; !. Une habitude transgénérationnelle, pour une accoutumance qui dure bien après avoir &quot;posé la casquette&quot; (quitter la marine/partir à la retraite).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Avant la découverte de l'amérique par christophe Colomb, il y a un peu plus de 5 siècles, en 1492, chiquer ou fumer du tabac était totalement inconnu dans nos régions européennes. L'introduction du tabac en france date du milieu du XVI ème siècle. Il est bien connu que l'usage du tabac à priser étatit à la mode à la cour de Versailles au cours du XVIIème siècle..&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &quot;Il paraitrait, au rapport de plusieurs auteurs anciens, que cet usage (masticatoire) fut primitivement contracté en Europe par des marins anglais qui l'auraient pris des Virginiens ou des Caroliniens. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'à cette époque il fut de bon ton, à Londres, de chiquer ; pratique qui n'eut des sectaires dans le monde élégant que dans quelques parties de la Hollande et de l'Allemagne. S-G SCHULE nous assure que la princesse Caroline d'Angleterre, la patronne des arts et des Sciences, avait pris la coutume de mâcher quelques feuilles de Virginie pendant une demi-heure, le matin, en sortant du lit&quot; (4)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je ne résiste pas à l'envie, presque farouche, d'écrire ici, par association d'idées, ce que chaque Breton doit, ou devrait, savoir : il n'y a pas si longtemps que celà, on trouvait au mur des écoles des pannonceaux sur lesquels était inscrit. l'ordre suivant &quot;Il est défendu de parler Breton et de cracher par terre&quot;. Faut-il considérer qu'à l'époque on crachait beaucoup en bretagne, et plus qu'aujourd'hui ?? Et pourquoi donc alors crachait-t'on autant ?? J'ai été victime de cette tentative de liquidation de la langue bretonne...mais je n'ai jamais chiqué !!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Dans mes publications suivantes je développerais encore ces trois thématiques : tabac-casquette-couteau... Puis je traiterais &amp;nbsp;l'histoire de ma mère... Un travail &quot;etho-familial&quot; en quelque sorte.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Et je vous invite &amp;nbsp;à découvrir le gîte rural d'un ami d'enfance Pontaveniste :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Pierre Rosot &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&quot;Le refuge de la Salamandre&quot; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Liieu-dit Poultréau, 29300. Baye &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Tél : 06. 62. 48. 81. 10 &amp;nbsp;Site Web : www.lerefugedelasalamandre.com&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Trouvez ci-dessous quelques références bibliographiques et 2 sites que je vous invite à consulter.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1) Jacques Fontanille, &quot;Corps et sens&quot;, Puf, Paris, 2011&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2) Jean-Marie Floch, &quot;Les formes de l'empreinte&quot;, Fanlac, Périgueux, 1987&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;3) AFCAT, le bulletin, &quot;Le tabac et les incendies en 1872&quot;, p.170&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;4) G-A Henrieck, &quot;Du tabac. Son influence sur l'homme&quot;, &amp;nbsp;Encyclopédie de l'Agora. Henrieck était un médecin français du XIXème siècle. http://agora.qc.ca/documents/tabac-du-tabac&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;www.defense.gouv.fr............... pour le lexique marine (site officiel de la marine nationale)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;http://a.c.O.M.A.R.free.fr/histo_uniforme_marin6.htm&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pierre Dubois, &quot;L'étrange histoire du tabagisme&quot;, Fares, 2009&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L. Laurent, &quot;Le tabac, sa culture, sa préparation&quot;, A; Challmel, 1901&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;KENAVO &amp;nbsp; &amp;nbsp; sizig Loeis ar Garreg &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Omo,Persil, Bonux, Ariel, Paic, les lessives de ma mère lavandière à Pont Aven</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Sizig Loeis ar Garreg)</author>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2015 12:38:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Lorsque je cite ces marques de lessive, mais autant les autres produits divers que ma mère lavandière utilisait, ce n'est évidemment pas parce qu'en retour je perçois quelques dividendes des propriétaires de ces marques... mon souci est, en vérité, la contextualisation des activités... et, à ce stade de mes publications &quot;Ethno-Familiales&quot; celà vaut autant pour toutes mes autres citations... Ainsi j'aurais pû aussi titrer avec la lessive SAINT MARC que ma mère utilisait parfois pour &quot;avoir&quot; les linges les plus sales et graisseux, les &quot;bleus de travail&quot; par exemple.... Cette poudre que l'on utilisait également pour &quot;lessiver&quot; les murs avant le &quot;chaulage&quot;, ou pour décrasser les vieux meubles, autant de techniques que j'ai pratiqué, et encore en usage actuellement... Celles-ci formeront sans doute la thèmatique d'une prochaine publication...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Selon le dictionnaire éthymologique Larousse (1971 et 1988) le terme Lessive, est donné en 1970 comme &quot;dissolution de soude&quot; et en 1850 comme &quot;action de laver&quot; et &quot;linge lavé&quot;. Le petit Larousse illustré 1990 donne ; 1) solution alcaline servant à laver et à nettoyer, produit alcalin (poudre ou liquide qui entre dans cette solution) ; 2) solution alcaline ou saline servant à la fabrication du savon, et ; 3) action de laver le linge ; linge lavé, faire la lessive... Chacune de ces définitions dérivant du latin populaire Lixiva, de lix, -icis : cendre, lessive... D'autres sources étymologiques donnent aussi : laver, en 980, du latin lacvare ; lavage, au XVème siècle ; laverie au XVIème siècle, pour lavage ; lavandière au XIIème... On trouve aussi &amp;nbsp;lavande à la fin du XIIIème, de l'italien lavanda : &quot;qui sert à laver&quot;, parce qu'elle parfume...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Chaque jour ma mère &quot;faisait&quot; sa lessive, c'était une travailleuse indépendante qui, aujourd'hui, &amp;nbsp;pourrait bénéficier du statut d'auto-entrepreneur... Après l'école et pendant les vacances scolaires je l'accompagnais au lavoir, comme &quot;assistant-lavandier&quot;... A partir de mes 14 ans et après l'obtention de mon Certificat d'études Primaires, en 1966, j'étais un peu moins motivé par ce travail... un véritable travail !! Cette année là marque aussi le début de mes activités salariales (conserverie, boulangerie, plomberie sanitaire, maçonnerie, etc...). Ma reconstitution de carrière CNAV en témoigne. Auprès de ma mère, à peu près systématiquement, ma mission principale était l'allumage et l'entretien du feu pour la &quot;cuisson&quot; du linge... j'aimais bien faire celà... Auparavant, chaque jour, il fallait collecter des cageots et du gros bois que l'on stockait dans notre cour, rue des meunières... Au lavoir, le jour de la lesssive, on posait un trépied en fer forgé &amp;nbsp;au sol, toujours au même endroit, on y installait la lessiveuse que l'on chargeait de linge, à sec et toujours selon un ordre précis... en y ajoutant progressivement la lessive, puis l'eau puisée dans la rivière... Le feu, entre les &quot;pattes du trépied&quot;, était ensuite allumé avec du papier journal froissé et du petit bois (cageots, brindilles de fagots, etc...). Cette installation avait, par certains aspects, quelque chose du cérémonial, toujours le même, méthodique. Un cérémonial respectueux des règles de l'art et qu'il convient ici de considérer selon les travaux de Gaston Bachelard, André Leroi-Gourhan et Mary Douglas. On utilisait les allumettes d'une boîte familiale SEITA, jamais un briquet... J'ai encore en mémoire cette petite cavité en forme de niche dans le mur de soutènement en pierres, on y rangeait la boite d'allumettes... et parfois, en fin de journée, on l'oubliait là... Il y avait comme ça, alentours, des supports, des crochets, des reposoirs pour le savon de Marseille (dont je parlerais bientôt), pour les sachets de bleu Guimet, le bidon et les berlingots d'eau de Javel Lacroix, la petite burette de Rubigine (détachant anti-rouille), le bâton-touilleur en bois de houx, les brosses de chiendent, etc... Des morceaux d'espace, clairement dédiés, et qu'il convenait de ne pas &quot;déranger&quot;... Toutes les particularités du site lavoir étaient &quot;exploitées&quot; ainsi ; les trous, les bosses, les fissures, les cassures... comme une composition fonctionnelle baroque, une &quot;domestication&quot; des particularités, accidents et désordres matériels locaux... Un univers sémiologique a la Prieto, un &quot;grouillement informatif&quot;, le &quot;bavardage des lieux de vie&quot;... La phase de cuisson du linge, dans cet environnement, sera encore développée dans une prochaine publication.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ma mère n'avait pas de préférence pour une lessive, elle achetait chez l'épicière Marie Pichou, parfois à crédit, le paquet de poudre le moins cher... tantôt OMO, tantôt BONUX, PERSIL, PAIC, SAINT MARC, etc... Lorsqu'elle choisissait BONUX, c'était le plus souvent pour me faire plaisir car ce paquet de lessive contenait des jouets &quot;miniatures&quot;... et de tels cadeaux n'étaient pas nombreux dans ma famille quart-mondiste... ces gestes là étaient &quot;aimants&quot;, ils suffiisaient alors à mon bonheur... et aujourd'hui ma plongée dans ce passé là me rend encore heureux... J'ai souvent entendu ma mère dire qu'il n'y avait pas beaucoup de différences &quot;techniques&quot; entre les marques présentes sur le marché... mais je ne sais pas bien sl, ni comment elle a fait évoluer sa &quot;façon&quot; de laver depuis l'apparition des lessives industrielles...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Ce n'est qu'à partir de 1930 que la lessive &quot;moderne&quot; fait son apparition. Avant cela, on utilisait des lessives 100% naturelles à base de cendre de bois. Les meilleures cendres étaient celles des arbres fruitiers, des charmes ou de l'orme. Ces cendres dites &quot;blanches&quot;, car elles contiennent des sels minéraux (Potassium et Sodium), trempées dans de l'eau chaude se transforment en Alcalis, Carbonate de Potassium - qui est aussi un fongicide -, &amp;nbsp;et Carbonate de Soude, la base des lessives actuelles... Les cendres des chênes et des châtaigners étaient évitées du fait de leur forte teneur en tanin qui pouvait tacher le linge. &amp;nbsp;Toute l'année, les lavandières recueillaient les cendres qu'elles recuisaient pour les affiner et brûler les diverses brindilles de bois qui pouvaient jaunir le linge... La veille de la journée de lessive, si la quantité de cendres était insuffisante, elles en achetaient chez les boulangers ou les tuiliers... mais le temps des cendres est passé...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Lessiver le linge, c'est le débarrasser de toutes les matières étrangères qui y sont fixées à l'usage et c'est aussi, quand la lessive est bien faite, le stériliser, c'est-à-dire détruire tous les germes qui peuvent le souiller... Dans cette double optique la première opération est le trempage... Selon l'importance des salissures et le type de matière textile (synthétique/naturelle) ma mère faisait tremper le linge, plus ou moins longuement, soit dans de l'eau froide, soit dans de l'eau tiédie, chaque trempage étant chargé de lessive... Les plus longs trempages duraient au maximum 8 à 10 heures et enlevaient environ 40 à 50% des impuretés, une plus longue durée n'augmente pas le décrassage... Ma mère organisait les trempages pour la nuit, les lessiveuses et les bassines encombraient alors notre cour et l'unique pièce de notre logement !! L'eau froide décolle les matières qui se sont fixées à la surface du linge et détrempe les autres, le fait de la tiédir favorise une meilleure dissolution des graisses... Les opérations suivantes, la cuisson puis, le trempage à l'eau de javel Lacroix après le lavage, réalisent la stérilisation. Ma mère traitait à part le linge fin et peu sali, le trempage éventuel était plus court, et il n'était pas &quot;cuit&quot;... Le linge souillé par du sang ou du mucus n'était trempé qu'à l'eau froide, l'eau chaude risquant de fixer les matières sur les tissus... Les machines à laver, dont le premier modèle a été inventé par Nathaniel Briggs, en 1797, dans le New Hampshire - la première machine &quot;moderne&quot; a été inventée en France, en 1830 -, sont programmées pour cette succession d'opérations mais, au lavoir, ma mère devait les réaliser toutes, successivement et manuellement !!... et je témoigne de son abnégation, de son souci de réaliser méthodiquement chaque étape. Ici, le lecteur, pour ne pas perdre le fil de la procédure suivie par ma mère lavandière, devra attendre mes prochaines publications en lisant les précédentes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &quot;Les détergents synthétiques n'ont fait leur apparition que pendant la Première guerre mondiale. Jusqu'à la fin du 19ème siècle, on lavait encore son linge avec du savon en paillettes. Au cours des deux guerres mondiales, et en particulier la Seconde..., les recherches dans le domaine des détergents furent accélérées en raison des pénuries de graisses animales et végétales et du besoin des armées de nettoyer les uniformes dans de l'eau froide et calcaire... Le développement des détergents à usages multiples commença en 1946, lorsque les premiers... contenant des agents de surface et des adjuvants furent introduits en Amérique. Cette combinaison d'ingrédients donnait d'excellents résultats vu que les agents de surface enlevait la saleté et que les adjuvants renforçaient les propriétés des agents de surface... Les agents de surface synthétiques étaient beaucoup plus performants que le savon, dans l'eau froide et calcaire&quot; (1). Quelques incohérences dans les dates apparaissent ici selon les sources consultées...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En 1906 Jules Ronchetti dépose à Marseille la marque de la première lessive Auto-Active dont la vente ne commence pas avant 1914. Le lancement commercial national français de ce produit ne se fera qu'en 1932.&amp;nbsp;En 1907, les chimistes travaillant pour le groupe Henkel révolutionnent le marché de la lessive... ils combinent du Silicate et du Perbonate de sodium... PERSIL : PER pour Perbolate et SIL pour Silicate... Le Perbolate est un agent de blanchiment et le Silicate un agent lavant... &amp;nbsp;Selon certaines sources on pouvait acheter le Perbolate en pharmacie ! La première publicité pour ce produit PERSIL est publié le 06/06/1907 dans le journal de Dusseldorf &amp;nbsp;(Allemagne)... En 1922 la marque demande au célèbre dessinateur Allemand Kurt Heiligenstaedt de concevoir une affiche, il prend alors comme modèle sa compagne âgée de 18 ans. Il lui achète une robe blanche dans un magasin de mode et l'a fait poser coiffée d'un chapeau florentin et le fameux paquet de lessive PERSIL dans la main gauche... la &quot;Weiss Dame&quot; ou &quot;Blanche Dame&quot; est née... Ce dessin sera ensuite utilisé sur des insignes en émail, des affiches, des horloges et des pignons d'immeubles et pour toutes sortes de publicités. Les lavandières ne retrouvent cette marque qu'après la deuxième guerre mondiale, en 1950...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; La lessive OMO a été créée en 1952, elle appartient au groupe Unilever. Au début des années 50 cette marque invente le premier détergent de synthèse... la poudre de savon. En 1958 OMO devient le leader incontesté du marché des lessives, après la marque LEVER mais avant PERSIL et SUNIL... Les mascottes de cette marque sont des Chimpanzés... que l'on a beaucoup vu sur les écrans de télévision ces dernières années &amp;nbsp;!! Et pourtant : OMO = Old Mother Owl pour &quot;Vieille maman chouette&quot;... ((un oiseau ??).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Début 1968, la lessive ARIEL &amp;nbsp;appartenant au groupe Procter et Gamble est lancée à l'échelon national... C'est la marque qui lave sans bouillir... Ma mère ne l'utilisait que rarement et surtout pour le lavage des &amp;nbsp;pièces de linge fin, parfois aussi pour les vêtements en laine...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Lorsque ma mère utilisait ces produits, ces multiples lessives, elle ne tenait guère compte de ce qui était inscrit sur les paquets, et je dirais presque : &quot;surtout pas&quot;... elle essayait et adoptait ou rejetait... son sens pratique commandait mais je sais aussi que le moteur de ces choix était aussi, et peut-être surtout, financier !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Pour clôre cette revue de marques de lessive je citerais encore BONUX et SAINT MARC... Et peut-être pas uniquement pour leurs performances de lessivage !! BONUX est une marque de lessive créée et distribuée en France, en 1958, par le groupe Américain Procter and Gamble. Cette marque à beaucoup profité du développement de la plasturgie à partir des années 60, ce qui lui à permis de fabriquer facilement et à très faible coût des petits objets en grand nombre. BONUX était aussi appelée la marque aux 1000 cadeaux... des petits cadeaux ensachés dans des pochettes enfouies dans la poudre et que tous les enfants découvraient en criant... Des jouets miniatures mais également des objets utilitaires : sifflet à roulette, dé à coudre, mètre ruban de couturière, couteau à beurre, etc... Historiquement le premier cadeau BONUX était un petit train en plastique... puis des billes en verre, une corde à sauter, un puzzle, etc... Il y en avait presque pour tous les goûts, pour les petits et pour les grands...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En 1959 la marque BONUS demande au dessinateur belge Joseph Gillain (1914-1980), dit JiJè, de réaliser une histoire en 4 épisodes où le héros est un jeune garçon du nom de Bonus Boy qui réalise beaucoup de choses avec tous les cadeaux qu'il trouve dans les paquets de lessive. La signature d'artiste de Joseph Gillain est alors &quot;Benoist&quot;. L'histoire qu'il invente est intitulée &quot;Bonus Boy joue au corsaire&quot;. En 1960, BONUS devient BONUX et une nouvelle aventure de Bonux Boy (rebaptisé), en 6 planches, est publiée dans PILOTE et TINTIN : &quot;La chasse au trésor&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En 1922, Raoul Saint Marc, directeur technique de la &quot;Blanchisserie à Vapeur de la Gironde&quot; fondée en 1877 par un groupe d'exploitants forestiers des Landes, développe une poudre pour remplacer le savon. Il donne à cette poudre le nom de &quot;Cendre-Lessive SAINT MARC&quot;. c'est un genre de savon-résine formulé à base des dérivés des essences naturelles de la sève du pin des Landes. Les Cristaux de Sodium qui composent également la lessive en poudre assurent le pouvoir saponifiant mangeur des tâches de graisses... La résine de pin, elle, aide à la dissolution des corps gras et parfume agréablement. C'est en 1950 que la Lessive SAINT MARC prend un essor formidable grace aux artisans peintres. Comme ils faisaient laver leurs combinaisons de travail à la Cendre-Lessive SAINT MARC, ils décident de la tester pour le lessivage des murs... et ça marche !! &amp;nbsp;Ainsi, aujourd'hui encore, cette poudre de lessive est appréciée autant pour ses qualités de lavage du linge que pour celles du décrassage des murs... Mais ma &amp;nbsp;mère n'utilisait la SAINT MARC que pour les grosses toiles, et comme recours lorsque les autres lessives ne donnaient pas les résultats escomptés... Parfois, sur la base de son expérience, elle optait directement pour cette lessive, notamment lorsqu'il s'agissait de traiter certains vêtements utilisés en mécanique... J'ai le souvenir des vëtements de mon père lorsqu'il travaillait à la manoeuvre de la grue de pont du sablier La Paulette (armement Le Ny, Pont Aven) et lorsqu'il tenait le poste de soudeur au plomb en tuyauterie de réseau pour l'entreprise Central Sanit (distribution d'eau et &quot;Tout à l'égout&quot;. Pont Aven)... Cette lessive SAINT MARC, très mordante, attaquait durement le linge, la durée du trempage était donc nettement réduite... Jamais ma mère ne l'utilisait pour &quot;cuire&quot; le linge... Après le lavage le rinçage à l'eau claire était beaucoup plus poussé et &quot;insistant&quot;... &amp;nbsp;elle brulait aussi les mains, parfois assez sévèrement, notamment lorsque l'on &quot;frictionnait&quot; le linge...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le Petit Page Blanc ailé et auréolé que l'on trouve sur tous les paquets de lessive st Marc, en hommage à son fondateur, ne date que des années 70. C'est au lancement du nettoyant ménager liquide en 1979, toujours aux extraits de pin des Landes, que cet Ange fait son apparition...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; En 1893, une autre lessive &amp;nbsp;Saint Marc, créée par Maurice Dior (1873-1946) et son cousin Lucien Dior, est produite par la Société des Usines Saint Nicolas, rebaptisée Dior Fils et Cie en 1905. La famille Dior implante alors plusieurs établissements dans l'Ouest de la france notamment en Bretagne, à Landerneau et à Saint Marc, près de Brest (29). Maurice Dior est le père du célèbre couturier parisien Christian Dior. En 1923 l'entreprise change encore de nom et devient la Société Anonyme des Usines Dior. On dit que c'est l'usine basée à Saint Marc (29) qui a donné son nom à la lessive céée par la famille Dior. Je ne sais si cette lessive Saint Marc là était encore produite et distribuée dans les années 60, 70 et 80 mais, il n'y a aucun doute pour moi, ce n'est pas celle que ma mère lavandière utilisait... &amp;nbsp;je me souviens bien que &quot;sa&quot; lessive SAINT MARC était contenue dans des paquets tous porteurs du Petit Page Blanc ailé et auréolé... et qu'elle sentait fort l'essence de pin !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Les lessives PERSIL, BONUX et SAINT MARC, mais également ARIEL et PAIC, formaient la ronde des lessives utilisées par ma mère... avec, peut-être, une prédominance des trois premières... Au fil de l'écriture de quelques-unes de mes &quot;Apnées Mémorielles&quot; j'ai tenté de comprendre les motivations de ma mère dans le choix de &quot;ses&quot; lessives... Mes impressions ici sont celles d'un fils &quot;assistant-lavandier-intermittent&quot;... mais l'assistant n'est pas le maitre, loin s'en faut... Pour appréhender justement de telles motivations il me faudrait en savoir encore plus sur les règles de l'art de la lavandière, et il est évident que jamais je ne possèderais son vécu &quot;technique&quot;...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Je tiens à faire ici un clin d'oeil au dessinateur Jean Jacques Colin, artiste Pont Aveniste &amp;nbsp;(natif), auteur de bandes dessinées et frère de mon ancien jeune compagnon de route dans les années 70...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voici l'adresse d'un gîte rural que je vous invite à découvrir, il est tenu par un autre ami d'enfance, aussi Pontaveniste :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Pierre Rosot &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&quot;Le refuge de la Salamandre&quot; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;Lieu-dit Poultréau. 29300, Baye..... non loin de Quimperlé (Gare SNCF) &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Tél : 06. 62. 48. 81. 10 &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;www.lerefugedelasalamandre.com&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Petite&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Bibliographie&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(1) &quot;L'histoire du lavage&quot;, &amp;nbsp;http://www.scienceinthebox.com/fr.....lyc-stenhal-milan.ac-grenoble.fr (Morandin)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Le livre du foyer&quot;, Augusta Mol-Weiss (fondatrice et directrice de l'école de mères), 1919 et 1934 (7ème réédition), Ed. Armand Colin&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Bonux, la lessive aux 1000 cadeaux&quot;, Francis ELZINGRE, 2009, Ed. du May&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;www.persil.fr&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voir aussi le site web de Procter And Gamble&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;KENAVO &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;SIZIG LOEIS AR GARREG&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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